L’ÉDITO

Hervé MARITON
Président de la FEDOM
Ils ont compris. J’ai rencontré les entreprises et les différents acteurs de La Réunion présents au salon InCyber consacré à la cybersécurité, à Lille. Ils témoignent du dynamisme d’un écosystème qui se développe sur un territoire, s’engage aussi avec d’autres territoires ultra-marins, d’autres entreprises, prospecte aussi en métropole et à l’étranger. Bravo ! La Fedom, pour sa part, va relancer rapidement la commission numérique pour répondre aux enjeux d’entreprises dont le caractère ultra-marin ne doit plus être un handicap.
Elle a compris. La Première ministre japonaise, recevant la Président Macron, désigne la France comme puissance indopacifique. C’est une reconnaissance appréciable des collectivités du Pacifique. Et ce n’est pas négligeable pour nos enjeux commerciaux, en particulier dans le tourisme, la pêche …
Ils n’ont pas compris. Des personnalités ont proposé, à l’occasion de l’anniversaire du 19 mars 1946, date de la départementalisation, d’instituer un nouveau jour férié. Dans notre pays, dans nos territoires, pas franchement chiches en jours fériés, ce n’est vraiment pas raisonnable.
LE FOCUS DE LA SEMAINE

Pêche en Outre-mer : la Commission européenne ouvre la voie au renouvellement de 16 catégories de navires
La Commission européenne a validé, la semaine dernière, l’ouverture des aides à la modernisation pour 16 catégories de navires de pêche ultramarins, a annoncé le Gouvernement dans un communiqué. La décision lève un blocage réglementaire que le secteur dénonçait depuis près d’une décennie.
Le dispositif concerne quatre territoires : la Guadeloupe (7 segments de flotte éligibles), la Martinique (4), La Réunion (4) et Mayotte (1). La Guyane n’est pas incluse dans ce cadre : elle bénéficie depuis 2024 d’un dispositif dédié, notifié séparément en raison des défis liés à la pêche illégale dans ses eaux.
Le financement sera partagé à parité entre l’État et les régions, chacun prenant en charge 50 % des investissements. Les pêcheurs concernés pourront déposer leurs dossiers dès l’ouverture des guichets régionaux.
Cette décision est le fruit d’un travail de fond conduit depuis plusieurs années par la France pour que le cadre réglementaire européen intègre les spécificités des activités de pêche dans les régions d’Outre-mer, notamment pour les navires de moins de 12 mètres. Elle ouvre désormais la voie à la mobilisation des régimes d’aides, et à des investissements concrets : modernisation des navires, amélioration des conditions de travail des pêcheurs, et renforcement de la souveraineté alimentaire des territoires encore largement dépendants des importations.
Les discussions se poursuivent au niveau européen pour garantir l’ouverture de nouvelles catégories de navires de pêche dans les Outre-mer, notamment en Martinique, en exploitant pleinement les souplesses introduites dans les lignes directrices et plus largement pour une meilleure prise en compte des besoins des professionnels de la pêche en matière de modernisation de la flotte, dans le cadre de la révision de la politique commune des pêches et du prochain cadre financier pluriannuel.
Pour La Réunion, après 17 ans d’attente, la Direction générale pour les affaires maritimes et la pêche a annoncé un dispositif d’aides d’un montant de 6,9 millions d’euros. Ce dispositif sera financé par la Région et l’État pour les navires de moins de 12 mètres, et par la défiscalisation pour les navires de 12 à 40 mètres.
Si la profession avait initié de multiples démarches auprès des institutions européennes pour obtenir le retour des financements publics à la flotte de pêche, les dernières aides versées remontent à près de dix-sept ans. « Je tiens à remercier tous ceux qui, des autorités locales au commissaire européen Costas Kadis, ont œuvré pendant plus d’une décennie pour convaincre Bruxelles », a déclaré avec émotion Gérard Zitte, président du comité régional des pêches.
Voir également : Pêche – Communiqué conjoint de Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, Catherine Chabaud, ministre déléguée chargée de la mer et de la pêche et Benjamin Haddad, ministre délégué auprès du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, chargé de l’Europe (Paris, 02.04.26) – Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères ; Après dix-sept ans d’attente, les pêcheurs réunionnais obtiennent de Bruxelles l’autorisation de renouveler leur flotte; INTERVIEW EXCLUSIVE. « Nous voulons construire des filières locales robustes qui réduisent la dépendance aux importations » assure Catherine Chabaud, ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche | Outremers360
Voir le communiqué de presse de la CPRMEM
DU CÔTÉ DU GOUVERNEMENT

