L’ÉDITO

Hervé MARITON
Président de la FEDOM
Le Gouvernement vient de publier au Journal Officiel l’accord-cadre signé avec le président de l’exécutif de la collectivité territoriale de Martinique. Nous respectons toutes les parties à la signature mais cette publication appelle quelques commentaires. Le J.O. a vocation à publier les textes qui créent du droit, « pour que nul n’ignore ». Or ce protocole ne crée pas de droit. Cette publication est un acte de relation réciproque et de communication. Où va-t-on si le J.O. sert à cela ?
Au reste, les entreprises ont besoin, de la part des pouvoirs publics d’action, d’action cohérente davantage que de communication.
La vision de la ministre des Outre-Mer paraît, pour les enjeux économiques, cohérente et ambitieuse. Les débats des semaines qui viennent permettront d’en évaluer la conduite effective. “Choose Outre-Mer” prévu le 1er Octobre, est une bonne initiative. Espérons des débats budgétaires tournés vers des perspectives positives plutôt qu’entretenant une instabilité perpétuelle. Et nous espérons que la ministre saura tracer les lignes d’une loi de programmation pour nos économies, comme elle l’a plusieurs fois évoquée. Le calendrier politique est contraint mais de premiers jalons seraient bienvenus. Sûrement plus utiles que la répétition des débats statutaires.
DU CÔTÉ DU GOUVERNEMENT

PLF 2027 : La ministre des Outre-mer Naïma Moutchou annonce la préservation de la LODEOM et du régime d’aide fiscale à l’investissement productif (RAFIP)
« Il n’y aura pas de coup de rabot. ». La ministre des Outre-mer Naïma Moutchou a tenu à rassurer les acteurs économiques des Outre-mer. Elle annonce le maintien, dans le prochain budget du gouvernement, de la LODEOM mais aussi du RAFIP (Régime d’Aide Fiscale à l’Investissement Productif), deux aides financières à destination des entreprises ultramarines. « Ces dispositifs ne sont pas des économies de confort, c’est de la création d’emplois, la préservation de filières et le développement de richesses locales. C’est donc une belle victoire. » précise la ministre, satisfaite de « l’efficacité de cet investissement. »
COMMENTAIRE FEDOM :
La FEDOM se félicite de la préservation de la LODEOM et du RAFIP. La stabilité de ces deux dispositifs, essentiels pour la compétitivité des entreprises et le maintien de l’emploi, était une demande forte et récurrente de la Fédération.
Cet arbitrage du Gouvernement apporte une visibilité bienvenue aux acteurs économiques et permet de concentrer les prochains débats budgétaires sur les enjeux structurels qui conditionnent le développement de nos économies : retards de paiement des collectivités, crise du logement, crise de l’assurance, financement de l’investissement, notamment.
Nous attendons désormais la publication des textes budgétaires pour s’assurer de la pleine traduction de ces annonces.
La FEDOM sera également attentive aux propositions formulées dans le rapport de Philippe Leyssene et Gilles Lara-Adélaïde.
Plus largement, toute évolution de ces dispositifs devra être construite avec les acteurs économiques ultramarins et faire l’objet d’une véritable concertation. C’est à cette condition que les réformes pourront être efficaces, lisibles et répondre réellement aux besoins des entreprises et des territoires.
Voir également : « Il n’y aura pas de coup de rabot » : Naïma Moutchou maintient le dispositif d’aide aux entreprises des Outre-mer pour 2027 ; LODEOM et RAFIP : la sanctuarisation d’un sursis | ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981 ; Les 650 millions d’euros d’avantages fiscaux de la LODEOM seront maintenus dans le projet de loi de finances 2027 ; PLF 2027 : La ministre des Outre-mer Naïma Moutchou annonce la préservation de la LODEOM et du régime d’aide fiscale à l’investissement productif (RAFIP) | Outremers360
Mais aussi : LODEOM : Les Entrepreneurs saluent le maintien des dispositifs et réclament une stratégie de long terme

