L’ÉDITO

Hervé MARITON
Président de la FEDOM
Les élections municipales approchent. Elles concernent la plupart des territoires ultramarins. Les communes et les intercommunalités ont un rôle important dans le déroulé de la vie économique, dans la définition et la mise en œuvre de stratégies. La relation entre entreprises et collectivités est importante pour les uns et les autres. La Fedom est l’organisation qui représente toutes les entreprises de tous les Outre-Mer. Les débats locaux sont du ressort de nos organisations membres, pas du nôtre. Mais il est bien de notre rôle de dire que, le plus souvent, la dynamique économique des collectivités n’est pas – c’est un understatement – suffisante. La relation concrète est trop souvent marquée par des délais de paiement trop longs, une fiscalité lourde, des dépenses de fonctionnement – particulièrement de personnel – excessives, des infrastructures défaillantes. Tout cela représente de lourds handicaps pour les entreprises et contribue alors à un niveau de chômage élevé, à une pauvreté endémique. Certaines collectivités font mieux que d’autres. Mais trop souvent l’économie ne parait pas une priorité, en tout cas pas dans les réalisations concrètes.
Alors, s’il pouvait y avoir une prise de conscience que cela ne doit pas durer. Nos organisations locales plaident en ce sens. Puisse le message porter, pour une meilleure dynamique des collectivités, avec les entreprises, pour l’emploi, pour le mieux vivre de nos concitoyens.
LE FOCUS DE LA SEMAINE
Evolution majeure du service TESE
Le TESE, ou Titre Emploi Service Entreprise, est un service de l’URSSAF destiné à simplifier les formalités sociales des entreprises, liées à l’embauche, au calcul et au contrôle de la paie, ainsi qu’au calcul de la déclaration des cotisations sociales. Il s’adresse aux entreprises domiciliées en France hexagonale relevant du régime général, ainsi qu’aux entreprises de Martinique, Guyane, Guadeloupe, La Réunion et Saint-Martin relevant du régime général ou agricole mais pas aux entreprises de travail temporaire ou aux groupements d’employeurs, par exemple.
Jusqu’à présent, les entreprises adhérentes au TESE ne pouvaient utiliser ce service que pour l’ensemble de leurs salariés. Cette absence de flexibilité du dispositif avait contraint la plupart des employeurs ultramarins à renoncer à y recourir dans la mesure où le système « TESE » n’était pas adapté pour les contrats longs.
A travers sa contribution apportée à la préparation du Comité interministériel des Outre-mer (CIOM) de mars 2023, la FEDOM avait plaidé pour l’adaptation du TESE Outre-mer.
En parallèle, la FEDOM avait rencontré le directeur général de l’ACOSS et le directeur de la sécurité sociale au ministère des affaires sociales sur ce point largement handicapant. Ceux-ci nous avaient alors indiqué que la difficulté résidait dans un paramétrage technique de logiciel ne permettant pas à une entreprise de choisir alternativement un mode de déclaration pour l’ensemble de ses salariés et que des travaux étaient en cours pour lever cet obstacle.
C’est chose faite depuis le 1er janvier 2026. Les entreprises peuvent désormais choisir de déclarer une partie de leurs salariés via le TESE, tout en déclarant l’autre partie par l’intermédiaire d’un tiers déclarant ou par leurs soins.
Ainsi, à titre d’exemple, un restaurateur pourra confier la gestion des formalités sociales de son équipe habituelle, à son expert-comptable, et gérer lui-même gratuitement, grâce au TESE, l’embauche et la gestion des formalités sociales de ses « extras » ou d’employés saisonniers.
Alors que nos entreprises subissent la concurrence déloyale du travail informel, la facilitation des démarches sociales liées à l’embauche et à la gestion de salariés permettra sans nul doute de favoriser la déclaration des emplois occasionnels, précaires et clandestins (« jobeurs »).
La FEDOM se réjouit de l’adaptation de cet outil aux réalités de terrain.
Lire la brochure spécifique ici
DU CÔTÉ DU GOUVERNEMENT