Bercy annonce un « prêt flash carburant » pour soutenir rapidement la trésorerie des petites entreprises de l’hexagone et des Outre-mer
Le ministère de l’Economie a annoncé vendredi 3 avril dernier, le lancement prochain d’un « prêt flash carburant » avec Bpifrance, pour soutenir la trésorerie des petites entreprises les plus exposées à la flambée des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient. Des sommes de 5.000 à 50.000 euros pourront être prêtées au taux de 3,80%, sans garanties, aux TPE (très petites entreprises) et PME (petites et moyennes entreprises) des secteurs éligibles : transports, agriculture, pêche, dont les dépenses de carburant représentent « au minimum 5% du chiffre d’affaires », a précisé Bercy. Les prêts seront « distribués via un canal 100% numérique par Bpifrance », la banque publique d’investissement, avec une « mise à disposition des fonds sous 7 jours », a indiqué le ministère dans un communiqué. Les entreprises devront cependant répondre à un certain nombre de critères pour éviter les effets d’aubaine : avoir été créées il y a plus d’un an, et accepter de donner accès à Bpifrance à leurs derniers mois de relevés de compte bancaire. La durée de ces prêts sera de 36 mois, « incluant un différé d’amortissement du capital de 12 mois », selon le communiqué. Ils seront disponibles dans l’Hexagone ainsi que dans les départements et régions d’Outre-mer.
Le gouvernement a également débloqué une aide de 50 millions d’euros sur le mois d’avril pour les TPE et PME travaillant dans le transport routier. Elle prendra la forme d’une remise de 20 centimes par litre « pour les entreprises du transport public routier de marchandises et de voyageurs justifiant de difficultés de trésorerie » ; « un guichet dédié sera mis en place, dont les modalités seront précisées ultérieurement ». La filière pêche va elle aussi bénéficier d’un « remboursement équivalent à 20 centimes d’euro par litre sur les factures de carburant des navires », indique le gouvernement sur son site. Ce coup de pouce, là aussi prévu uniquement pour le mois d’avril pour le moment, devrait coûter 5 millions d’euros à l’État. Enfin, les agriculteurs vont quant à eux bénéficier d’ « une exonération totale du droit d’accise sur le gazole non routier (GNR) agricole pour le mois d’avril 2026 », une mesure dont le coût est estimé à 14 millions d’euros. Cette aide « sera complétée par une demande au niveau européen visant à suspendre le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) sur les engrais ou, à défaut, à compenser son coût afin de préserver la compétitivité des filières françaises », précise le gouvernement.
Voir également : Prix des carburants : prêts, remises à la pompe… Quelles sont les aides annoncées par le gouvernement ?; Carburants: Une augmentation attendue dans les Outre-mer, mais ‘moins importante’ que dans l’Hexagone, annonce Naïma Moutchou sur LCP | LCP – Assemblée nationale ; Inflation : l’envolée des prix des carburants frappe le maritime, l’aérien et le budget des usagers

Droit du sol à Mayotte : la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou favorable à sa suppression « le temps de la reconstruction »
Naïma Moutchou a été interrogée sur la situation de Mayotte, plus d’un an après le cyclone Chido. Afin de réduire la pression migratoire, la ministre des Outre-mer estime que pendant « les quatre ou cinq prochaines années, qui sont le temps de la programmation de la reconstruction sur le plan budgétaire, on peut suspendre le droit du sol ».
Voir également : LCP, Lundi C’est Politique – Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer | LCP – Assemblée nationale

La Directrice générale des Outre-mer Anne-Gaëlle Baudouin et le Secrétaire général de la mer Xavier Ducept en déplacement en Polynésie
Anne-Gaëlle Baudouin, Directrice générale des Outre-mer, et Xavier Ducept, Secrétaire général de la mer, étaient en déplacement en Polynésie française du 29 mars et au samedi 4 avril dernier. Ce déplacement s’est articulé autour des enjeux maritimes et environnementaux, économiques et sociaux, ainsi que des Jeux du Pacifique 2027.
Voir également : Économie bleue : l’État en appui d’une filière pêche stratégique en Polynésie • TNTV News – Tahiti Nui Télévision ; L’État soutient la construction de logements en Polynésie française, avec le Pays; COSMer : une mobilisation collective pour protéger l’océan et accélérer le développement de l’économie bleue durable de la Polynésie française – 2026 – Communiqués de presse – Actualités – Les services de l’État en Polynésie française
DU CÔTÉ DU PARLEMENT