Convergence sociale : « Il faut un peu de temps, pour faire les choses bien », selon le ministre du travail et des solidarités
Le Gouvernement engage une nouvelle étape de la convergence sociale à Mayotte, avec une trajectoire progressive destinée à rapprocher les droits sociaux mahorais du droit commun tout en préservant les équilibres économiques du territoire. Dès 2026, les exonérations générales de cotisations sociales et les dispositifs LODEOM seront appliqués à Mayotte, avec une revalorisation de la prime d’activité. Au 1er janvier 2028, les assurés mahorais seront affiliés au régime général de la Sécurité sociale. L’alignement du SMIC, des principales prestations sociales et de la prime d’activité doit être achevé d’ici 2031, avant une convergence complète, notamment des cotisations sociales, à l’horizon 2036.
COMMENTAIRE FEDOM :
La FEDOM partage pleinement l’objectif d’une convergence sociale effective à Mayotte, et rappelle qu’elle doit nécessairement s’accompagner d’une convergence économique.
Le régime de LODEOM de droit commun (Guadeloupe, Martinique, Réunion), appliqué à Mayotte depuis le 1er juillet 2026, ne suffit pas à répondre aux réalités du territoire. Au vu du niveau de développement de l’archipel, de ses besoins en infrastructures, de l’ampleur des chantiers et de la fragilité de son tissu économique, Mayotte nécessite une réponse différenciée et ambitieuse.
À cet égard, un alignement sur le régime plus favorable applicable en Guyane répond davantage aux enjeux de l’archipel. L’ensemble des secteurs économiques prioritaires pourraient ainsi bénéficier du barème de compétitivité renforcée (une exonération totale de cotisations patronales jusqu’à 2 SMIC, puis dégressive jusqu’à 2,7 SMIC, contre respectivement 1,3 SMIC et 2,2 SMIC pour le barème de compétitivité simple).
Un tel choix présente un intérêt particulièrement marqué pour des secteurs stratégiques à Mayotte, comme le BTP, l’eau, l’énergie, l’industrie, la pêche, l’agriculture, le tourisme et le numérique. Prenant en compte des besoins spécifiques du territoire, le modèle guyanais étend également la LODEOM aux activités de comptabilité, de conseil aux entreprises, d’ingénierie ou d’étude technique.
Aux côtés des acteurs locaux, la FEDOM réitère donc le vœu que le PLFSS pour 2027 étende à Mayotte le régime de la LODEOM en vigueur en Guyane, seul levier à même de soutenir efficacement la dynamique de développement économique et social de l’archipel.
Consulter le communiqué de presse

Le ministre des Comptes publics veut un « 100% contrôle » des conteneurs à Dégrad-des-Cannes
Cette mesure ne concernerait que les conteneurs à l’export et serait permise par l’arrivée de nouveaux douaniers et d’un scanner lourd Le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a choisi la Guyane pour préciser ce qu’implique le plan Douane 2030. Au niveau national, le projet prévoit un investissement de 419 millions d’euros pour le renforcement de la douane, qualifiée de « première ligne de défense face aux trafics et nouvelles menaces qui pèsent sur la sécurité nationale. » Le plan prévoit 545 créations d’emplois en France.
DU CÔTÉ DU PARLEMENT

Loi d’urgence agricole : ce que le texte change concrètement pour les Outre-mer
Adoptée le 21 juillet 2026 après un accord en commission mixte paritaire, la loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles comporte plusieurs dispositions spécifiques aux territoires ultramarins. Banane antillaise dans les cantines hexagonales, foncier en friche, concurrence déloyale sur les produits phytosanitaires : le point sur les mesures qui concernent les DROM et les collectivités d’outre-mer.
Voir également : Loi d’urgence agricole : quels effets concrets pour la Martinique ? | ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
VIE DES TERRITOIRES

BTP outre-mer : des signes de reprise, mais une situation toujours fragile et contrastée
Les dernières données sur le BTP ultramarin dressent un tableau contrasté. Si le logement neuf montre des signes de redémarrage dans plusieurs territoires, cette amélioration reste inégale et ne suffit pas à parler d’une reprise généralisée. Dans les Travaux publics, le recul de 7,1 % de l’activité au premier semestre 2026, conjugué à la baisse des marchés conclus, témoigne au contraire d’un net ralentissement. Entre reprise ponctuelle de la construction, contraction des travaux publics et visibilité encore limitée sur la commande, le secteur demeure confronté à une situation fragile.

