L’ÉDITO

Hervé MARITON
Président de la FEDOM
Vision – propositions.
L’élection présidentielle doit être l’occasion de porter une vision pour la France, pour les Outre-Mer dans la France, et pour ce qui nous concerne à la Fedom, pour les économies ultramarines.
Nos organisations ont lancé le débat, organisé des rencontres, préparé des propositions. Un travail de qualité offert par le Medef lors de la REF la semaine dernière, par Les Entrepreneurs (ex-CPME), par les CCI… Dans plusieurs territoires, des réflexions locales sont portées.
Mon objectif est que nous puissions – désormais rapidement – travailler à rassembler ces travaux pour porter une vision et des propositions.
Rapidement parce que c’est maintenant, c’est à dire avant l’accélération de la campagne présidentielle qui viendra avec l’hiver, qu’il faut porter notre message auprès des candidats, les convaincre. Mon expérience des campagnes me dit que plus tard c’est trop tard.
Rassembler. C’est le travail, la mission même de la Fedom. Nous représentons tous les territoires, toutes les organisations, toutes les entreprises. Les Outre-Mer, nos entreprises, ne sont pas le seul sujet de la campagne présidentielle. Dispersés nous ne serions pas entendus.
Une vision ambitieuse et des propositions solides. Les travaux menés sur le terrain et par les organisations sont une base solide. On doit aller au-delà des phrases classiques qui dispensent d’aller au fond. « Les Outre-Mer une chance pour la France » ? D’abord, c’est vrai. Mais cette phrase souvent entendue relève parfois de la caresse qui cache mal l’indifférence. La vision doit être celle d’Outre-Mer pleinement intégrés à la vie de la Nation, les Outre-Mer comme réflexe. Un réflexe qui comprend nos différences, dans l’intelligence des situations et l’expérience de l’avenir.
L’avenir, l’avenir des jeunes en particulier, passe par le développement de nos économies. Il y faut du capital et du travail. La question de la productivité – aujourd’hui le déficit de productivité – est centrale. Plus de personnes au travail, qui travaillent plus, avec plus d’investissements et une meilleure utilisation du capital. On ne peut pas se résigner à ce que le PIB par habitant soit Outre-Mer (sauf à Saint-Barthélemy et à Saint-Pierre et Miquelon) inférieur à la moyenne nationale.
La France est endettée, l’argent public est rare. Il est évidemment dangereux pour nos sociétés d’être aussi dépendantes de la dépense publique. Le développement des entreprises est la réponse, la seule réponse. Il y a un sérieux coup de rein à donner.
Responsabilité des entreprises, responsabilité de l’Etat. Bien sûr, on n’oubliera pas que l’Etat est attendu, Outre-Mer comme dans toute la France, sans doute encore plus Outre-Mer, à exercer son autorité. À garantir la sécurité publique nécessaire à la vie des citoyens comme des entreprises. À garantir le respect des règles, typiquement le respect par les collectivités publiques de leurs délais de paiement…
Des propositions étayées seront faites aux candidats, nourries par les travaux de nos membres. La compétence, l’audience de la Fedom en renforceront la crédibilité, en établiront la pertinence.
Vous avez un mois pour continuer de les nourrir. Et nous porterons votre message. Pour des Outre-Mer plus prospères, alors plus harmonieuses.
DU CÔTÉ DU GOUVERNEMENT

Mayotte : Sébastien Lecornu annonce un doublement de l’ingénierie de l’État pour accélérer la reconstruction
Face au retard accumulé dans la reconstruction du territoire après le passage du cyclone Chido, Sébastien Lecornu a présenté jeudi 27 août une série de mesures destinées à reprendre la main sur le dossier. Le Premier ministre souhaite notamment revoir en profondeur la gouvernance de la reconstruction. Parmi les annonces : un doublement de l’ingénierie de l’État sur le territoire, la nomination d’un nouveau sous-préfet, un suivi mensuel des projets assuré directement par les ministres, ainsi qu’une réception des maires mahorais à Matignon prévue en novembre.

Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer : « les Outre-mer donnent à la France une profondeur stratégique exceptionnelle »
Ministre des Outre-mer depuis octobre 2025, Naïma Moutchou défend une vision résolument stratégique de ces territoires, trop longtemps réduits à leur seule dimension sociale. Ancienne vice-présidente de l’Assemblée nationale (2022-2025) et membre du parti Horizons d’Édouard Philippe, elle pose ici les bases d’un changement de regard attendu. Les Outre-mer ne sont plus des territoires à soutenir, mais des territoires où investir. Entre souveraineté maritime, transition énergétique, ancrage régional et réforme du modèle économique ultramarin, la ministre porte une conviction forte : la prochaine frontière économique française se jouera d’abord aux Antilles, dans l’océan Indien et dans le Pacifique.
DU CÔTÉ DU PARLEMENT

Le député Olivier Serva interpelle le Gouvernement sur un angle mort du TESE préjudiciable aux entreprises ultramarines
Dispositif de l’Urssaf destiné à simplifier les démarches sociales des employeurs liées à l’embauche, au calcul et au contrôle de la paie, le TESE constitue un outil de simplification bienvenu, de nature à favoriser la déclaration des emplois occasionnels, précaires et saisonniers, dans des territoires où le travail informel occupe une place importante et représente un défi économique et social majeur.
Un problème technique substantiel a toutefois été signalé par des gestionnaires de paie ultramarins : le TESE ne prendrait pas en compte l’exonération de charges sociales patronales LODEOM, pourtant déterminante pour la compétitivité des entreprises d’outre-mer. Conséquence directe : les employeurs qui y recourent sont contraints de renoncer à une exonération à laquelle leurs salariés sont pourtant éligibles — ce qui neutralise, dans les faits, l’intérêt du dispositif pour les territoires ultramarins.
Le député Olivier Serva demande donc au Gouvernement de confirmer qu’il a connaissance de cette difficulté et de préciser les mesures envisagées pour intégrer le calcul de la LODEOM au TESE.
La FEDOM restera mobilisée pour suivre l’évolution de ce dossier.
VIE DES TERRITOIRES

Nouvelle-Calédonie : New Caledonia Trade Invest et les CCEF s’associent pour accompagner l’export
New Caledonia Trade Invest a signé, en présence notamment de Jacques Billant, Haut-Commissaire de la République, et de Christopher Gygès, vice-président du gouvernement chargé du commerce extérieur et de l’attractivité, une convention de deux ans avec les Conseillers du commerce extérieur de la France en Nouvelle-Calédonie, afin de mieux accompagner les entreprises calédoniennes dans leur développement à l’international. Dans un contexte de crise durable et de ralentissement du marché local, cette initiative traduit une volonté de diversifier l’économie calédonienne au-delà du nickel.

Nouvelle-Calédonie : une délégation transpartisane à Paris pour défendre le soutien financier de l’État
Neuf représentants calédoniens du gouvernement, du Congrès et du Parlement se rendront à Paris du 1er au 5 septembre afin de plaider la cause du territoire dans le cadre du projet de loi de finances pour 2027. La situation budgétaire du territoire reste critique : au-delà des 51 milliards de francs déjà engagés par l’État en 2026, les besoins sont estimés à 12-13 milliards supplémentaires pour boucler l’année et à au moins 60 milliards pour 2027, bien au-delà des 44 milliards prévus par le pacte de refondation.
Cette aide reste conditionnée par l’Etat à la mise en œuvre de réformes structurelles (retraites, RUAMM), sur lesquelles le président du gouvernement Milakulo Tukumuli s’est déclaré prêt à s’engager.

Vie chère : ce que la comparaison avec la Caraïbe change (ou ne change pas) au débat
À la Barbade, un passage au supermarché suffit à bousculer quelques certitudes. L’eau peut coûter trois fois plus cher qu’en Martinique, le poulet deux fois plus, alors que les salaires sont nettement inférieurs. À Sainte-Lucie ou à la Dominique, les mêmes constats apparaissent par endroits. Rien de tout cela ne rend la vie moins chère en Martinique. Mais cela oblige à poser autrement une question que nous regardons presque toujours depuis Paris : que signifie vraiment vivre cher dans une petite île de la Caraïbe ?

