L’ÉDITO

Hervé MARITON
Président de la FEDOM
Les « pause-café » des colloques et conventions sont des moments précieux qui apprennent parfois autant que les séances formelles elles-mêmes. Ainsi, récemment.
Négatif. Tel responsable de l’administration qui explique comment on en est arrivé à la situation fâcheuse subie par les Outre-Mer dans l’application du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF). Les services du Premier ministre avaient anticipé le sujet mais aucun ministère n’avait embrayé et en interministériel l’Outre-mer pèse peu. Bref, le sujet n’était pas remonté à Bruxelles. Il y a du chemin pour que le réflexe « Outre-mer » passe de l’affichage à la réalité.
Positif. Telle entreprise (en l’occurrence dans la Tech) qui explique le chemin vertueux qui consiste pour une entreprise outre-mer avec un client sur place, issu d’un groupe de métropole, à remonter vers le siège pour développer son business en métropole même. Une façon de dépasser les limites de nos propres marchés.
DU CÔTÉ DU GOUVERNEMENT

Roland Lescure : « L’encadrement des prix, il ne faut pas le faire »
Interrogé sur le prix des carburants par la commission des finances, le ministre de l’Économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, Roland Lescure, a affirmé être opposé à l’encadrement des prix des carburants malgré leur hausse. « L’encadrement des prix, c’est soit vous les encadrez trop haut et vous vous retrouvez avec des prix qui montent tous au plafond ; soit vous les encadrez trop bas et vous organisez la pénurie, parce qu’il y a des stations-service qui ne vendront pas si vous les forcez à vendre à perte ». L’encadrement des marges est, selon lui, à examiner avec beaucoup de pincettes. « Je pense que ce n’est pas nécessaire aujourd’hui », a-t-il déclaré.

Présentation de « Choose outre-mer »
Afin d’éviter les conflits familiaux relatifs aux indivisions successorales, une loi de simplification a été définitivement adoptée par l’Assemblée nationale, le 26 mars dernier à Paris. Ce nouveau texte « élargit les possibilités » de débloquer le partage d’un patrimoine à la suite d’un décès, « sans décision unanime ».
A l’invitation de Grégoire POTTON, Conseiller à la Présidence de la République, en présence en particulier d’Olivier JACOB, Conseiller Outre-mer et de Déobal GOBIN, Conseiller, la FEDOM a participé à une réunion s’inscrivant dans la réflexion menée sur le modèle économique des territoires ultramarins.
Lors de cette réunion, réunissant élus, organismes publics, organisations consulaires, socio-professionnelles et acteurs privés, le Directeur de Cabinet de la ministre des Outre-mer, Laurent PREVOTS, a présenté le projet « Choose Outre-mer » qui devrait se dérouler à Paris à une échéance qui reste à déterminer. Philippe LEYSSENE, Contrôleur général des Armées, a quant à lui exposé la mission qu’il pilote sur les dispositifs d’aide aux entreprises.
COMMENTAIRE FEDOM :
La FEDOM salue cette initiative et souligne la qualité des interventions.
Elle partage pleinement la nécessité d’améliorer l’attractivité de nos territoires pour les investisseurs, qu’ils soient locaux ou extérieurs.
Si la nécessité d’un nouveau narratif sur le développement économique de nos territoires est mise en avant par l’Etat, la FEDOM souhaite néanmoins rappeler que l’attractivité suppose que les entreprises qui y évoluent puissent être compétitives.
A cet égard, trois éléments méritent d’être rappelés :
– Investir nécessite de la visibilité ; les dispositifs de soutien à l’investissement et au coût du travail, bien que perfectibles, ont fait leur preuve et ont besoin d’être lisibles à l’aune d’un projet d’investissement. Bien plus que les aides aux entreprises, c’est leur financement qui est un sujet majeur ; la FEDOM y a consacré plusieurs séminaires territoriaux en 2025 et 2026, dont la synthèse sera livrée lors de sa prochaine assemblée générale. Par ailleurs, la remise en question à chaque PLF et PLFSS de ces mécanismes est contreproductif. Une loi d’orientation pour l’Outre-mer nous semble un préalable à l’efficience et à l’optimisation des dispositifs déployés, quels qu’ils soient.
– Investir et exploiter exige de la cohérence : l’impact de dispositions, notamment européennes, ne tenant pas compte du fait que nos territoires sont européens, quel que soit leur éloignement géographique est à anticiper. Ainsi en est-il du MACF : alors que le coût de la vie est au cœur de toutes les préoccupations du Gouvernement et des élus, au plan local comme national, ce mécanisme, s’il devait s’appliquer, va venir surenchérir de façon extrêmement significative, le coût de certains produits indispensables pour le fonctionnement des entreprises locales. Il vient par ailleurs en totale contradiction avec l’exemption de marquage CEE s’agissant des produits de la construction. Sa mise en œuvre s’avère complexe ; s’il est par ailleurs percuté par le MACF, les efforts et le temps consacrés à ce sujet auront été vains.
– Investir oblige à la concrétisation des ambitions politiques. Les Outre-mer représentent 97% de la ZEE française, lui permettant ainsi d’être le deuxième domaine maritime au niveau mondial. C’est bien de dire que cela confère à la France un rôle géostratégique majeur ; mais comment le traduit-on ? Comme le valorise -t-on comme facteur déterminant en termes d’investissement ?
La FEDOM se tient à disposition sur ces 3 axes.
DU CÔTÉ DU PARLEMENT