Guadeloupe – La géothermie de Bouillante change d’échelle
À Bouillante, la centrale géothermique s’apprête à franchir une nouvelle étape avec la mise en service, d’ici fin 2026, d’une troisième unité de production d’environ 11 MW. La puissance installée passera ainsi d’environ 15 à 25 MW, permettant à la géothermie de couvrir jusqu’à 12 à 13 % de la production électrique guadeloupéenne. À plus long terme, l’exploitant (Géothermie Bouillante – ORMAT) vise une capacité de 50 MW, faisant de cette infrastructure un levier majeur de développement des énergies renouvelables et de souveraineté énergétique pour l’archipel.

Guadeloupe – Trois entreprises ouvrent la voie vers le marché de Trinidad & Tobago, grâce à la technopole I-NOVA et son homologue trinidadien CARIRI
Trois entreprises guadeloupéennes de l’agroalimentaire ont participé, en juillet 2026, à une mission économique d’une semaine à Trinidad-et-Tobago afin d’explorer les opportunités offertes par ce marché caribéen. Appelée « Learning Expedition », cette initiative est organisée par la Technopole I-NOVA Guadeloupe en partenariat avec le Caribbean Industrial Research Institute (CARIRI). Une première coopération de ce type qui doit permettre, à terme, d’accompagner davantage d’entreprises guadeloupéennes vers l’export et de renforcer les échanges économiques régionaux.

Martinique 2050 : 25 milliards, mais d’abord la confiance
Porté par la Collectivité territoriale de Martinique, Martinique 2050 part d’un constat : le territoire ne pourra pas répondre à ses défis démographiques, économiques, sociaux et environnementaux en prolongeant simplement son modèle actuel. Énergie, eau, logement, infrastructures, agriculture, tourisme, numérique, mobilité, formation et développement des entreprises nécessiteront des investissements considérables.

Martinique – Évolution institutionnelle : l’accord-cadre entre l’État et la Collectivité Territoriale de Martinique publié au Journal officiel
L’accord-cadre signé entre l’État et la Collectivité territoriale de Martinique relatif à la proposition de réforme institutionnelle pour le territoire a été publié ce vendredi 14 août au Journal officiel.

Nouvelle-Calédonie – Reconstruction, souveraineté alimentaire ou protection sociale : qui fait quoi au nouveau gouvernement ?
Les membres du 19e gouvernement de la Nouvelle-Calédonie se sont partagés les principaux secteurs de compétence, ce mercredi 5 août. Les priorités et les rapports de force au sein de l’exécutif se dessinent.
Voir également : L’État débloque 13 milliards de francs pour éviter l’asphyxie financière de la Nouvelle-Calédonie

Nouvelle-Calédonie – Bluescope investit 687 millions FCFP pour renforcer son outil industriel
Dans un contexte économique encore fragilisé, Bluescope NC fait le choix d’investir plus de 687 millions de FCFP dans ses sites de Nouméa et Koné. Cet investissement doit permettre à l’entreprise de renforcer et diversifier sa production locale, notamment dans les solutions en acier pour le bâtiment, et illustre la volonté d’acteurs industriels de poursuivre leur développement en Nouvelle-Calédonie.
Voir également : Revolut autorisé à revenir en Nouvelle-Calédonie

Nouvelle-Calédonie – La FEINC défend les régulations de marché
La Fédération des entreprises et industries de Nouvelle-Calédonie (FEINC) monte au créneau pour défendre les dispositifs de régulation de marché actuellement examinés, après les critiques de Que Choisir Ensemble. Elle rappelle que ces mesures, encadrées par un dispositif adopté en 2019, visent à soutenir la production locale, l’investissement et l’emploi. Sur les dossiers des glaces, des verres optiques et du textile, la FEINC conteste l’analyse de l’association de consommateurs et met en avant les retombées économiques de ces protections, tout en réfutant leur assimilation à la vie chère.
COMMENTAIRE FEDOM :
La FEDOM réaffirme l’importance de soutenir et de préserver la production locale dans les Outre-mer, notamment face à une concurrence extérieure qui peut parfois reposer sur des coûts de production incomparables, voire sur des pratiques de dumping.
En Nouvelle-Calédonie, cet enjeu est d’autant plus stratégique que le territoire doit aujourd’hui engager sa reconstruction et son développement. La préservation des outils de production et des emplois locaux est une condition essentielle de cette relance.
Ces dispositifs doivent également être considérés comme des leviers de lutte contre la vie chère : renforcer la production locale, c’est réduire certaines dépendances aux importations et renforcer la résilience de l’économie calédonienne.
Soutenir la production locale, c’est investir dans l’emploi, la reconstruction et l’avenir économique de la Nouvelle-Calédonie.
Voir également : « Elle ne remplit pas sa mission » : le gouvernement veut réformer l’Autorité de la concurrence | Les Nouvelles Calédoniennes

