LETTRE HEBDOMADAIRE D’INFORMATION    DE LA FEDOM N°691 – Lundi 12 octobre 2026

L’ÉDITO

Hervé MARITON
Président de la FEDOM

L’effondrement de la dette française n’a pas été aussi brutal depuis la Terreur (1793-1794) (Les Echos, 9 octobre). La France se retrouve avec une natalité au plus bas depuis 1600 (hors les deux guerres mondiales) (La Tribune Dimanche, 11 octobre).

Crise financière, crise démographique.

La crise démographique abîme l’avenir de la France et, plus encore, de plusieurs territoires ultramarins, la Guadeloupe et la Martinique en particulier. Des compétences qui s’éloignent et un taux de natalité faible (encore plus faible qu’en métropole) ont des conséquences économiques graves, dès aujourd’hui et plus encore pour l’avenir. Les tailles de marché, déjà modestes, diminuent, la demande se rétracte, les compétences pour faire tourner les entreprises se raréfient. Inverser cette tendance est une priorité économique et sociale.

La crise financière est profonde en France. Elle est aussi réelle s’agissant du budget de certaines collectivités. Cette situation oblige à sérier les priorités. Globalement, l’investissement doit être préféré au fonctionnement. La visibilité des trajectoires doit primer sur l’augmentation des dépenses. Les choix politiques doivent alors être cohérents, localement et nationalement. Un contre-exemple : je comprends que les temps ne soient pas à la générosité de dépenses budgétaires supplémentaires, mais je ne comprends pas l’opposition du gouvernement à donner plus de visibilité aux aides à l’investissement productif, sans changer en rien l’équation budgétaire de 2027. Si l’on veut que les entreprises investissent (en des temps où l’investissement public est contraint), elles doivent pouvoir préparer leurs projets, plusieurs années avant la date espérée de mise en service. Une anticipation de plus de trois ans n’est pas rare, tant le rythme de la France est lent. Aujourd’hui, le projet de loi de finances ne le permet pas. Cherchez l’erreur !

Dans l’état de nécessité où est la France, les choix doivent être plus rationnels que jamais.

Naïma Moutchou : « Outre-mer, 2027 : mes priorités jusqu’à la présidentielle »

Une semaine après la première édition de Choose Outre-mer et l’adoption du projet de loi de finances 2027 par le gouvernement, Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, revient pour Opinion Internationale sur le bilan de Choose Outre-mer, la situation économique des territoires ultramarins, le projet de loi de lutte contre la vie chère et son projet de loi d’orientation et de programmation.

Budget 2027 : Roland Lescure assure qu’il « préférerait éviter » le recours aux ordonnances en cas d’impasse au Parlement

Le ministre de l’économie défend un déficit ramené à 5 % « quoi qu’il en coûte », alors que les députés ont rejeté en commission la partie recettes du texte, qui sera discuté à compter de mardi dans l’Hémicycle.

Budget des outre-mer : pourquoi la hausse annoncée de 10 % est trompeuse

Dans le projet de loi de finances pour 2027, les crédits de paiement de la mission Outre-mer progressent officiellement de 10 %, de 3,36 à 3,68 milliards d’euros. Reprenant l’analyse de la FEDOM, Le Quotidien de La Réunion souligne que cette hausse tient surtout à un changement de périmètre, avec l’intégration de 283 M€ destinés notamment à Mayotte, et que les crédits supplémentaires vont principalement à la reconstruction de Mayotte et de la Nouvelle-Calédonie. Les autorisations d’engagement du programme « Conditions de vie outre-mer » reculent de 26 % et la LBU baisse de 19,3 %, ce qui annonce selon la FEDOM un net ralentissement des projets dans le logement, la commande publique et le BTP. Les exonérations de charges sociales LODEOM et l’aide fiscale à l’investissement productif sont en revanche préservées.

COMMENTAIRE FEDOM :

En première lecture, les députés de la commission des finances ont rejeté la première partie du PLF 2027, consacrée aux recettes. La séance publique, qui s’ouvre mardi, examinera donc le texte en partant de la version du Gouvernement. Pour que les avancées obtenues pour les outre-mer par voie d’amendement soient maintenues, il faut que ceux-ci soient explicitement adoptés de nouveaux en séance.