Indivision successorale : une nouvelle loi a été adoptée pour simplifier la procédure
Afin d’éviter les conflits familiaux relatifs aux indivisions successorales, une loi de simplification a été définitivement adoptée par l’Assemblée nationale, le 26 mars dernier à Paris. Ce nouveau texte « élargit les possibilités » de débloquer le partage d’un patrimoine à la suite d’un décès, « sans décision unanime ».
Lire également : Indivision : la Guadeloupe en avance sur la nouvelle loi nationale
COMMENTAIRE FEDOM :
On rappellera qu’afin de faciliter la sortie de l’indivision successorale et relancer la politique du logement dans les collectivités régies par l’article 73 de la Constitution et dans les collectivités de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin et de Saint-Pierre-et-Miquelon, le législateur a adopté la LOI n° 2018-1244 du 27 décembre 2018 dite « Loi Letchimy ». Cette loi a été reconnue comme une avancée importante dans la mesure où elle a mis un terme à la règle paralysante de l’unanimité et a instauré un mécanisme dérogatoire permettant, sous conditions strictes, de procéder à la vente ou au partage d’un bien indivis malgré l’opposition d’un héritier, son efficacité reste limitée dans la pratique.
Initialement adoptée à titre expérimental, la loi a vu son champ d’application prolongé jusqu’en 2038 confirmant ainsi la volonté du législateur de maintenir ce dispositif dérogatoire face à la persistance des indivisions bloquées dans les territoires concernés.