L’évolution institutionnelle de Saint-Barthélemy expliquée en un « sommet »
Le 25 août, Saint-Barthélemy a réuni des représentants de plusieurs territoires ultramarins afin de partager son expérience en matière d’évolution institutionnelle. Forte de plus de vingt ans de recul, l’île entend montrer que chaque territoire peut rechercher une autonomie et une organisation institutionnelle adaptées à ses réalités propres, sans reproduire un modèle unique. Pour la Guadeloupe, ces échanges alimentent notamment la réflexion sur la fusion du Département et de la Région, qui nécessiterait un important travail juridique, technique et de pédagogie auprès de la population.

Bourbon Composites joue la carte du «made in Réunion» pour renouveler la flotte de pêche
La Commission européenne a validé fin mars un dispositif de soutien à l’acquisition de navires de pêche professionnels de moins de douze mètres, porté par la Région et l’État. Bourbon Composites, acteur historique de la filière, a ouvert les portes de son chantier de Saint-Benoît pour se positionner sur ce marché renaissant.
COMMENTAIRE FEDOM :
Pierre-Jacques Surjus, dirigeant de l’entreprise Bourbon Composites, pose une question légitime face au retour, après 17 ans, de l’aide publique européenne au renouvellement de la flotte de pêche réunionnaise : cette enveloppe publique doit-elle financer des bateaux construits localement ou importés ? Son argument central selon lequel, à investissement public équivalent, une construction locale génère une chaîne de valeur complète sur le territoire (emplois, sous-traitance, maintenance, montée en compétences) et un meilleur coût global sur le cycle de vie du navire (quinze ans), grâce à la proximité pour l’entretien et le suivi technique, alors qu’un bateau importé ne laisse sur place que l’activité du pêcheur, avec une dépendance durable vis-à-vis de fournisseurs extérieurs.
Ce principe, la FEDOM le porte de façon transversale dans ses échanges avec les pouvoirs publics sur l’ensemble des dispositifs de soutien à l’investissement productif Outre-mer, qu’il s’agisse de la défiscalisation, des aides européennes ou des dispositifs régionaux.
La FEDOM salue à ce titre la démonstration faite par Bourbon Composites d’une capacité industrielle réunionnaise déjà opérationnelle, capable de répondre dans les délais contraints de cette première fenêtre (dossiers avant le 30 septembre, conventions avant le 31 décembre 2026). Elle appelle les autorités régionales et les instances instructrices à intégrer pleinement ce critère de retombées économiques territoriales dans l’appréciation des dossiers de financement, dans le respect naturellement des règles de la commande publique et du droit européen, qui exclut d’ores et déjà les chantiers implantés hors de l’Union.
Plus largement, la FEDOM considère que ce dossier illustre un enjeu de méthode qui dépasse le seul cas de la pêche réunionnaise : la réussite des politiques publiques de soutien à l’investissement dans les Outre-mer se mesure non seulement à l’aune du volume d’aide engagé, mais surtout à celle de sa capacité à consolider durablement le développement d’activité locale et en conséquence de création de valeur et d’emplois.
VIE DES ADHERENTS