Deux priorités de la FEDOM ont été adoptées en commission :

–          Prolongation jusqu’en 2034 des aides fiscales à l’investissement outre-mer (Girardin, crédits d’impôt logement social et investissement productif, aujourd’hui limités à 2029).

–          Ouverture du prêt à taux zéro dans l’ancien à toutes les communes des DROM, aujourd’hui exclues.

Les autres propositions de la FEDOM n’ont pas abouti en commission. Ont été rejetés :

–          Le crédit d’impôt pour la réhabilitation des logements intermédiaires

–          L’abattement de 50 % sur le malus automobile outre-mer (CF1809) et l’exonération du malus CO₂

Ont été retirés, déclarés irrecevables ou n’ont pas été soutenus :

–          Les amendements sur la défiscalisation des navires de croisière, la reconversion des friches hôtelières et la déconcentration des agréments dans les COM (retirés) ;

–          La prolongation du dispositif de réhabilitation des bâtiments détruits en Nouvelle-Calédonie (non-soutenue).

Podcast « Face aux Outre-mer » : Manuel Valls, ancien Premier ministre et ancien ministre des Outre-mer

Dans ce nouvel épisode du podcast « Face aux Outre-mer », publié le 7 octobre par La 1ère, Manuel Valls, ancien Premier ministre et ancien ministre des Outre-mer, revient sur son expérience à la tête du ministère et livre son regard sur les grands enjeux des territoires ultramarins.

Budget 2027 : Les agriculteurs des Outre-mer vent debout contre une « coupe historique du budget de 24 millions d’euros »

Les agriculteurs de La Réunion, de Guadeloupe ou encore de Martinique sont vent debout contre une « coupe budget historique de 24 millions d’euros » dans les DROM, prévue par le gouvernement dans le budget 2027. Les représentants des filières locales réclament un rétablissement de ces crédits alors que l’agriculture ultramarine est confrontée aux aléas climatiques et à la concurrence des producteurs voisins sur les marchés français et européens.

Délégation aux Outre-mer, évolutions institutionnelles, présidentielle : Davy Rimane appelle à « changer de paradigmes »

Élu député en 2022, puis réélu en 2024, Davy Rimane est devenu incontournable dans le paysage politique de la Guyane et des Outre-mer. Président de la Délégation aux Outre-mer de l’Assemblée nationale depuis 2023, Davy Rimane est l’invité de l’émission 360 Politique Outre-mer, l’occasion de dresser un bilan de ses travaux parlementaires, de ceux portés par la Délégation – qu’il souhaite transformer en commission permanente -, ou encore les évolutions institutionnelles des territoires.

Solanges Nadille, sénatrice de la Guadeloupe, élue vice-présidente du Sénat

Le 6 octobre 2026, lors du renouvellement du bureau du Sénat, une semaine après la réélection de Gérard Larcher à sa présidence, Solanges Nadille, sénatrice de la Guadeloupe (groupe RDPI), a été élue vice-présidente de la Haute Assemblée. C’est la première fois qu’une élue ultramarine accède à cette fonction. Avec Audrey Bélim, sénatrice de La Réunion désignée secrétaire du Sénat, elle est l’une des deux seules représentantes des Outre-mer au sein du bureau pour la période 2026-2029.

COMMENTAIRE FEDOM :

La FEDOM adresse ses sincères félicitations à Solanges Nadille pour son élection à la vice-présidence du Sénat.

La sénatrice de La Réunion Audrey Bélim désignée secrétaire du Sénat

Le 6 octobre 2026, une semaine après la réélection de Gérard Larcher à la présidence du Sénat, le bureau de la Haute Assemblée a été renouvelé. Audrey Bélim, sénatrice socialiste de La Réunion, a été désignée secrétaire du Sénat pour la période 2026-2029. Solanges Nadille, sénatrice de la Guadeloupe (RDPI), devient quant à elle vice-présidente du Sénat, une première pour une élue ultramarine. Elles sont les deux seules représentantes des Outre-mer au sein du bureau.