La Réunion – Nouvelle Économie : la Région dresse son bilan et met en avant trois entreprises réunionnaises
La présidente de la Région Réunion, Huguette Bello, a visité mercredi 12 août trois entreprises locales ayant bénéficié du soutien de la collectivité. Cette journée est organisée à l’occasion du bilan de la « Nouvelle Économie », la stratégie régionale de développement économique lancée en 2021. Australe Concrete à Saint-Pierre, Lé Yabar au Tampon et l’Hôtel Les Géraniums à la Plaine des Cafres figurent au programme. Ces trois entreprises ont été choisies pour représenter plusieurs secteurs considérés comme prioritaires par la Région : le bâtiment tropical, l’agroalimentaire, l’agritourisme et le tourisme.

La Réunion – Logement : la LBU relevée, mais la reprise reste à confirmer
L’État relève finalement la LBU de 26,9 à 43,4 millions d’euros en 2026, après l’importante baisse annoncée en début d’année. Une hausse bienvenue pour les acteurs du logement social, mais qui laisse l’enveloppe très en-deçà des 78,5 millions d’euros mobilisés en 2025. Dans le même temps, les indicateurs de construction restent préoccupants : si les autorisations de construire progressent de 18 % sur douze mois, les mises en chantier reculent encore de 19 %, avec un recul particulièrement marqué dans le logement collectif. Cette situation confirme la nécessité de sécuriser durablement les financements du logement social à La Réunion.
COMMENTAIRE FEDOM :
La FEDOM prend acte de la revalorisation de la LBU à 43,4 M€ en 2026, qui constitue un signal positif pour la filière du logement à La Réunion.
Cette hausse intervient toutefois dans un contexte qui reste fragile, marqué par le recul des mises en chantier, notamment dans le collectif, et par une enveloppe qui demeure inférieure à celle des années précédentes.
La FEDOM rappelle l’importance de disposer d’une visibilité suffisante sur les financements pour permettre aux acteurs du logement et du BTP de programmer leurs opérations et de maintenir leur capacité d’intervention.
Elle restera attentive aux prochaines évolutions de ce dossier, essentiel tant pour répondre aux besoins en logements que pour soutenir l’activité, l’emploi et la cohésion sociale dans nos territoires.

Saint-Barthélemy – Première mondiale : les sargasses entrent dans la composition du béton
Transformer une algue invasive en matériau de construction : c’est le pari de Nicolas Vernoux-Thélot, architecte D.P.L.G associé expert en écoconception, fondateur d’IN SITU LAB et lié à Saint-Barthélemy par sa mère, originaire de l’île. Après plusieurs années de recherche, un premier tronçon de voirie intégrant des sargasses vient d’être coulé sur l’île. Présenté comme une première mondiale, ce démonstrateur sera suivi pendant un an afin d’évaluer sa résistance dans des conditions réelles d’utilisation.

Wallis-et-Futuna – Un tourisme authentique et durable en plein essor : « L’ambition 2030 c’est autant de touristes que d’habitants »
Longtemps laissé de côté, le secteur du tourisme se structure peu à peu à Wallis-et-Futuna. Dans cette collectivité française du Pacifique, la plus éloignée de l’Hexagone, le pôle tourisme mise sur l’authenticité du voyage, bien loin du tourisme de masse. Marion Manuofiua, responsable du bureau tourisme des îles de Wallis et de Futuna au sein de la Direction des affaires économiques, du développement et du tourisme (AEDT) nous parle de la stratégie du territoire pour attirer les adeptes de montagne, d’eaux turquoise et les pèlerins. Près de 6 000 voyageurs visitent chaque année le territoire mais l’objectif de la collectivité est d’atteindre le seuil des 10 000.
VIE DES PARTENAIRES

L’ACCD’OM et l’AFL lancent un appel à contribution pour une meilleure transition écologique dans les Outre-Mer
Alors que les collectivités d’Outre-Mer font face à une accélération des impacts climatiques et à de fortes contraintes d’ingénierie et de financement, l’ACCD’OM et l’AFL adaptent l’étude AFL-INET sur la coopération interterritoriale aux réalités ultramarines.