REF 2026. Bruno Blandin, coprésident du Comité Outre-mer du MEDEF et président de l’UDE-MEDEF Guadeloupe : « Il faut absolument qu’on se fédère » pour faire entendre la voix des Outre-mer
À l’occasion de La Rencontre des entrepreneurs de France (La REF), organisée les 26 et 27 août à Roland-Garros, à Paris, les territoires ultramarins ont souhaité, cette année, renforcer leur visibilité en se regroupant dans un espace commun, plus vaste et plus central. Une évolution portée notamment par Bruno Blandin, coprésident du Comité Outre-mer du MEDEF et président de l’UDE-MEDEF Guadeloupe. Interviewé par Outremers360 sur le stand de l’UDE-Medef Guadeloupe, il défend une ligne claire : face à des difficultés largement partagées, les Outre-mer doivent parler davantage d’une seule voix. Emploi des jeunes, délais de paiement, empilement des normes, aides publiques, fonds européens, sécurité… A l’approche de l’élection présidentielle de 2027, Bruno Blandin veut faire de ce rendez-vous une étape décisive pour inscrire les priorités ultramarines dans le débat national.
COMMENTAIRE FEDOM :
La FEDOM partage pleinement le diagnostic posé par Bruno Blandin : face à des difficultés largement partagées entre les territoires, les Outre-mer gagnent à faire entendre une voix commune plutôt que dispersée. Cette exigence de fédération n’est pas nouvelle pour notre organisation : elle constitue depuis toujours l’essence même de notre mission, rassembler les entreprises et les fédérations professionnelles des différents territoires ultramarins autour de positions partagées, pour peser davantage dans le débat national qu’une addition de voix isolées.
C’est dans cet esprit que la FEDOM a d’ores et déjà engagé un travail collaboratif de fond avec les territoires et l’ensemble de ses adhérents et partenaires, afin de synthétiser leurs propositions respectives en vue de l’élection présidentielle de 2027. L’objectif est clair : transformer la diversité des réalités économiques ultramarines en une force de conviction unique, portée par des priorités communes clairement identifiées et documentées pour faire des Outre-mer un sujet central, et non périphérique, du débat présidentiel à venir.

Présidentielle 2027 : À la REF, les représentants des candidats confrontés aux revendications des patrons ultramarins
Quelques minutes avant le premier grand débat politique de la campagne présidentielle, les représentants des principaux candidats ont été invités à préciser leurs propositions pour les Outre-mer lors d’un débat organisé dans le cadre des Rencontres des Entrepreneurs Français (REF) par le Comité Outre-mer du Medef. Face à eux, les Medef ultramarins ont notamment placé au cœur des échanges deux dossiers très concrets : l’avenir de l’octroi de mer, les délais de paiement des collectivités publiques, ou encore les zones franches globales.

Nouvelle-Calédonie : le Medef-NC salue le cap du gouvernement Tukumuli mais appelle à des chiffres, de la méthode et des actes
Le Medef-NC accueille favorablement la feuille de route présentée le 24 août par Milakulo Tukumuli, dont les priorités, relance économique, réforme des retraites et du RUAMM, fiscalité plus lisible, font écho à ses propres demandes. L’organisation patronale rappelle toutefois que l’économie calédonienne demeure fragile, avec des embauches toujours à l’arrêt et un salarié du secteur privé sur six perdu en deux ans.

Assemblée générale des Entrepreneurs de La Réunion: Des «soins d’urgence» pour les entreprises
Réunis le 27 août à Saint-Paul pour leur assemblée générale, Les Entrepreneurs La Réunion (ex-CPME) ont dressé un constat préoccupant de la situation économique du territoire, devant 250 participants incluant le préfet Patrice Latron, la présidente de Région Huguette Bello et le président du Département Cyrille Melchior. Le président du syndicat patronal, Pascal Plante, y a défini cinq combats prioritaires pour la rentrée : la trésorerie et le respect des délais de paiement publics, la sanctuarisation de la LODEOM, la simplification normative, une concurrence plus équitable, et l’adaptation des normes européennes aux réalités des RUP. Deux sujets ont cristallisé les inquiétudes communes du patronat et des élus locaux : l’apprentissage, dont le taux d’insertion (71 %) a permis de faire reculer le chômage avant sa récente remontée à 19 %, et surtout la baisse de la ligne budgétaire unique (LBU), financement clé du logement social, amputée de 40 millions d’euros par l’État. Cyrille Melchior a dénoncé des décisions parisiennes aux « répercussions dévastatrices », rappelant que les dispositifs spécifiques aux outre-mer ne sont pas des privilèges mais la correction de handicaps réels. Huguette Bello a précisé que, malgré un premier complément de 16,4 M€, la LBU reste en baisse de 45 % par rapport à 2025, menaçant directement la programmation, la construction et l’emploi – la Région entendant poursuivre sa mobilisation pour obtenir son renforcement.