Sénat – Rapport sur les enjeux du futur cadre financier pluriannuel (CFP) 2028-2034.
Le 25 février 2026, la Délégation sénatoriale aux Outre-mer a présenté son rapport sur les enjeux du futur CFP 2028-2034 de l’Union européenne. Les rapporteurs – Olivier Bitz (Orne, UC), Georges Naturel (Nouvelle-Calédonie, LR) et Saïd Omar Oili (Mayotte, SER) – ont mis en garde contre les effets de la réforme budgétaire proposée par la Commission européenne, jugée désastreuse pour les régions ultrapériphériques (RUP).
Au centre des inquiétudes figure la disparition des instruments budgétaires spécifiques aux RUP, notamment le POSEI et l’allocation spécifique RUP-FEDER/FSE. Pour les rapporteurs, cette évolution remettrait en cause plus de trente ans de reconnaissance européenne des contraintes structurelles propres à ces territoires et affaiblirait concrètement la portée de l’article 349 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE).
Dans le cadre de ce rapport, le délégué général adjoint d’Eurodom, Benoît Lombrière, avait insisté, à l’occasion de son audition, sur la nécessité de maintenir le POSEI comme instrument autonome européen et de renforcer les moyens consacrés aux outre-mer dans la prochaine architecture budgétaire.
Dans leurs recommandations, les sénateurs appellent d’abord à rétablir des lignes budgétaires réservées aux RUP, notamment pour financer le POSEI, voire un POSEI élargi à la pêche et à l’aquaculture. Ils demandent également de garantir un plancher crédible pour les RUP au sein de la catégorie des régions moins développées. Deuxième exigence : réévaluer à la hausse les crédits européens, au minimum pour maintenir les enveloppes existantes en euros constants et accélérer le rattrapage structurel de la Guyane et de Mayotte.
Le rapport souligne aussi la nécessité d’orienter davantage les financements vers la diversification agricole et la souveraineté alimentaire, particulièrement en Guyane et à Mayotte, où les filières restent encore insuffisamment structurées pour tirer pleinement parti des outils existants.
Enfin, les rapporteurs pointent une contradiction majeure dans l’action européenne : l’entrée en vigueur du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) depuis le 1er janvier 2026. Pensé pour protéger l’industrie européenne face aux importations fortement émettrices, ce dispositif aura pour conséquence d’alourdir les coûts d’approvisionnement des RUP, qui demeurent structurellement dépendantes des importations et disposent d’alternatives limitées. Autrement dit, au moment même où les instruments budgétaires spécifiques sont fragilisés, une réglementation européenne vient accroître les surcoûts que ces dispositifs avaient précisément vocation à compenser.
À travers ce rapport, les sénateurs, adressent donc un signal politique clair : en l’état, le projet de cadre financier pluriannuel 2028-2034 constitue un recul, voire une erreur historique, pour le développement économique, agricole et social des régions ultrapériphériques.
Source : InfoRup
COMMENTAIRE FEDOM :
La FEDOM et ses partenaires alertent depuis plusieurs mois sur les conséquences très lourdes de la mise en œuvre du MACF dans les RUP françaises. Nos territoires font face à des contraintes structurelles spécifiques liées à leur éloignement, leur isolement, leur taille, ainsi qu’à leurs besoins en produits importés.
Alors que le logement, la souveraineté alimentaire et le pouvoir d’achat sont présentés comme des priorités, l’application MACF engendre un surcoût moyen de 31,9 % sur le coût d’importation des produits concernés. Le mécanisme renchérit ainsi le prix des engrais, du ciment, de l’acier et de l’aluminium. Il apparaît en contradiction avec les objectifs d’intégration économique et avec le projet visant à exempter du marquage CE certains produits de construction importés depuis des pays tiers, ce qui soulève une problématique de cohérence d’ensemble.
La France a ainsi porté une « proposition d’adaptation ciblée » permettant d’ajuster les conditions d’application du mécanisme pour certaines RUP et pour certains produits, lorsque cela est nécessaire, à condition que ces produits soient destinés à un usage local et ne puissent ensuite être introduits sur le marché intérieur européen.
La FEDOM soutient cette initiative, qu’elle considère comme la seule à même de répondre aux enjeux soulevés par le MACF, ainsi qu’aux projets d’extension du mécanisme aux produits aval.
Dans l’attente, la FEDOM appelle à une accréditation rapide des organismes vérificateurs indépendants chargés de contrôler la valeur déclarée des émissions de CO₂ des importations. À ce jour, il n’existe ni liste exhaustive d’experts accrédités ni registre centralisé publié par la Commission européenne, ce qui contraint les importateurs à s’appuyer sur les valeurs par défaut du MACF. Cette situation entraîne une majoration artificielle des émissions de CO₂ retenues, au détriment des consommateurs.

Marcellin Nadeau interpelle le Gouvernement sur la situation sécuritaire en Martinique
Au lendemain de la mort d’un jeune homme à Rivière salée, le député de Martinique s’est alarmé mercredi 8 avril à l’Assemblée nationale sur une « crise d’égalité et de solidarité » en cours en Martinique.

« Baisser les prix de 10 à 20 centimes » : Victorin Lurel interpelle le Gouvernement sur le carburant
Invité du journal de 13h de RCI, le sénateur Victorin Lurel est revenu sur ses récents échanges à Matignon. Face à la hausse des prix des carburants et au coût de la vie en Guadeloupe, l’élu plaide notamment pour une baisse immédiate des tarifs à la pompe.

Un rapport sénatorial alerte sur des situations inquiétantes à Mayotte et à La Réunion
La commission des lois du Sénat vient de rendre public un rapport d’information sur la situation institutionnelle, la justice, la sécurité et l’immigration à La Réunion et à Mayotte. Huit recommandations ont été formulées, lesquelles serviront peut-être de base pour alimenter le débat présidentiel à venir.

Outre-mer : faire grandir l’innovation de demain, ou rester bloqués dans les modèles d’hier
La Délégation sénatoriale aux Outre-mer a organisé le 9 avril, une table ronde consacrée à l’économie de l’intelligence dans le cadre d’un rapport d’information sur les filières économiques d’avenir dans les territoires ultramarins. Cette rencontre avait pour objectif d’échanger sur les perspectives ouvertes par l’économie de l’intelligence, les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle, et sur les opportunités qu’elles peuvent représenter pour les territoires ultramarins, mais aussi évoquer les contraintes rencontrées.