Le budget de l’Etat pour 2026 promulgué au Journal officiel
Le budget de l’Etat pour 2026, dont la quasi-totalité a été validée le 19 février par le Conseil constitutionnel, a été promulgué le 20 février au Journal officiel, marquant le point final de plus de quatre mois de feuilleton parlementaire et de débats houleux. Le budget strictement dédié à la mission Outre-mer s’élèvera à 3,2 milliards d’euros. Toutefois, en intégrant certains crédits spécifiques inscrits dans d’autres missions, notamment la santé ou l’éducation, les ressources globales allouées aux Outre-mer atteignent près de 22 milliards d’euros. Le texte avait été adopté définitivement par le Parlement le 2 février après le rejet des motions de censure consécutives à un ultime 49.3 utilisé par le Gouvernement. Cette promulgation met fin à la loi spéciale qui reconduisait temporairement le budget 2025 votée fin décembre faute d’accord parlementaire pour assurer la continuité de l’État.
Voir également : Le Conseil constitutionnel valide l’essentiel du budget de l’Etat pour 2026; Projet de loi de finances : pas de censure pour la taxe sur le rhum – Le Quotidien de La Réunion ; Reconstruire avec la défiscalisation – La Voix du Caillou
Lire la décision du Conseil constitutionnel
COMMENTAIRE FEDOM :
À la suite de la promulgation du budget pour 2026, la FEDOM a analysé les mesures impactant les entreprises des Outre-mer.
Retrouvez la note ici

« Renforcer l’anticipation, l’accompagnement et la prévention des difficultés des entreprises », objectif de la charte confiance de l’Etat
Le ministère des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat a signé le 10 février dernier, une « Charte confiance ». Celle-ci vise à accompagner les entrepreneurs, « dès l’apparition des premières fragilités » et engage plusieurs acteurs publics, privés et associatifs. Les organisations en Outre-Mer où les défaillances augmentent, sont concernées par cette démarche. Cette « charte confiance » a été approuvée par plus d’une trentaine de signataires. Parmi eux, le MEDEF (Mouvement des Entreprises de France), l’URSSAF, le ministère de l’action et des comptes publics, l’Association Française des Sociétés de financement (ASF), ou encore la Fédération Bancaire Française (FBF) et l’Institut d’Émission des Départements d’Outre-Mer (IEDOM).

Outre-mer : la loi contre la vie chère renvoyée à l’été pour être « musclée »
Le projet de loi de lutte contre la vie chère dans les Outre-mer ne sera examiné que « vers juin-juillet », et doit encore « être musclé », a annoncé la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou, alors que le Premier ministre Sébastien Lecornu a arrêté le calendrier parlementaire du Gouvernement jusqu’à l’été.

Salon de l’Agriculture 2026 : le Président de la République, Emmanuel Macron, ouvre l’édition au pavillon des Outre-mer et fixe quatre priorités pour les filières ultramarines
Pour la première fois, le président de la République a ouvert le Salon international de l’agriculture, le samedi 21 février, depuis le pavillon des Outre-mer. Après avoir coupé le ruban inaugural, il a rencontré les éleveurs de la vache Brahmane (race spécifique de la Guyane et de la Martinique), Biguine, égérie de cette édition malheureusement absente du salon pour raisons sanitaires. Il a ensuite rejoint le pavillon des Outre-mer, où il a pris le temps d’échanger avec les producteurs et artisans martiniquais, guadeloupéens, mahorais, réunionnais, calédoniens et polynésiens. Le chef de l’État a conclu son parcours au village du Pacifique, réunissant la Polynésie, Wallis-et-Futuna et la Nouvelle-Calédonie, visiblement conquis par un spectacle de danse du Pacifique (Polynésie et Wallis et Futuna) au rythme des percussions.
DU CÔTÉ DU PARLEMENT

Inégalités dans les Outre-mer : le Sénat poursuit son étude de la réforme du modèle économique ultramarin
La commission d’enquête du Sénat sur les inégalités en Outre-mer a tenu le 17 février, une table ronde sur le modèle économique de ces territoires. Parlementaires et experts y ont analysé les dépendances structurelles afin d’identifier des leviers de réforme pour la concurrence et l’investissement. Le constat initial est sans appel : les politiques publiques actuelles peinent à réduire efficacement les inégalités. Les « économies de comptoir » perdurent, maintenant une forte dépendance vis-à-vis de l’Hexagone. Pour le professeur Sébastien Mahouraparsad, ce « double déséquilibre » est également nourri par des disparités internes, marquées par une concentration excessive des revenus, du patrimoine et du pouvoir économique. Toutefois, des leviers de croissance existent. Pour les différents intervenants, les ressources naturelles, les connectivités maritimes et l’accès aux marchés internationaux constituent des atouts majeurs.
Voir également : Inégalités dans les Outre-mer : la « production statistique » au cœur des débats au Sénat