BTP en Nouvelle-Calédonie : « On est à un niveau historiquement bas », alerte Yannick Briffa
Après les émeutes, le secteur du bâtiment et des travaux publics s’est stabilisé, mais reste très fragilisé. Activité divisée par deux, effectifs passés de 7 500 à 4 000 salariés, dépendance accrue aux commandes publiques… Yannick Briffa, coprésident de la Fédération calédonienne du BTP, fait le point sur la situation du secteur et les perspectives liées à la reconstruction et au plan de refondation.
COMMENTAIRE FEDOM :
Le constat dressé par la Fédération calédonienne du BTP rejoint le plaidoyer que la FEDOM porte depuis plusieurs mois : la nécessaire prorogation du dispositif exceptionnel de reconstruction des bâtiments détruits, adossé à l’aide fiscale à l’investissement.
Créé pour accompagner la reconstruction des outils privés endommagés lors des émeutes de mai 2024, ce dispositif constitue un levier déterminant. Il permettrait de redonner de l’activité à un secteur privé exsangue, de rééquilibrer une relance aujourd’hui portée à 85 % par la seule commande publique, et de préserver les compétences et les emplois d’un secteur ayant déjà perdu près de la moitié de ses effectifs.
Sa fenêtre d’application reste toutefois étroite : les acquisitions doivent intervenir avant le 31 décembre 2027, et les opérations de reconstruction être achevées au plus tard le 31 décembre 2029.
À ce stade, l’État n’envisagerait pas d’étendre ces échéances, considérant qu’une date butoir proche inciterait les porteurs de projets à réinvestir plus rapidement. Une approche qui méconnaît la logique des chefs d’entreprise, dont l’objectif premier demeure le développement de leur activité — non la seule réponse à une contrainte calendaire. Les délais de bouclage des dossiers (études, permis de construire, financement, agrément fiscal, promesse d’assurance) rendent en effet l’échéance de 2027 matériellement trop courte, en particulier pour les opérations les plus structurantes.
Le risque est celui d’un blocage préventif : faute de temps pour obtenir études et autorisations, certains porteurs pourraient purement et simplement renoncer à leurs projets. Différer l’annonce d’une prorogation jusqu’à la dernière échéance procède ainsi d’une appréciation erronée : les entreprises n’ont pas besoin d’un ultimatum pour avancer, mais les opérations lourdes ont besoin de visibilité en amont pour se concrétiser.
La FEDOM rappelle par ailleurs que la faiblesse de l’investissement observée jusqu’ici s’explique en grande partie par l’attente de l’issue des discussions sur l’accord institutionnel. Cette incertitude étant désormais levée, les investisseurs se déclarent prêts à s’engager — à condition qu’une prorogation du dispositif leur en laisse matériellement le temps.
La FEDOM continuera donc de porter ce message auprès du Gouvernement et du Parlement dans le cadre des discussions budgétaires à venir.

INTERVIEW. Aérien : L’A350-900 « ouvre des possibilités d’expansion » pour Aircalin
Lancée en décembre 2024, la ligne Nouméa-Paris via Bangkok a augmenté de 12% la capacité passagers globale d’Aircalin. Il fallait donc bien, pour la compagnie internationale calédonienne, investir dans un outil à la hauteur de ses ambitions de développement : l’A350-900. Quelques mois avant l’entrée dans la flotte calédonienne du premier appareil, Outremers360 a pu s’entretenir avec Emmanuel Oswald, Directeur régional France-Europe-Amériques de la compagnie ;

Pour Valérie Pavius, directrice RSE de la raffinerie SARA, la durabilité doit être un levier de transformation des Antilles-Guyane
Assurer aujourd’hui l’approvisionnement énergétique de la Guadeloupe, et de la Guyane et de la Martinique, tout en réduisant la part des énergies fossiles, c’est le défi que relève SARA. Devenue la première industrie pétrolière à adopter le statut d’entreprise à mission en décembre 2023, la Société Anonyme de la Raffinerie des Antilles veut désormais inscrire cette transformation dans la durée, mais aussi en mesurer les résultats. Pour Outremers360, Valérie Pavius, directrice RSE/Durabilité de SARA, revient sur les engagements de l’entreprise en matière de transition énergétique, d’insertion, d’éducation et d’environnement, et défend une conception de la durabilité profondément ancrée dans le développement des territoires antillo-guyanais.