Financement, conseil, innovation : Hervé Lelarge, nouveau directeur interrégional des Outre-mer de Bpifrance veut accompagner la croissance des entreprises ultramarines
Nommé en juin 2026 directeur interrégional des Outre-mer de Bpifrance, Hervé Lelarge accueille cette nouvelle responsabilité comme une marque de confiance et de reconnaissance. Il explique comment, après quatre années passées à la tête de la direction Antilles-Guyane, il entend mettre son expérience du terrain au service de l’ensemble des territoires ultramarins, en poursuivant le déploiement des outils de financement, de conseil et d’accompagnement de la banque publique.

Les Chambres d’agriculture lancent le projet APPROLOM avec l’ambition de rapprocher la production agricole locale des cantines scolaires ultramarines
Alors que les territoires ultramarins importent chaque année environ 1,6 million de tonnes de produits agricoles et alimentaires, pour une valeur proche de trois milliards d’euros, le projet APPROLOM, lauréat de l’appel à projets national ANIMERA 2, entend rapprocher la production locale des besoins de la restauration scolaire. Déployé dans les cinq DROM et le Pacifique, ce programme de trois ans vise à soutenir la structuration des filières, faciliter l’accès des producteurs aux marchés publics et aider les cantines à atteindre les objectifs fixés par la loi Egalim. Un premier bilan sera présenté au Salon international de l’agriculture 2027. Pour Outremers360, Yousri Hannachi a accepté de revenir sur les freins rencontrés par les agriculteurs, le rôle déterminant des acheteurs publics et l’ambition de faire des cantines scolaires un véritable levier de souveraineté alimentaire.

Programme OMBREE : Une conférence sur l’expertise ultramarine dans la construction durable organisée par l’AQC
Le programme OMBREE, dédié au développement de la construction durable adaptée aux territoires ultramarins, poursuit sa dynamique. Reconduit dans le cadre du programme PROFEEL pour quatre années supplémentaires, il sera présent au salon BATIMAT 2026 à Paris Expo Porte de Versailles avec un stand d’exposition dédié aux acteurs de la construction ultramarins et une conférence consacrée à la contribution des Outre-mer aux défis de la construction durable et la tenue d’une conférence sur le thème « L’expertise ultramarine : une chance pour la construction durable ». Cette édition marquera également le lancement officiel du Forum de la construction durable en Outre-Mer, nouvelle plateforme de coopération destinée à fédérer les acteurs de la filière, afin de mieux partager leurs expériences entre pairs, mais également avec l’Hexagone et à l’international.

Le CASODOM lance un dispositif de formations en alternance pour les jeunes ultramarins
Le Comité d’action sociale en faveur des originaires des départements d’outre-mer (CASODOM) enrichit son offre d’accompagnement avec le lancement d’un dispositif de formations en alternance destiné aux jeunes ultramarins de l’Hexagone, d’origine ou par filiation. Cette nouvelle action est menée en partenariat avec Apprentissage.com, organisme certifié Qualiopi, spécialisé dans l’accompagnement vers l’alternance.
RAPPORTS ET ÉTUDES

Économie bleue : faire de la formation un levier de développement des Outre-mer
Un rapport conjoint de l’IGÉSR, de l’IGAM et du CGAAER dresse un état des lieux des formations maritimes et aux métiers de l’économie bleue dans les Outre-mer. Il met en évidence un potentiel considérable en matière d’emploi, de développement économique et d’autonomie des territoires, mais aussi des freins persistants : offre de formation insuffisante localement, coût et éloignement des formations hexagonales, manque d’infrastructures et faible attractivité des métiers de la mer. Parmi les recommandations figurent le développement de Campus des métiers et des qualifications « mer », la mutualisation des équipements, la formation à distance et la création d’un centre national de simulation maritime dédié aux Outre-mer.