Réforme constitutionnelle sur la Nouvelle-Calédonie : après le texte rejeté par l’Assemblée nationale, les signataires de Bougival réunis ce mardi 7 avril au cours de deux réunions distinctes
L’Assemblée nationale a adopté, le jeudi 2 avril dernier, la motion de rejet préalable au projet de loi constitutionnelle sur la Nouvelle-Calédonie, par 190 voix, enterrant de fait l’examen du texte dans l’Hémicycle.
Comme annoncé, le Premier ministre s’est entretenu ce mardi, en visioconférence et en présentiel, avec une assez large représentation politique calédonienne, malgré les réserves et divergences de certains groupes. Le Premier ministre a finalement organisé deux réunions distinctes avec les forces politiques calédoniennes, l’une rassemblant : l’Union calédonienne, le FLNKS, le sénateur LR Georges Naturel, Philippe Dunoyer ainsi que les élus de l’Éveil océanien Milakulo Tukumuli et Veylma Falaeo. La deuxième séquence s’est déroulée dans la foulée avec des absents de la réunion précédente : le député Nicolas Metzdorf, l’Union nationale pour l’indépendance et avec à nouveau, au haut-commissariat, Philippe Dunoyer et l’Eveil Océanien.
Voir également : Une drôle de séquence politique entre Sébastien Lecornu et les partenaires calédoniens ; Nouvelle-Calédonie : Quels scénarios possibles après le rejet du projet de réforme constitutionnelle ? | Outremers360

Le Sénat adopte le projet de loi sur les règles applicables en Martinique en matière d’énergie, d’eau et d’assainissement
Le Sénat a adopté le mardi 31 mars dernier à l’unanimité le projet de loi portant habilitation de l’Assemblée de Martinique à fixer elle-même des règles applicables sur son territoire en application de l’article 73 de la Constitution en matière d’énergie, d’eau et d’assainissement. Ce projet de loi fait suite à deux délibérations de l’assemblée de Martinique adoptées en décembre 2023 et juillet 2024 en habilitant cette dernière à actualiser et moderniser une réglementation spécifique en matière d’énergie applicable sur ce territoire, prise sur le fondement d’une première habilitation accordée en 2011 et ayant expiré en 2021 mais aussi à créer une autorité unique de gestion de l’eau et de l’assainissement, maîtrise de la demande en énergie, de la réglementation thermique des bâtiments, du développement des énergies renouvelables et de la mobilité durable.

Le sénateur de la Polynésie Teva Rohfritsch élu président du Comité spécialisé sur le développement de l’économie bleue en Outre-mer (CSOM) du Conseil national de la mer et des littoraux
Le sénateur de Polynésie française Teva Rohfritsch vient d’être élu président du Comité spécialisé sur le développement de l’économie bleue en Outre-mer (CSOM), rattaché au Conseil national de la mer et des littoraux (CNML). « Cette nomination vient concrétiser une ambition forte : structurer et accélérer le développement d’une économie bleue durable, innovante et pleinement ancrée dans les réalités des territoires ultramarins » a indiqué Sophie Panonacle, Présidente du bureau du Conseil national de la mer et des littoraux (CNML) qui a salué cette nomination. Le Comité spécialisé sur le développement de l’économie bleue en Outre-mer (CSOM) a pour mission d’assurer le suivi de la feuille de route pour l’économie bleue ultramarine à horizon 2030, adoptée en juin 2025 lors de la Conférence des Nations Unies sur l’Océan à Nice.

Refondation de Mayotte : le sénateur Saïd Omar Oili sceptique sur la méthode de travail du comité de suivi de la loi
À l’issue de la première réunion de l’instance, le jeudi 26 mars dernier, Saïd Omar Oili a rédigé un courrier à l’attention des autres membres du comité en charge du respect des engagements de l’Etat. Le sénateur de Mayotte plaide pour une méthode de travail avec « une approche plus concrète et plus directement lisible ».

Billets d’avion vers les Outre-mer : une mission lancée
Face à la hausse continue des prix des billets d’avion entre l’Hexagone et les territoires ultramarins, le Gouvernement lance une mission d’analyse. Le député martiniquais Jiovanny William est chargé de proposer des solutions pour améliorer l’accès au transport aérien. La mission confiée au député vise à analyser en profondeur les mécanismes de formation des prix. Parmi les points étudiés : le rôle du yield management, les ventes additionnelles, la transparence des grilles tarifaires, ainsi que l’éventuelle existence de pratiques abusives ou discriminatoires. À l’issue de ses travaux, le député Jiovanny William devra formuler des propositions pour garantir un accès équitable au transport aérien et prévenir toute atteinte à l’égalité entre les citoyens. Un point d’étape est prévu le 30 avril 2026, avant la remise d’un rapport final attendue au plus tard le 30 juin 2026.
Voir également : Billets d’avion Outre-mer : l’exécutif mandate un député pour décortiquer la hausse des tarifs aériens | Air Journal