COMMENTAIRE FEDOM :

La FEDOM adresse ses sincères félicitations à Audrey Bélim pour sa désignation en tant que secrétaire du Sénat.

Sénat : Reprise pour Micheline Jacques et découverte pour Jérémy Laplace

A peine reconduite pour six ans sur le fauteuil de sénateur de Saint-Barthélemy, le dimanche 27 septembre, Micheline Jacques a repris le chemin du Sénat. Mais la sénatrice, également conseillère territoriale pour le groupe Saint-Barth d’Abord, n’a pas effectué seule son retour au Palais du Luxembourg. En effet, c’est accompagnée de son suppléant, Jérémy Laplace, que la parlementaire s’est rendue à Paris. Une découverte pour le président de la Chambre économique multiprofessionnelle (Cem) de Saint-Barthélemy.

COMMENTAIRE FEDOM :

La FEDOM adresse ses sincères félicitations à Micheline Jacques pour sa réélection en tant que Sénatrice.

Eau potable en Outre-mer : la résolution du RN rejetée à l’Assemblée après les critiques de plusieurs députés ultramarins

L’Assemblée nationale a rejeté, par 160 voix contre 156, la proposition de résolution de la députée de Mayotte Anchya Bamana, présentée par le Rassemblement national dans le cadre de sa niche parlementaire. Le texte demandait au Gouvernement de mobiliser sans délai les moyens de l’État pour garantir l’accès à l’eau potable dans les Outre-mer, y compris en se substituant aux collectivités défaillantes. Si l’urgence a été reconnue sur tous les bancs, plusieurs députés ultramarins, dont Élie Califer (Guadeloupe) et Béatrice Bellay (Martinique), ont dénoncé un texte d’affichage. La ministre Naïma Moutchou a appelé à le rejeter, estimant qu’il « part d’un constat réel, mais n’apporte pas de réponse », tout en reconnaissant, pour la Guadeloupe, qu’« il faut faire mieux ».

« Votre bilan est catastrophique, vous avez capitulé » : la députée Estelle Youssouffa demande au ministre de l’Intérieur de démissionner face à l’explosion des violences

La députée de Mayotte Estelle Youssouffa a demandé au ministre de l’Intérieur de démissionner face à l’explosion des violences sur l’île, jugeant son bilan « catastrophique ».

Budget 2027 : Christian Baptiste, député de la Guadeloupe et rapporteur spécial des crédits de la mission Outre-mer, alerte sur la baisse des crédits du logement social Outre-mer, qu’en est-il ?

À l’approche de l’examen du projet de loi de finances pour 2027 à l’Assemblée nationale, à partir du 13 octobre, Christian Baptiste, rapporteur spécial de la mission Outre-mer, alerte sur la baisse de 19,3 % des autorisations d’engagement de la ligne budgétaire unique (LBU), qui passeraient de 234,3 M€ à 189,2 M€. Il dénonce aussi l’écart entre crédits votés et crédits notifiés (105 M€ notifiés sur 234 M€ votés en 2026) et réclame au moins 60 M€ supplémentaires, ainsi qu’une programmation pluriannuelle. Le cabinet de la ministre Naïma Moutchou répond que les crédits sont stables, à 234 M€ en autorisations d’engagement, les crédits du logement à Mayotte (45 M€) relevant désormais d’un autre programme budgétaire. Le PLF 2027 préserve par ailleurs les exonérations de cotisations sociales LODEOM.

Alain Di Crescenzo, Président de CCI France : « Les Outre-mer ne sont pas des territoires de contraintes, ce sont des économies à fort potentiel »

Président de CCI France, Alain Di Crescenzo a accompagné Emmanuel Macron lors de sa visite à Saint-Pierre-et-Miquelon, où CCI France et la Chambre de commerce du Canada ont conclu un partenariat de trois ans pour multiplier les rencontres d’affaires, les missions économiques et les investissements entre les deux pays. Il y voit un archipel stratégique pour la France en Amérique du Nord, dont le port doit être modernisé et ouvert à de nouveaux usages (câbles sous-marins, recherche, spatial). Il annonce par ailleurs un Livre blanc économique des Outre-mer, construit avec les onze territoires, qui sera porté dans le débat public à l’approche de 2027 pour changer de regard sur des économies « à fort potentiel ».