« La voiture n’est pas un luxe » : la sénatrice Solanges Nadille alerte sur la hausse des prix du carburant aux Antilles
Lors des questions au Gouvernement au Sénat, mercredi 8 avril Solanges Nadille a interpellé Maud Bregeon sur les hausses des prix des produits pétroliers. Elle demande une enquête de transparence sur les marges de la Société Anonyme de Raffinerie des Antilles, la SARA.
VIE DES TERRITOIRES

21ème forum UE-PTOM : Saint-Barthélemy prend la présidence de l’OCTA, une première pour la Collectivité
À l’issue de la Conférence ministérielle de l’OCTA (Association des pays et territoires d’Outre-mer), qui s’est tenue ce samedi 11 avril à Aruba, Saint-Barthélemy a été désignée pour assurer la présidence de cette organisation chargée de défendre les intérêts des pays et territoires d’outre-mer (PTOM).

Forum UE-PTOM 2026 : Wallis et Futuna défend ses priorités à Aruba
Lors de la 21ème édition du forum entre l’Union européenne et les pays et territoires d’Outre-mer (PTOM) du 9 au 14 avril 2026 à Aruba, Wallis et Futuna aura l’occasion de présenter ses projets concernant 3 priorités : la connectivité, les infrastructures résilientes au changement climatique et le développement économique durable.

Aérien : « Les hausses des prix des billets sont inévitables », avertit le président de la Fédération nationale de l’aviation
La hausse du prix du kérosène, du fait de l’envolée du pétrole, va provoquer des annulations de vols, a également prévenu Pascal de Izaguirre, président de la Fnam et PDG de Corsair. Le prix de la tonne de carburant est passé de 750 dollars avant le conflit, à 1900 dollars début avril. « La part du carburant dans les coûts d’exploitation des compagnies aériennes est ainsi passée de 25 à 45% ».

Mayotte : l’ADIM lance un guichet unique pour simplifier l’entrepreneuriat
Le Pôle Développement Économique de l’ADIM a lancé une réunion de cadrage pour créer un guichet unique dédié aux entreprises à Mayotte. Ce projet, porté à la demande du Conseil départemental, vise à simplifier les démarches, améliorer l’accès à l’information et renforcer l’accompagnement dans un territoire confronté à des parcours complexes.

Martinique : Plus de 4500 de visiteurs pour le premier Salon des bâtisseurs
Le 27 et le 28 mars s’est déroulé le premier Salon des bâtisseurs à l’hippodrome de Carrère au Lamentin. L’événement a rassemblé une soixantaine d’exposants du secteur du BTP pour plus 4500 visiteurs en deux jours. L’occasion d’observer le BTP autrement, loin des clichés et avec un regard qui dépoussière le secteur.

Saint-Pierre-et-Miquelon : une convention signée avec l’Agence nationale de l’Habitat à Paris pour renforcer la rénovation énergétique du territoire
Le 1er avril 2026, une convention de financement a été signée à Paris entre l’Agence nationale de l’Habitat et la Collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon. Cet accord vise à faciliter l’accès des ménages aux dispositifs d’aide à la rénovation énergétique et à sécuriser les financements dédiés sur l’archipel.

Saint-Martin engage la refonte de sa fiscalité pour soutenir son développement
Le 31 mars, au Grand Case Beach Club, s’est tenue la restitution du séminaire consacré à la fiscalité de Saint-Martin. Organisé fin janvier pour les élus et l’administration, puis début février pour les partenaires institutionnels, cet événement visait à dresser un état des lieux et à poser les bases d’une fiscalité plus moderne, adaptée aux réalités du territoire. Les échanges ont également mis en avant la nécessité de mieux cibler les aides fiscales. Les avantages ne seraient plus généralisés, mais orientés vers des secteurs prioritaires et conditionnés à des engagements concrets : formation, investissement, création d’emplois ou respect de critères environnementaux.

Nouvelle-Calédonie : « Il faut arrêter les frais » et « convoquer les élections provinciales », prévient Manuel Valls
Critique envers la stratégie de l’exécutif, l’artisan de l’accord de Bougival, Manuel Valls, appelle à une pause démocratique. L’ancien ministre des Outre-mer invite à préserver les bases existantes : l’accord de Bougival et le projet « d’État associé » de Deva.