Martinique – Le protocole contre la vie chère produit des effets sur les prix
Le cinquième bilan du protocole de lutte contre la vie chère, signé en octobre 2024, dresse un bilan des mesures mises en œuvre entre janvier 2025 et avril 2026. Sur les quelque 6 000 références concernées, les prix ont diminué en moyenne de 11,3 % pour les 54 familles « CTM-État » et de 4,7 % pour les 15 familles « État+ ». Au total, 89,2 % des références CTM-État et 74,6 % des références État+ ont enregistré une baisse de prix. À fin avril 2026, l’écart de prix entre les produits CTM-État et ceux hors protocole atteint 13,7 points, tandis qu’environ 75 % des références suivies présentent une marge distributeur stable ou en baisse. Le suivi se poursuit jusqu’au terme de la période d’observation de 36 mois.

Défaillances d’entreprises : les Outre-mer face à une nouvelle dégradation
Les défaillances d’entreprises atteignent un niveau particulièrement préoccupant dans les Outre-mer. Selon les données d’Allianz Trade citées par Le Journal de Mayotte, 709 défaillances ont été enregistrées dans les DROM au deuxième trimestre 2026, avec des hausses de plus de 40 % en Martinique et en Guadeloupe. La Réunion concentre près de la moitié des procédures, tandis que le commerce et l’industrie locale sont particulièrement fragilisés par la baisse du pouvoir d’achat et la hausse des coûts de production. Une situation qui témoigne de la persistance des difficultés conjoncturelles et de la vulnérabilité du tissu entrepreneurial ultramarin.
VIE DES ADHERENTS

Défense des outils fiscaux, emploi, export : Michel Dijoux, président de l’ADIR, fixe les grandes priorités de l’industrie réunionnaise
Avec 185 entreprises industrielles adhérentes sur plus de 450 industries recensées à La Réunion, l’ADIR occupe une place centrale dans l’accompagnement et la représentation du secteur industriel réunionnais. Des petites unités de moins de dix salariés aux grandes entreprises agroalimentaires comptant plusieurs centaines d’emplois, l’industrie locale recouvre des réalités très diverses et de nouvelles filières émergent, notamment dans l’énergie, l’économie circulaire ou le numérique. Entrepreneur et à ce titre adhérent du Medef et président de l’ADIR, Michel Dijoux, qui remettra son mandat en jeu en octobre 2026, revient sur le rôle singulier de l’ADIR, la défense des dispositifs fiscaux, mais aussi sur les enjeux d’emploi, de formation et de développement qui traversent aujourd’hui l’Industrie réunionnaise, et expose les priorités de l’ADIR pour les années à venir.

La CEM au plus près des entreprises de Saint-Barthélemy
Dans sa newsletter de juillet, la Chambre économique multiprofessionnelle (CEM) de Saint-Barthélemy revient sur une actualité riche au service des entreprises et des professionnels du territoire : coopération régionale, accompagnement des entrepreneurs, formation, emploi des jeunes, structuration des filières et développement d’un tourisme durable. Une publication qui témoigne de l’engagement de la CEM aux côtés du tissu économique local et de son rôle de proximité auprès des entreprises.

Le gouvernement renouvelle la licence d’exploitation d’Aircalin pour cinq ans
Tokyo, Singapour, Auckland, Bangkok, Sydney, Brisbane, Melbourne, Nandi, Port-Vila, ainsi que Santo et Los Angeles avec des partenaires sont, techniquement, les destinations que la compagnie aérienne va pouvoir desservir pendant les cinq prochaines années.

Air Tahiti réclame un traitement équitable face à la concurrence et alerte sur sa situation financière
Confrontée à des pertes importantes et à une concurrence accrue dans le ciel polynésien, Air Tahiti défend son modèle économique et demande au Pays une égalité de traitement entre les compagnies. Devant le CESEC, sa direction a rappelé le coût particulier de la desserte des archipels et exprimé ses inquiétudes à l’approche du renouvellement des délégations de service public.

L’UDE-MEDEF Guadeloupe repart à la rencontre des entreprises du territoire
Du 28 juillet au 20 août, l’Union des Entreprises- MEDEF de Guadeloupe a parcouru l’archipel à la rencontre des dirigeants. Huit étapes, treize communes, quarante entreprises ont été visitées. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de l’UDE-MEDEF Guadeloupe de rester au plus près des réalités du terrain, d’entretenir un dialogue direct avec les entrepreneurs et de mieux comprendre les enjeux auxquels ils sont confrontés au quotidien.