Médaille de l’engagement ultramarin : 34 parcours mis à l’honneur en Martinique

Vendredi 9 octobre 2026, à la résidence préfectorale de Fort-de-France, 34 personnes ont été distinguées pour leur contribution à la vie des territoires ultramarins. De la sécurité civile à la culture, du monde économique à la justice, cette cérémonie a salué des engagements très différents. Parmi les récipiendaires figuraient Jean-Yves Bonnaire, secrétaire général de la Fédération régionale du BTP de Martinique, Olivier Cotta, ancien directeur général de la SARA, et Catherine Rodap, présidente du MEDEF Martinique. La FEDOM leur adresse ses plus sincères félicitations.

Choose Outre-mer : le tourisme d’excellence au cœur des investissements ultramarins

La première édition de Choose Outre-mer, organisée le 1er octobre 2026 à Paris par le ministère des Outre-mer, a réuni plus de 150 entreprises, des investisseurs, des collectivités et des institutions publiques. Cent projets ont été recensés, pour près de 6 milliards d’euros d’investissements publics et privés annoncés, dans l’énergie, les déchets, l’agroalimentaire, le spatial, l’économie maritime ou encore le tourisme. Le fonds à impact « Outre-mer One » a également été lancé, avec 35 millions d’euros levés lors de son premier tour de table. L’événement doit devenir un rendez-vous annuel, avec une prochaine édition début 2027.

COMMENTAIRE FEDOM :

La FEDOM se réjouit pleinement de ces investissements, qui placent le tourisme comme un secteur d’avenir mais, pour que cet élan dure, il faut une véritable stratégie. Comme le rappellent régulièrement nos adhérents du secteur, notamment Patrick Vial-Collet (pour les Antilles) ou Katherine Chatel (pour la Réunion), à titre d’exemple les Antilles françaises accueillent environ 2 millions de visiteurs par an, contre 11,6 millions rien que pour la République dominicaine. En 20 ans, notre parc hôtelier a reculé de 45 %, alors que celui de la Caraïbe a presque doublé.

Ainsi pour continuer à attirer des investisseurs, il nous faut, concomitamment à ces investissements, travailler à multiplier les connectivités aériennes. Aujourd’hui, l’hexagone représente 65 % de la clientèle, c’est une dépendance fragile considérant que le secteur dépend lui-même uniquement de la conjoncture économique des ménages hexagonaux. Il nous faut, par ailleurs, aussi garantir une fiscalité stable, prévisible et prioritaire, en prolongeant les articles liés à l’investissement productif Outre-mer (dispositif GIRARDIN définit par les articles 199 undecies B et 244 quater W) jusqu’en 2034, alors que le PLF 2026 menaçait dans sa copie initiale de retirer 300 à 400 M€ par an au financement de l’investissement outre-mer. Il faut enfin soutenir la formation pour offrir des services de qualité. Plusieurs amendements ont d’ores et déjà été adoptés en Commission des finances de l’Assemblée nationale par plusieurs députés ultramarins.

En somme, face à la chute démographique – soit environ 6 000 habitants perdus chaque année – le tourisme est l’un des rares moyens de faire entrer durablement de nouveaux capitaux. Ces capitaux irriguent le BTP, la restauration, les transports, le commerce, l’agriculture et l’artisanat. La FEDOM souhaite, peu importe qui sortira victorieux de la prochaine élection présidentielle, que la prochaine édition marque le lancement de ce plan.

Après l’annonce de 500 millions d’investissements, Antoine Pellion, directeur général adjoint d’Idex, détaille la stratégie du groupe énergétique aux Antilles-Guyane

Lors de Choose Outre-mer, le 1er octobre 2026, le groupe énergétique Idex a annoncé environ 500 M€ d’investissements sur trois ans en Guyane, en Martinique et à Saint-Martin, soit à peu près ce que le groupe investit chaque année dans le monde. Le projet phare, à Macouria en Guyane, représente près de 250 M€ : cette première unité de valorisation énergétique des déchets du territoire pourrait couvrir près de 10 % des besoins électriques guyanais et réduire d’autant les importations de fioul. Pour Antoine Pellion, les solutions existent déjà et l’enjeu est désormais « l’exécution et la vitesse d’exécution », avec un fort ancrage local en matière d’emploi et de formation.