Mayotte : Edeis Ingénierie ouvre une nouvelle agence sur le territoire et renforce sa présence Outre-mer
Le groupe Edeis Ingénierie, spécialisé dans l’ingénierie du bâtiment et des infrastructures, annonce l’ouverture de sa 18ème agence locale, à Mayotte. Cette implantation s’inscrit dans la stratégie de développement territorial du groupe et vise à accompagner les territoires ultramarins dans leurs enjeux de transformation, de résilience et de développement.

L’usine Gardel décroche la première certification bio pour le sucre de canne de Guadeloupe
Après trois ans de préparation, l’usine Gardel amorce un tournant historique avec la production du premier sucre de canne bio européen. Ce virage stratégique, soutenu par l’État et les planteurs, mise sur l’excellence agricole pour conquérir les marchés français et internationaux.

2025 confirme la baisse du tourisme en Nouvelle-Calédonie, avec moins de visiteurs qu’en 2024
Au total, 58 400 touristes ont séjourné en Nouvelle-Calédonie en 2025, soit la plus faible fréquentation enregistrée depuis plus de trente ans, hors période exceptionnelle Covid de 2020-2021.

Caroline Foulard, première femme présidente du Crédit Agricole Martinique-Guyane
À l’issue de son Assemblée générale du 30 mars, le Crédit Agricole Martinique-Guyane a annoncé l’élection de Carole Foulard à la présidence de sa Caisse régionale. Elle succède à Alex Rosette, dont le mandat s’achève après huit années marquées par le développement de la banque sur ces territoires, et devient la première femme présidente d’une Caisse régionale ultramarine du groupe Crédit Agricole.
COMMENTAIRE FEDOM :
La FEDOM adresse ses sincères félicitations à Carole Foulard, par ailleurs vice-présidente de la CCI Martinique et lui souhaite ses meilleurs vœux de succès dans ses nouvelles fonctions.

Arkéa Capital lance un fonds à impact pour la résilience alimentaire des territoires
Ce fonds, qui doit atteindre 70 millions d’euros, est soutenu par l’Etat via la Banque des Territoires et l’assureur Allianz. Il vise à soutenir la souveraineté alimentaire française et accompagnera principalement les outils de transformation.

Mission interministérielle : Amaury Decludt promet la « continuité » et « l’esprit de dialogue »
L’inspecteur des finances, qui remplace Claire Durrieu à la tête de la mission interministérielle pour la Nouvelle-Calédonie, a entamé le 10 avril son premier séjour sur le territoire. Un séjour de trois semaines, durant lequel il compte rencontrer « l’ensemble des élus et partenaires sociaux » pour poursuivre le déploiement du pacte de refondation, et notamment le lancement des premiers chantiers inscrits dans le plan de relance.

Définir et réunir les stratégies de développement de Saint-Martin
Mardi 7 avril, la Collectivité a ouvert un séminaire économique et lancé un chantier d’ampleur : créer le premier Schéma territorial de développement économique, d’innovation et d’internationalisation de Saint-Martin (STDEII). Il doit définir les grandes orientations du territoire pour les années à venir, dans des domaines clés.
VIE DES PARTENAIRES

SAVE THE DATE- Rencontres économiques outre-mer caribéens / Haïti
Portées par Micheline JACQUES, sénateur de Saint-Barthélemy et président de la Délégation outre-mer au Sénat, les Rencontres économiques outre-mer caribéens – Haïti se tiendront à Paris courant juin 2026.
L’objectif est de renforcer la coopération économique entre Haïti et les Outre-mer français de la Caraïbe.
L’initiative s’inscrit dans le cadre des travaux de la Délégation sénatoriale aux Outre-mer sur la coopération régionale dans le bassin Atlantique. Elle vise à répondre à plusieurs défis des Outre-mer : sécurité des approvisionnements, réduction du coût de la vie et recherche d’économies d’échelle.
Haïti est identifiée comme partenaire potentiel, sous réserve de stabilité politique et sécuritaire, pour développer des projets économiques concrets. Les rencontres permettront d’identifier les secteurs porteurs et les interlocuteurs fiables pour des partenariats mutuellement profitables.
Des conditions fiscales, financières et juridiques sécurisées seront étudiées pour faciliter les investissements français, avec l’appui de l’AFD et des parlementaires.
Les échanges seront organisés par filières prioritaires : agriculture, agro-transformation, entrepreneuriat, BTP, rhum, énergie, industrie, logement social, tourisme, traitement des déchets.
L’accent sera mis sur des échanges concrets et sur les filières pouvant bénéficier des fonds européens.
L’événement vise à favoriser l’intégration régionale, soutenir la croissance économique et renforcer la stabilité en Haïti et dans les Outre-mer.
Contact : m.jacques@senat.fr