Une table-ronde sur le tourisme organisée par la mission d’information sur la loi Littoral et la loi Montagne au Sénat
Les sénateurs, Guillaume Gontard, président, et Jean-Michel Arnaud, rapporteur, de la mission d’information « Loi Littoral, loi Montagne : 40 ans après, quelle différenciation ? » ont organisé une table-ronde sur le tourisme avec Géraldine Leduc (ANETT), Nicolas Dayot (FNHPA), Laurent Reynaud (DSF), Jean Pinard (Futourism) et Hélène Machart (DGE), ce mardi 31 mars dernier.
Voir également : Une proposition de loi pour un acte III de la loi Montagne déposée à l’Assemblée nationale | Maire-Info, quotidien d’information destiné aux élus locaux
COMMENTAIRE FEDOM :
La FEDOM a été sollicitée par courrier par les sénateurs Guillaume Gontard, président, et Jean-Michel Arnaud, rapporteur, de la mission d’information « loi Littoral, loi Montagne : 40 ans après, quelle différenciation ? ».
Les sénateurs souhaitent connaître le point de vue des entreprises ultra-marines sur les conséquences de l’application des lois Montagnes et Littoral sur les différents secteurs de la vie économique Outre-mer, notamment le bâtiment, le tourisme, l’agriculture et l’ensemble des activités liées à la mer, ainsi que sur les infrastructures numériques et énergétiques et les éventuelles recommandations d’évolutions à formuler.
Les membres de la FEDOM qui le souhaitent, peuvent adresser leur contribution à la FEDOM d’ici le 1er mai.
VIE DES TERRITOIRES

Face aux Outre-mer : un nouveau rendez-vous politique sur la 1ère
La rédaction du Pôle Outre-mer de France Télévisions lance une nouvelle émission de 26 minutes en radio intitulée « Face aux Outre-mer », présentée par Serge Massau. Ce rendez-vous politique bimensuel a pour ambition de donner la parole aux acteurs majeurs de la vie publique et d’éclairer les enjeux propres aux territoires ultramarins. Pour ce premier numéro, diffusé le mercredi 8 avril à 14 heures en radio, l’émission recevra Manuel Valls, ancien Premier ministre et ancien ministre d’État chargé des Outre-mer.

Lutte contre l’habitat indigne : du nouveau pour l’Outre-mer
Dans le cadre de sa politique de lutte contre l’habitat indigne, l’État a mis en place des aides financières en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion et à Mayotte. Des aides qui ont fait l’objet de quelques ajustements.

« Passerelle Colissimo » : la Poste lance une nouvelle solution de réexpédition vers les Outre-Mer
Colissimo annonce le lancement de « Passerelle Colissimo », une nouvelle offre de réexpédition à destination des territoires d’Outre-mer. Cette solution vise « à simplifier l’accès des consommateurs ultramarins aux sites e-commerce hexagonaux, tout en permettant aux e-commerçants de toucher un marché encore insuffisamment adressé », indique La Poste.
Voir également : Quelle est cette nouvelle passerelle lancée par Colissimo pour réexpédier les achats vers l’outre-mer ?

Cap Business Océan Indien publie un rapport sur les liens intrinsèques entre les secteurs touristiques et agricoles et la biodiversité
Quelles sont les corrélations entre l’agriculture, le tourisme et la biodiversité ? C’est la question que s’est posée l’association Cap Business Océan Indien. Dans un rapport publié fin mars, l’organisation tend à démontrer différentes manières de prospérer dans ces deux secteurs tout en respectant l’environnement. Cette étude s’est déroulée sur six mois aux Comores, à l’île Maurice, à Mayotte, aux Seychelles, à La Réunion et à Madagascar. Ces six territoires sont actuellement confrontés à une crise de la biodiversité. Différentes espèces sont menacées d’extinction. À titre d’exemple, Madagascar fait face à une déforestation de 44 % de sa végétation. C’est pourquoi Cap Business Océan Indien s’est associé à Expertise France et à l’Agence Française de Développement (AFD) pour effectuer ces recherches et financer le projet. Cap Business Océan Indien propose donc dans son rapport, grâce à la participation de 12 entreprises, différentes alternatives permettant aux secteurs agricoles et touristiques de prospérer tout en préservant la nature.

Mayotte – La concession de l’aéroport, confiée à Edeis Aéroport Mayotte est prolongée jusqu’en 2031
Le gouvernement a officialisé, par décret en date du 28 mars 2026, l’approbation d’un avenant à la convention de concession de l’aéroport de Mayotte – Marcel Henry, anciennement Dzaoudzi Pamandzi. Ce texte, publié au Journal officiel, prolonge la durée de la concession jusqu’au 31 mars 2031 et encadre un nouveau cycle d’investissements structurants pour l’infrastructure.