En Guadeloupe, le dispositif Bouclier Qualité Prix s’étend aux prestations de services avec l’automobile

Le Bouclier Qualité Prix (BQP) s’étend pour la première fois aux services en plafonnant les frais de vidange et de révision automobile en Guadeloupe. Un dispositif salué face à la vie chère, mais que les associations de consommateurs prévoient déjà de surveiller sur le terrain.

Pêche artisanale : derrière les aides au renouvellement de la flotte, les difficultés persistent

À La Réunion, les aides au renouvellement de la flotte de pêche sont bien accueillies, mais elles ne règlent pas les autres difficultés des quelque 150 pêcheurs artisans côtiers : écoulement des prises, accès au crédit et manque de places dans les ports, où l’attente peut atteindre dix ans à Saint-Pierre. Les professionnels pointent aussi la disparition de plusieurs premiers acheteurs et la concurrence de la pêche de loisir. Marchés de producteurs dans les ports, vente en ligne ou ports à sec font partie des pistes évoquées.

« Former ici et travailler ici » : l’Université de Guyane et Orange ouvrent le premier master en intelligence artificielle et cybersécurité en Amérique du Sud

L’Université de Guyane a ouvert en septembre 2026 un master en intelligence artificielle et cybersécurité, présenté comme le premier du genre en Amérique du Sud. Soutenu par un consortium de douze entreprises, dont Orange Antilles-Guyane, et financé par France 2030 dans le cadre du projet ACAI, auquel est notamment associé le MEDEF Guyane, il accueille vingt étudiants en alternance, sélectionnés parmi 169 candidats. L’objectif : former sur place les experts dont le territoire a besoin, en travaillant sur des sujets locaux comme le spatial, la santé tropicale ou la biodiversité.

Guyane : « Nos voisins, nos marchés : entreprendre plus près, voir plus loin », une conférence consacrée aux opportunités économiques dans les pays voisins

L’Ordre des experts-comptables de Guyane organise le jeudi 15 octobre 2026, à l’Université de Guyane à Cayenne, une conférence consacrée aux opportunités de développement des entreprises guyanaises dans les pays voisins, notamment au Brésil avec l’État de l’Amapá. Trois tables rondes porteront sur les marchés et filières, le financement et l’accompagnement à l’international, ainsi que la logistique et les échanges commerciaux, avec notamment Bpifrance, la CCI, Team France Export, la douane et le Grand Port maritime. L’entrée est gratuite, sur inscription.

Valérie Verdier, Présidente-directrice générale de l’IRD, attendue en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie à partir du 17 octobre

Valérie Verdier, présidente-directrice générale de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), effectuera du 17 au 30 octobre un déplacement en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie, aux côtés de son homologue de l’Ifremer, le Président directeur général monsieur François Houllier. Au programme : rencontres avec les équipes de recherche, les partenaires institutionnels et les élus des deux territoires, restitution d’une expertise scientifique sur les grands fonds marins et célébration des 80 ans de l’IRD en Nouvelle-Calédonie.

La Banane de Guadeloupe & Martinique, Marque Préférée des Français pour la troisième année consécutive

Pour la troisième année consécutive, la Banane de Guadeloupe & Martinique a été élue Marque Préférée des Français dans la catégorie « bananes », devant 11 marques concurrentes avec 27 points d’avance, selon une étude OpinionWay réalisée fin août 2026 auprès de 1 053 personnes. La filière réunit environ 450 producteurs indépendants, dans des exploitations familiales, qui produisent 200 000 tonnes par an, et met en avant ses pratiques agroécologiques. Pour l’UGPBAN, cette distinction récompense « un travail sans relâche des producteurs ».

Aérien : Air Tahiti dévoile ‘Ānapanapa, son premier ATR « signature » 100% business

La compagnie domestique polynésienne a dévoilé dans une vidéo la livrée de son premier ATR configuré en classe business. Baptisé ‘Ānapanapa, l’appareil « signature » d’Air Tahiti doit débuter ses vols en novembre.