Armateurs de France élit Marc Etcheberry Président et Laurent Bozzoni vice-président
Dans un contexte national et international toujours plus contraint et incertain pour le transport et les services maritimes, Armateurs de France fait évoluer sa gouvernance à l’occasion de son assemblée générale et crée une fonction de vice-président. Dans ce cadre, Marc Etcheberry est élu président et Laurent Bozzoni vice-président pour un mandat de deux ans. Forts de parcours reconnus au cœur de l’industrie maritime, ils incarnent un binôme expérimenté au service de la compétitivité et de l’attractivité du pavillon français. Ils succèdent à Edouard Louis-Dreyfus qui a présidé l’organisation pendant trois ans.
VIE DES ADHERENTS

Fiscalité en Guadeloupe. « Sans cadre fiscal adapté, c’est toute notre économie qui s’effondre », alerte Isabel Michel-Gabriel de l’UDE-MEDEF de Guadeloupe
La Première ministre a présenté en conseil des ministres du 1er mars 2023 un projet de loi ratifiant l’ordonnance n° 2022-1521 du 7 décembre 2022 étendant aux collectivités relevant de l’article 74 de la Constitution et à la Nouvelle-Calédonie les dispositions de la loi n° 2022-217 du 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l’action publique locale. L’ordonnance du 7 décembre 2022 étend les mesures permettant « de répondre aux besoins concrets et opérationnels des collectivités, et de leur permettre de conduire une action publique plus adaptée, de gagner en souplesse et en efficacité, dans le respect des compétences des collectivités relevant de l’article 74 de la Constitution et de la Nouvelle-Calédonie ». Pour les citoyens, à titre d’exemple, l’ordonnance renforce les outils de démocratie participative locale : le seuil du nombre d’électeurs d’une commune signataires d’une pétition locale pour que la demande puisse être examinée par le conseil municipal est abaissé d’un cinquième à un dixième. Pour les élus, l’ordonnance clarifie les règles de prévention des conflits d’intérêt. En outre, chaque élu communal dispose de la possibilité de consulter un référent déontologue chargé de lui apporter tout conseil utile au respect de la charte de l’élu local.

Newsletter de la Chambre économique multiprofessionnelle de Saint-Barthélemy
En mars, la CEM a intensifié son action au service des acteurs économiques du territoire, en combinant accompagnement des filières, information sur les dispositifs nationaux et soutien à la mobilité des publics. Ce mois a été marqué par des rencontres structurantes avec les entreprises et leurs représentants, des travaux de concertation autour de la LODEOM et la mise en avant d’outils concrets pour favoriser la création d’activité et les projets de mobilité.

SÉRIE. Ports en Outre-mer (1/6) : malgré un repli en 2024, le Grand Port Maritime de Guadeloupe poursuit son ambition de devenir un hub régional
Les sites Ports et corridors et Mer et Marine, consacrés respectivement à la logistique portuaire et à l’actualité maritime, viennent de publier le bilan 2024 des ports français et du commerce international. Il comprend notamment une typologie des ports, ainsi que des analyses macro-économiques relatives aux trafics et aux investissements des ports hexagonaux et ultramarins. À cette occasion, Outremers 360 vous propose une série de six volets sur l’activité des ports d’Outre-mer pour l’année concernée, avec un premier focus sur la Guadeloupe.

SÉRIE. Ports en Outre-mer (2/6) : en Guyane, une baisse du trafic en 2025 mais des perspectives prometteuses sur le long terme
Si l’année 2025 a affiché un repli de l’activité portuaire de 5,31%, contrairement à l’année précédente (+9,4%), le trafic global demeure soutenu et même en progression sur dix ans. Par ailleurs, des perspectives nouvelles s’ouvrent avec l’acquisition de deux nouvelles grues en 2025, des études sur le poste roulier et le projet stratégique 2024‑2028, ainsi qu’une prise de conscience accrue des opportunités de la Guyane au sein du continent sud-américain.