Cohabiter avec les data centers, un défi technique et environnemental
Pour Yannick Berezaie, délégué du syndicat du numérique Numéum, « le sujet numéro un demeure la ressource en énergie».
Lire également : https://www.lequotidien.re/article/economie/2026/08/28/quelle-place-pour-la-reunion-dans-la-course-aux-data-centers
VIE DES PARTENAIRES

Interview exclusive. Construction de logements, emploi des jeunes, délais de paiement, comité Outre-mer: Frédéric Carré le nouveau président de la FFB affiche ses ambitions pour les Outre-mer
Récemment élu à la présidence de la Fédération française du bâtiment, Frédéric Carré, ancien président d’Action Logement Immobilier, prend la tête d’une organisation puissante, interlocuteur majeur auprès des pouvoirs publics sur les questions de construction et de logement. Un poids qu’il entend mettre au service des territoires, avec une attention particulière portée aux réalités ultramarines et à ceux qui les vivent au quotidien. Il se rendra d’ailleurs à Mayotte et à La Réunion au cours du dernier trimestre 2026.Délais de paiement, construction de logements, emploi des jeunes, innovation, adaptation des normes, ou mécanisme carbone: Frédéric Carré veut faire des enjeux ultramarins un axe à part entière de la stratégie de la FFB et porter la voix des Outre-mer, aux niveaux national et européen.

Paris pour l’emploi 2026
Paris pour l’emploi consacre une semaine entière à l’emploi dans les Outre-mer. Une semaine pensée pour une seule chose : connecter les talents ultramarins de l’Hexagone avec les entreprises qui recrutent sur leurs territoires.
Pour l’édition 2026, voici le programme :
• Mercredi 4 nov. : Workshop Management & Mobilité Ultramarine
• Jeudi 5 & vendredi 6 nov. : Salon Paris pour l’emploi
• Samedi 7 nov. : Matinale Kréol à l’Hôtel de Ville de Paris

Outre-mer : l’USH trace les priorités du logement social pour 2032
À l’occasion du Congrès HLM 2026, l’USH publie une brochure couvrant neuf territoires ultramarins : produire davantage de logements ne dépend plus seulement du financement, mais de la sécurisation de toute la chaîne de production, freinée par des coûts élevés, un manque de foncier aménagé, des procédures complexes et des délais d’approvisionnement en matériaux.
L’organisation demande le réabondement et la pluriannualisation de la LBU, un accès facilité aux fonds européens, une simplification réglementaire et un soutien à la montée en capacité de la filière BTP (ingénierie, formation, matériaux locaux) – un constat partagé en Guadeloupe par l’ARMOS, qui pointe le poids des matériaux importés et l’inadaptation de certaines normes.
Les besoins restent très hétérogènes : priorité au volume à La Réunion et en Guyane, approche intégrée habitat-infrastructures à Mayotte en reconstruction, remise à niveau des réseaux en Guadeloupe, réhabilitation du parc existant en Martinique. Le défi commun à 2032 : sécuriser foncier, entreprises et règles de construction adaptées aux réalités ultramarines.
LA FEDOM DANS LA PRESSE

Tribune d’Hervé Mariton : «Les Outre-Mer, miroir grossissant des fractures françaises» (Le Figaro, 27 août 2027)
Les candidats à la présidentielle doivent tenir compte du fait que l’inaction de l’État dans ces territoires est l’une des sources de la défiance des Français à l’égard de la politique, affirme l’ancien ministre des Outre-mer.

OUTREMERS 360 À LA #REF2026 avec Hervé Mariton, Président de la Fédération des Entreprises d’Outre-mer (FEDOM)
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