Il y a quinze ans, Mayotte devenait le 101ème département français
Voulue par 95,24% des Mahorais lors d’un référendum en 2009, la bascule de la collectivité départementale (un statut alors intérimaire) en département s’est effectuée le 31 mars 2011. Quinze ans après, malgré des avancées, la départementalisation n’est toujours pas achevée.

Nouvelle-Calédonie – Nickel : le Congrès confirme l’ouverture à l’exportation de minerais bruts
Adopté le 3 mars dernier, le texte autorisant l’exportation du minerai qui ne peut pas être transformé localement a fait l’objet d’une seconde lecture, ce mardi 31 mars, sur demande du président de la province Nord, Paul Néaoutyine. Malgré l’opposition des indépendantistes, il a été de nouveau approuvé par une majorité d’élus, convaincus de la nécessité « d’envoyer un signal » aux potentiels repreneurs des usines.

Nouvelle-Calédonie – Quand l’autorité de la concurrence donne le pouls de l’économie calédonienne
L’autorité de la concurrence de Nouvelle-Calédonie a présenté le mardi 31 mars dernier le bilan de ses actions de l’année écoulée. Pour rappel, l’institution a pour principal objectif le maintien du respect des règles de la concurrence « au service des entreprises et des consommateurs. L’autorité a rendu 29 avis et décisions concernant douze secteurs différents en 2025. Six autorisations de concentration d’entreprises ont été traitées et 45 millions de francs de sanctions pécuniaires et quatre décisions au titre de la mission répressive ont été enregistrées. Au-delà de ce décompte, le travail de l’autorité de la concurrence est un indicateur fin des dynamiques économiques. À commencer par la recomposition des entreprises. « Au regard de notre première mission préventive, c’est-à-dire la concentration d’entreprises, la mise en exploitation et le développement des équipements commerciaux, on voit une reprise de certains projets, mais qui reste un peu poussive », constate Stéphane Retterer ; « il n’y a pas de relance de restructuration, comme on l’aimerait suite à un accord institutionnel qui créerait cette confiance et cette espérance. Il y a des projets qui ont abouti parce que certains grands investisseurs locaux doivent reconstruire, mais cela reste insuffisant ». Dans l’ensemble, peu de projets « innovants » ont vu le jour, une tendance corrélée à ce manque de confiance, que regrettent aussi les chefs d’entreprises calédoniens.
Voir également : Crise économique en Nouvelle-Calédonie : pour un tiers des entreprises, la « priorité est désormais à la survie » | France Inter

Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna : la Banque des Territoires adapte son action face aux réalités de terrain
Du 9 au 17 mars derniers, Hervé Tonnaire, directeur Outre-mer de la Banque des Territoires s’est rendu dans le Pacifique, pour une mission de travail et de rencontres avec les acteurs locaux. Entre accompagnement de la reconstruction en Nouvelle-Calédonie et volonté de rendre plus opérationnelle son action à Wallis-et-Futuna, cette mission s’inscrit dans une logique de dialogue et d’adaptation aux besoins exprimés localement.

Nouvelle-Calédonie – Amaury Decludt devrait prendre la direction de la mission interministérielle
Amaury Decludt, inspecteur des finances, devrait succéder à Claire Durrieu à la direction de la mission interministérielle pour la Nouvelle-Calédonie (MINC). Son parcours mêle administration centrale et terrain : il a été sous-directeur des budgets « enseignement scolaire » et « sport, jeunesse, vie associative » au ministère de l’Éducation nationale (novembre 2023 – décembre 2024), délégué à la stratégie à la Direction générale des douanes (DGDDI) entre 2021 et 2023, et secrétaire général de la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence de 2019 à 2021. Il est également, depuis janvier 2026, membre du conseil d’administration de l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs). Énarque (promotion 2013-2014), il a aussi exercé comme membre du conseil supérieur de la Direction Nationale d’Aide et de Contrôle de Gestion (DNACG) à la Fédération française de rugby entre 2017 et 2018.

Nouvelle-Calédonie – Face à la hausse des prix des carburants, les entreprises calédoniennes du transport et du BTP en première ligne
Alors que les prix à la pompe ont très nettement augmenté le mercredi 1er avril, les professionnels du BTP et ceux du transport planchent déjà sur la manière dont ils devront s’adapter à cette nouvelle donne pour le moins inquiétante. La situation actuelle pourrait impacter la masse salariale de certaines entreprises. Mais pour Patricia Lecomte, gérante de deux sociétés de transport, pas question de toucher à ses 41 salariés. En temps normal, le carburant lui coûte en moyenne 3 millions de francs par mois. Ce poste de dépenses devrait augmenter de plus de 550 000 francs. Une nouvelle épreuve pour les entreprises calédoniennes, qui peinent déjà à se relever de la crise Covid et des émeutes de 2024. Quid désormais de la poursuite de la guerre au Moyen Orient ?