SÉRIE. Ports en Outre-mer (3/6) : le Grand Port Maritime de La Réunion enregistre un trafic record pour 2025
L’année 2025 s’est terminée sur un chiffre record pour le Grand Port Maritime de La Réunion, avec une croissance de +3,6%, grâce au bon maintien du trafic conteneurisé. Du côté des vracs, la tendance est plus nuancée. Les vracs liquides sont en repli alors que les vracs solides sont en augmentation de 17,4%. Les exportations de sucre en vrac chutent considérablement, tandis que les marchandises diverses, hors conteneurs, enregistrent une hausse de 84% sur un an.
Dans la même série : https://outremers360.com/bassin-pacifique-appli/serie-ports-en-outre-mer-5-6-en-nouvelle-caledonie-une-annee-2024-en-berne-due-principalement-aux-mouvements-sociauxhttps://outremers360.com/bassin-pacifique-appli/serie-ports-en-outre-mer-6-6-en-2024-le-port-autonome-de-papeete-augmente-son-trafic-de-3-4-porte-par-les-echanges-internationaux https://outremers360.com/bassin-pacifique-appli/serie-ports-en-outre-mer-6-6-en-2024-le-port-autonome-de-papeete-augmente-son-trafic-de-3-4-porte-par-les-echanges-internationaux https://outremers360.com/bassin-atlantique-appli/serie-ports-en-outre-mer-4-6-en-martinique-progression-du-trafic-en-2025-et-de-nouveaux-investissements-pour-lannee-en-cours

Taxe carbone : les industriels martiniquais alertent sur l’inadaptation du MACF aux Outre-mer
Trois mois après le lancement du MACF, l’industrie martiniquaise dénonce un texte inadapté aux territoires ultramarins. Face à la hausse des coûts et aux menaces sur les entreprises locales, les acteurs économiques pressent les élus d’obtenir de Bruxelles une exemption spécifique.

Albioma poursuit le développement des énergies renouvelables en Martinique avec l’acquisition du projet éolien GRESS 2 & 3
Albioma annonce avoir finalisé l’acquisition du projet éolien GRESS 2 & 3, situé sur la commune du Macouba en Martinique. Cette opération s’inscrit dans la stratégie du Groupe visant à renforcer sa présence en Outre-mer et à accélérer le développement des énergies renouvelables dans les zones non interconnectées (ZNI), où les enjeux de sécurité d’approvisionnement, de résilience du réseau et de complémentarité des sources d’énergie sont fondamentaux.

Avec 80 projets agricoles financés, GBH et Super-Novae œuvrent à la relance et à la structuration de la filière agricole
Huit mois après leur appel à projets, l’entreprise GBH et l’ONG Super-Novae ont retenu 80 initiatives agricoles et installé des systèmes de récupération d’eau dans de nombreuses parcelles, permettant aux agriculteurs mahorais de traverser la saison sèche à venir en autonomie tout en accompagnant la structuration de la filière.

Aérien : French bee réduit ses vols vers les États-Unis mais les augmente vers La Réunion et Tahiti
La compagnie low-cost long-courrier du groupe Dubreuil va réduire la voilure sur New York et Los Angeles, mais augmenter ses vols vers La Réunion et Tahiti pour la saison IATA été 2026.

En cessation de paiement, Air Calédonie espère encore redresser la barre
Depuis 5 semaines, le conflit entre Air Calédonie et les collectifs d’usagers des Îles cloue les avions au sol. Si les rotations ont repris vers l’île des Pins le 30 mars dernier, la situation de la compagnie aérienne reste catastrophique.

« Important » mais « insuffisant » : les partenaires sociaux pas totalement convaincus par le plan de relance de l’Etat
Dans le cadre de la mission interministérielle pour la Nouvelle-Calédonie, l’État a dévoilé les premiers chantiers du plan de relance. Pour les organisations syndicales et patronales, si cet investissement de 24 milliards de francs est le bienvenu, il n’est pas en mesure de garantir une reprise durable de l’activité économique.
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JOURNAL OFFICIEL

JORF du 9.04.2026
Arrêté du 1er avril 2026 modifiant l’arrêté du 2 décembre 2009 portant répartition entre départements d’outre-mer de l’aide à la transformation de la canne en rhum agricole et établissant les principes de répartition de l’aide entre les distilleries bénéficiaires