Le MEDEF Réunion et l’Université de La Réunion nouent un partenariat pour rapprocher formation et entreprises
Mercredi 19 août 2026, la Présidente du MEDEF Réunion Katy Hoarau et le Président de l’Université de La Réunion Jean-François Hoarau, ont signé une convention de partenariat visant à renforcer durablement les liens entre l’Université et les entreprises réunionnaises. L’objectif : mieux connecter les formations et les compétences aux besoins du territoire, faciliter l’insertion professionnelle des étudiants et renforcer les passerelles entre l’Université et le monde économique.

Aircalin confirme son programme de vols entre Paris et Nouméa via Bangkok et prépare l’arrivée de son premier A350-900
Aircalin annonce son programme de vols pour la saison IATA hiver 2026/2027 avec le maintien de ses trois fréquences hebdomadaires entre Paris-Charles de Gaulle et Nouméa via Bangkok, tout en renforçant plusieurs dessertes régionales dans le Pacifique. Ce programme s’inscrit dans la stratégie de développement de la compagnie et prépare l’arrivée de son premier Airbus A350-900, attendue en décembre 2026.

RSA : l’AMPI alerte sur le risque de désindustrialisation de la Martinique
L’Association martiniquaise pour la promotion de l’industrie (AMPI) alerte sur l’évolution envisagée du Régime spécifique d’approvisionnement (RSA), qui pourrait renforcer le soutien aux aliments pour animaux importés au détriment des matières premières destinées à la transformation locale. L’AMPI défend un dispositif qui bénéficie prioritairement à la production, à l’emploi et à la valeur ajoutée martiniquais, tout en répondant aux besoins des éleveurs. Un enjeu qui dépasse la seule filière animale et pose la question de la préservation de l’outil industriel et de la souveraineté économique du territoire.
VIE DE LA FEDOM

La FEDOM renforce son pôle technique
La FEDOM a le plaisir d’accueillir ce jour Thibault GRADEL qui, après deux ans à l’Assemblée nationale comme collaborateur parlementaire, rejoint l’équipe en qualité de chargé de mission.
Il viendra renforcer le pôle technique de la Fédération et contribuera, en lien étroit avec les adhérents et partenaires de la FEDOM, au suivi des enjeux économiques, sociaux et réglementaires propres aux territoires du bassin Atlantique. Ses missions couvriront également plusieurs thématiques transversales, parmi lesquelles le tourisme, l’économie bleue et l’innovation.
La FEDOM lui souhaite la bienvenue et pleine réussite dans ses nouvelles fonctions.
La FEDOM sur les réseaux sociaux

JOURNAL OFFICIEL

JORF du 01.08.2026
– Décret n° 2026-713 du 31 juillet 2026 relatif à la convergence de la prime d’activité à Mayotte
– Arrêté du 22 juillet 2026 accordant un permis exclusif de recherches de gîtes géothermiques, dit « Permis de Sud-Soufrière » (Guadeloupe), à la société Albioma SA

JORF du 07.08.2026
– Décret du 6 août 2026 portant nomination de conseillers du commerce extérieur de la France
COMMENTAIRE FEDOM :
Félicitations à Sabine Dorrifourt Bajazet, Soizic Duret, Nicolas Assier de Pompignan, Damien François Roques, Julie Chatel et Le Floc’h pour leur nomination en qualité de Conseillers du commerce extérieur de la France.
Cette nomination vient saluer leur engagement et leur expertise au service du développement international des territoires ultramarins.
La FEDOM leur adresse tous ses vœux de réussite dans cette nouvelle mission, au service du rayonnement et de l’ouverture des économies ultramarines à l’international.

JORF du 12.08.2026
– Arrêté du 10 août 2026 portant reconduction de M. Etienne GUILLET dans les fonctions de sous-directeur de l’évaluation, de la prospective et de la dépense de l’Etat à la direction générale des outre-mer

JORF du 14.08.2026
– Accord-cadre entre l’Etat et la collectivité territoriale de la Martinique relatif à la proposition de réforme institutionnelle pour la Martinique

JORF du 15.08.2026
– Décret n° 2026-784 du 14 août 2026 relatif à la tutelle de l’Etat sur le réseau des chambres d’agriculture
– Décret n° 2026-780 du 14 août 2026 relatif à la création du Conseil national de la commande publique

JORF du 15.08.2026
– Arrêté du 19 août 2026 portant nomination de M. Nicolas SURUGUE, directeur des territoires, de l’alimentation et de la mer de Saint-Pierre-et-Miquelon