Polynésie française – Le Gouvernement abaisse ses objectifs à 450 000 touristes d’ici 2033
Présenté en Conseil des ministres sous la forme d’un projet de délibération, la nouvelle stratégie économique « Cap 2033 » exprime une attente de 450 000 visiteurs en 2033, et non plus 600 000, comme l’avait annoncé Moetai Brotherson lors des territoriales en 2023. En parallèle, le Pays ambitionne une augmentation de 30 % de la production agricole commercialisée et souhaite mettre les énergies renouvelables au cœur des énergies vertes.

La Réunion – Les start-up réunionnaises au Salon ChangeNOW, l’innovation péi s’affiche à Paris
Quatre start-up originaires de La Réunion ont participé à ChangeNOW, l’un des plus grands rendez-vous mondiaux consacrés aux solutions innovantes pour la transition écologique et sociétale, organisé cette année sous la nef du Grand Palais à Paris. Une première pour l’écosystème réunionnais, portée collectivement par French Tech Réunion, Digital Réunion, 4 Impact Studio, La Réunion Innovation et la Région Réunion. Les quatre entreprises présentes cette année étaient : Torskal, Flowly, BIOFUEL Réunion et FETCH Environnement Marin.

La Réunion – Marché automobile au premier trimestre : la « lente agonie » de l’électrique
Dans un marché des particuliers en baisse de 11 %, les ventes de véhicules électriques ont chuté de 18,3 % au premier trimestre et de 25,5 % en mars. La flambée des cours du pétrole n’a pas (encore ?) conduit les Réunionnais à se tourner vers cette motorisation. Le représentant des importateurs automobiles tire la sonnette d’alarme.

Wallis-et-Futuna – 40 millions de francs de l’Etat pour les projets d’agriculture
Cette année, le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire a attribué une enveloppe d’environ 400 000 euros, soit un peu plus de 40 millions de francs pacifiques, pour accompagner les projets du territoire. Sur Futuna, une dizaine de projets ont été visités par la direction des services de l’agriculture et les élus. Objectif : identifier les besoins des porteurs de projets pour mieux les accompagner. Parmi les porteurs de projets, le village de Nuku à Sigave dans lequel se trouve la plus grande tarodière du Pacifique. Un projet ambitieux qui consiste à cultiver et exporter du tarot d’eau. Les villageois ont d’ailleurs déjà commencé à envoyer de grandes quantités de tarot à Wallis. L’autre objectif de la direction des services de l’agriculture c’est « d’avancer concrètement ensemble en offrant des perspectives, soit en termes de production, soit en termes de petites transformations ». L’idée, c’est aussi de pouvoir aider les petits porteurs, soit par de la « petite mécanisation, soit par de l’irrigation, soit par un circuit de formation complémentaire. Ce sont des aides à la production et à l’investissement ».
Voir également : Fonds Pacifique : 30 millions de francs pour Wallis et Futuna

Wallis-et-Futuna – Tourisme : Futuna dans le viseur de South Pacific Pocket Guide
Deux représentants de South Pacific Pocket Guide, dont son directeur, étaient en visite à Futuna la semaine dernière. Objectif : découvrir l’île, rencontrer les acteurs locaux et évaluer son potentiel. Wallis et Futuna pourrait intégrer leurs guides dédiés au Pacifique Sud.
RAPPORTS, ETUDES, AVIS, JURISPRUDENCES

INSEE – Synthèses annuelles économiques régionales – 2025
Retrouvez les synthèses annuelles économiques régionales pour 2025 de la Guadeloupe, la Guyane, La Martinique .

Autorité de la concurrence – Décision du 02 avril 2026 relative à des pratiques mises en œuvre dans le secteur des câbles électriques dans les départements et régions d’outre-mer (DROM)
L’Autorité de la concurrence sanctionne Nexans et Sonepar pour s’être entendus sur l’octroi de droits exclusifs d’importation des câbles électriques Nexans dans l’ensemble des départements et régions d’outre-mer.
Voir également : Outre-mer : 2 entreprises condamnées pour des pratiques anticoncurrentielles – Le Quotidien de La Réunion
VIE DES PARTENAIRES