« Une norme pensée à Bruxelles n’a pas le même impact à La Réunion » fustige le SICR

Pour sa dernière assemblée générale à la tête du Syndicat de l’importation et du commerce de La Réunion (SICR), Philippe-Alexandre Rebboah a dénoncé l’accumulation de réglementations européennes et nationales jugées inadaptées aux réalités insulaires. Du RDUE au MACF, en passant par le malus automobile et le repos hebdomadaire dans les commerces alimentaires, le SICR demande que les spécificités ultramarines soient prises en compte avant l’adoption des textes.

COMMENTAIRE FEDOM :

La FEDOM adresse ses félicitations à Cédric Foucque pour son élection à la tête du SICR. Elle remercie également Philippe-Alexandre Rebboah pour le travail accompli au cours de ces quatre dernières années, notamment sur les enjeux de vie chère et d’adaptation des normes aux réalités des territoires.

Le rhum Neisson fait briller la Martinique au Grand Prix de Formule 1 à Singapour

En partenariat avec l’association Rum’Cartel, basée à Singapour, les rhums Neisson ont été retenus pour une manifestation organisée en marge du Grand Prix de Formule 1 de Singapour, une première pour un rhum dans ce type d’événement. La maison martiniquaise y présente notamment une série très limitée de rhum vieilli réalisée avec la maison Stefano Ricci. Pour son dirigeant, Grégory Neisson-Vernant, « c’est une grande première et une immense fierté », qui consacre le rayonnement du rhum agricole AOC de Martinique sur les marchés d’Asie du Sud-Est.

Déçu par le fléchage de la taxe carbone, Armateurs de France alerte sur l’emploi des marins français

Armateurs de France, l’organisation professionnelle des entreprises françaises de transport et de services maritimes, se dit déçue par le fléchage des recettes de la taxe carbone et alerte sur ses conséquences pour l’emploi des marins français.

UltraLab : Analyse comparée de 40 ans de performances de croissance et de développement (1986-2024) – Note de synthèse

UltraLab, le think tank de la FEDOM, publie une première étude comparant quarante ans (1986-2024) de performances économiques et sociales de treize territoires : les cinq DROM, les trois RUP ibériques (Madère, Açores, Canaries) et cinq États insulaires indépendants (Maurice, Barbade, Trinité-et-Tobago, Fidji, Belize). Si l’appartenance à l’Union européenne garantit aux DROM des niveaux élevés de santé, de développement humain et de protection sociale, elle tend à substituer « le filet redistributif à la dynamique marchande ». L’étude montre que Madère et les Açores, dotées d’une large autonomie fiscale et législative au sein de l’Union européenne, obtiennent de meilleurs résultats en matière d’emploi et de diversification, et que la qualité de la gouvernance locale est déterminante. À l’approche du cadre financier européen post-2027, elle invite moins à augmenter les transferts qu’à « améliorer le rendement des investissements publics ».

UltraLab: Note de comparaison entre les RUP et les États insulaires

En complément de sa note de synthèse, UltraLab publie une note de comparaison qui s’appuie sur la littérature économique reliant qualité de la gouvernance et croissance. Elle invite à comparer La Réunion à l’île Maurice avec « prudence et perspective » : si Maurice offre des pistes en matière d’agilité et d’ouverture, des fragilités y persistent, notamment la corruption et l’insuffisance du capital humain. La note met aussi en regard deux régions ultrapériphériques au même statut, Madère et les Canaries : la première conjugue amélioration de la qualité de ses institutions et convergence économique, la seconde dégradation institutionnelle et décrochage économique.

La FEDOM organise le 21 octobre un petit-déjeuner avec Amélie de Montchalin, Première présidente de la Cour des comptes et plusieurs présidents de Chambres régionales et territoriales d’Outre-mer.

Mercredi 21 octobre 2026, de 8h00 à 10h00, au Cercle de l’Union Interalliée – 33 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris (Cravate obligatoire pour les messieurs).

Inscription obligatoire : Inscrivez-vous à notre petit déjeuner FEDOM

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