SERD 2026 : un webinaire dédié aux acteurs des territoires d’Outre-mer le 19 mai prochain
Dans le cadre de la préparation de la Semaine européenne de la réduction des déchets (SERD) 2026, l’Agence de la transition écologique (ADEME) organise pour la première fois un webinaire national entièrement consacré aux territoires d’Outre-mer. Prévu le 19 mai à 21h (heure de Paris), ce rendez-vous en ligne s’adresse aux collectivités, associations, entreprises et établissements éducatifs engagés ou souhaitant s’engager dans des actions de réduction des déchets. L’objectif ? Favoriser les échanges entre acteurs des Outre-mer, partager des retours d’expérience et présenter des outils concrets pour faciliter l’organisation d’animations locales.
VIE DES ADHERENTS

Carburants : l’UDE-MEDEF Guadeloupe demande au Premier ministre Sébastien Lecornu une prolongation des dispositifs de soutien durant la période des hausses des prix
Face à la hausse durable des prix des carburants, l’UDE-MEDEF Guadeloupe a écrit au Premier ministre Sébastien Lecornu pour alerter sur les difficultés croissantes des entreprises du territoire. Datée du 1er avril 2026, la démarche traduit une inquiétude partagée par plusieurs secteurs : transport, pêche, agriculture, et plus largement toutes les activités fortement dépendantes de l’énergie. L’organisation patronale prend acte des mesures annoncées par l’État notamment la remise de 20 centimes par litre pour le transport routier, ainsi que des dispositifs spécifiques pour la pêche et le gazole non routier agricole. Mais elle pointe d’emblée leur limite principale : ces aides sont cantonnées au seul mois d’avril. « Sans visibilité ni prolongation, l’efficacité du plan risque d’être fortement réduite, alors que l’urgence est immédiate pour les entreprises de terrain », avertit l’organisation dans un communiqué. Ce positionnement intervient dans un contexte où Bercy a également annoncé un prêt flash carburant destiné à soutenir rapidement la trésorerie des petites entreprises, dans l’Hexagone comme en Outre-mer. Un dispositif salué par une partie du monde patronal, mais qui suscite aussi des réserves : pour certaines organisations, faire porter le choc énergétique par la dette des entreprises ne règle pas le problème de fond et expose les structures les plus fragiles à un risque d’endettement supplémentaire.

La CCI NC a lancé sa Semaine de l’entrepreneuriat
Du 31 mars au 2 avril derniers, la CCI-NC a réuni entrepreneurs, créateurs et repreneurs pour trois jours de conférences, d’échanges et de conseils concrets à Nouméa. Ce rendez-vous inédit a accueilli porteurs de projets, jeunes chefs d’entreprise, cédants et repreneurs autour d’un programme dense : mini-conférences, forums, témoignages et pitchs d’entreprises à reprendre. Benoît Dunogues, responsable du département de gestion d’entreprise à la CCI, explique avoir « voulu vraiment mettre l’accent sur la possibilité de regrouper tous les partenaires, tous les écosystèmes qui gravitent autour de l’entrepreneuriat au même endroit », une ambition qui traduit la volonté de faire de cet événement un guichet unique pour les entrepreneurs calédoniens. Dans un contexte économique particulièrement difficile pour le territoire, l’initiative prend une résonance particulière.
Voir également : La CCI met l’accent sur l’action avec sa Semaine de l’entrepreneuriat

Tremplin pour l’emploi : sept jeunes guadeloupéens ont signé leur premier CDI dans les filiales du groupe GBH
Sept jeunes guadeloupéens ont signé leur premier CDI dans les filiales du groupe GBH, grâce au dispositif « Tremplin pour l’emploi », un programme d’insertion professionnelle porté par le groupe Bernard Hayot, le RSMA, le GRETA et le lycée Paul Lacavé.
Voir également : Guadeloupe : La première promotion 2026 du programme « Tremplin pour l’emploi » du RSMA diplômée avec 7 CDI signés | Outremers360

Yannick Cadet, nouveau président du MEDEF de Polynésie française, fixe le cap pour 2026
Après deux ans à la tête du MEDEF, Steeve Hamblin a cédé sa place à Yannick Cadet. Ce dernier occupait déjà le poste de vice-président. Il a pris les rênes du premier réseau d’entrepreneurs en Polynésie, le 31 mars, et ce jusqu’en 2028. Dans la lignée des orientations impulsées par Steeve Hamblin, Yannick Cadet entend poursuivre la dynamique engagée. Il souhaite rester un interlocuteur des pouvoirs publics, et se positionner comme une force de proposition sur les enjeux liés à l’entrepreneuriat et à l’économie locale. Aujourd’hui, le MEDEF Polynésie fédère 24 organisations professionnelles, près de 650 entreprises et environ 19 000 salariés sur le territoire, selon ses chiffres. Dans un contexte marqué par une croissance « relativement limitée en 2025, malgré la bonne santé du tourisme », l’enjeu en 2026 sera de redynamiser l’activité économique. Pour y parvenir, Yannick Cadet appelle à ouvrir un certain nombre de réflexions stratégiques.
COMMENTAIRE FEDOM :
La FEDOM souhaite avant tout adresser ses chaleureux remerciements à Steeve Hamblin pour son engagement en faveur de l’économie polynésienne. La FEDOM tient également à féliciter Yannick Cadet pour son élection à la présidence du Medef de Polynésie française et se réjouit de pouvoir poursuivre, à ses côtés, la collaboration engagée avec Steeve Hamblin et ses prédécesseurs, au service du développement économique de la Polynésie française.

La desserte aérienne intérieure à l’arrêt, Air Calédonie se met sous protection du tribunal
La compagnie domestique Air Calédonie a été placée en redressement judiciaire après près d’un mois de blocages des aérodromes des îles Loyauté et de l’île des Pins, qui ont paralysé l’ensemble des liaisons intérieures en Nouvelle-Calédonie. Asphyxiée financièrement, la petite compagnie publique, pivot de la desserte inter-îles, ne dispose plus que de quelques semaines de trésorerie et joue désormais sa survie devant le tribunal de commerce.

Entrepreneuriat : des jeunes cheffes d’entreprise de Guyane s’organisent et partagent leurs expériences
Le 31 mars dernier la Chambre de commerce et d’industrie de la Guyane organisait dans son siège des Savanes, une rencontre entre entrepreneuses. Un espace de convivialité organisé à l’occasion de la journée internationale des droits de la femme. Ateliers, stands et gastronomie étaient au rendez-vous avec un objectif double, créer du bien-être mais aussi permettre à ces cheffes d’entreprises d’agrandir leur réseau.

« Il faut agir maintenant » : pourquoi les acteurs économiques de La Réunion tirent la sonnette d’alarme
Face à la flambée mondiale du pétrole, la Chambre de Commerce et d’Industrie et la Chambre de Métiers tirent la sonnette d’alarme. Derrière les mots, une inquiétude profonde pour un tissu économique fragilisé, déjà sous pression.

Une matinée stratégique pour booster les entrepreneurs locaux mahorais
Face aux nombreux défis rencontrés par les porteurs de projets à Mayotte — accès limité au financement, manque d’accompagnement et difficultés de structuration — une matinée dédiée entend apporter des solutions concrètes. L’événement réunira, le 17 avril prochain à Paris, les acteurs clés de l’écosystème entrepreneurial ultramarin pour favoriser les échanges et débloquer des opportunités. Introduite par le président de la FEDOM, Hervé Mariton, la rencontre rassemblera la Direction générale des Outre-mer, le GIP Europe (sous réserve) ainsi que trois entrepreneurs mahorais venus partager leurs expériences et les solutions qu’ils ont mises en œuvre. Au programme : interventions, retours de terrain et échanges avec le public pour proposer des réponses adaptées aux besoins des participants.
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JOURNAL OFFICIEL

JORF du 29.03.2026
– Décret n° 2026-217 du 28 mars 2026 approuvant l’avenant n° 1 à la convention de concession de l’aérodrome de Mayotte – Marcel Henry

JORF du 31.03.2026
– Décret n° 2026-218 du 30 mars 2026 revalorisant l’allocation de solidarité spécifique à Mayotte
– Décret n° 2026-221 du 30 mars 2026 portant revalorisation du montant forfaitaire du revenu de solidarité active à Mayotte
– Décret n° 2026-223 du 30 mars 2026 portant revalorisation du montant forfaitaire de la prime d’activité à Mayotte
– Décision n° 01-LA-25 du 10 mars 2026 du comité de règlement des différends et des sanctions de la Commission de régulation de l’énergie sur la demande de liquidation de l’astreinte présentée par M. L. à l’encontre du Syndicat intercommunal d’électricité du département de La Réunion (SIDÉLEC)
BOFIP

– 10/03/2026 : IR – RFPI – Actualisation pour 2026 des plafonds de loyer et de ressources des locataires pour les dispositifs d’incitation fiscale à l’investissement immobilier locatif
COMMENTAIRE FEDOM :
L’administration fiscale a publié le 10 mars 2026 une mise à jour de sa doctrine dans le Bulletin officiel des finances publiques (BOFiP), actualisant les plafonds de loyers applicables aux dispositifs d’investissement locatif. Ces paramètres conditionnent l’accès à plusieurs mécanismes de défiscalisation immobilière encore utilisés dans les territoires d’Outre-mer, notamment les dispositifs Pinel, Duflot ou Scellier. Fixés par mètre carré et révisés chaque année, ces plafonds déterminent le niveau maximal de loyer qu’un propriétaire peut pratiquer tout en bénéficiant d’un avantage fiscal.