Le projet de loi constitutionnelle portant création d’un « Etat de la Nouvelle-Calédonie au sein de l’ensemble national » : une 1ère étape au Sénat
Le parcours parlementaire du projet de loi constitutionnelle a maintenant débuté. La ministre des Outre-mer a été auditionné sur le projet de loi constitutionnel le 17 février dernier et la commission des lois a donné un avis favorable sur texte, suite à l’examen du rapport de Madame Agnès Canayer, rapporteure. Le texte sera examiné en séance publique au Sénat, le 24 février. La suite du parcours s’avère pourtant entravée à l’Assemblée nationale. Les socialistes, force charnière sur ce projet, ont annoncé dans une tribune publiée le 17 février dans Le Monde, qu’ils ne soutiendront pas le texte, déjà rejeté aux deux extrémités de l’Hémicycle. La réforme ne recevra pas la majorité qualifiée de 60 % requise pour être adoptée au Parlement, avant le vote espéré des sénateurs et des députés à la majorité des 3/5ème, lors d’un Congrès réuni à Versailles que l’exécutif envisageait le 13 avril. La ministre des Outre-mer Naïma Moutchou a appelé les parlementaires à la « responsabilité collective » pour débloquer l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, estimant qu’il n’y avait actuellement aucune « alternative ». Lors d’une conférence de presse du FLNKS à Paris, le député Emmanuel Tjibaou a appelé le Gouvernement à acter l’impasse de la situation. De son côté, Patrick Kanner, le président du groupe PS, a appelé la ministre à considérer « la réalité politique qui va bloquer la machine », et à travailler dès à présent à une sortie de crise en cas de rejet du texte par l’Assemblée.
Voir également : Les socialistes ne voteront pas le projet de loi constitutionnelle sur la Nouvelle-Calédonie ; Nouvelle-Calédonie : « Il n’y a pas de solution durable, assurant la paix, la stabilité et le développement, sans un accord consensuel et inclusif » ; Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou appelle les parlementaires à la « responsabilité » sur la réforme constitutionnelle | Outremers360 ; Nouvelle-Calédonie : le député indépendantiste Tjibaou appelle le gouvernement à acter « l’impasse » de la réforme constitutionnelle ; Nouvelle-Calédonie : face aux inquiétudes sur la révision constitutionnelle, Naïma Moutchou appelle les élus « à donner sa chance à ce processus imparfait » ; La réforme constitutionnelle sur la Nouvelle-Calédonie arrive au Sénat – franceinfo ; jean-jaures.org/publication/nouvelle-caledonie-regard-retrospectif-sur-le-processus-de-sortie-de-laccord-de-noumea/?post_id=73639&export_pdf=1
VIE DES TERRITOIRES

Vie chère, développement économique, conjoncture : en Outre-mer, une croissance « faible mais stable en 2025 », note Ivan Odonnat, dirigeant des IEDOM-IEOM
Avant le traditionnel bilan économique annuel des Instituts d’Émission d’Outre-mer (IEDOM-IEOM), leur dirigeant, Ivan Odonnat, a fait le point sur les conjonctures ultramarines en 2025. Des conjonctures vulnérables aux « tensions protectionnistes internationales » et au « blocage parlementaire », créant une « incertitude élevée pouvant altérer la confiance des agents économiques ». Sur le front de la vie chère, « l’inflation (…) a nettement ralenti en 2025 dans l’ensemble des territoires ultramarins ».

Conférence « Élevage et transition agroécologique dans les Outre-mer »
Dans le cadre de la feuille de route Outre-mer du Cirad et à l’occasion du Salon international de l’agriculture, une conférence proposera un éclairage sur les leviers scientifiques et techniques pour accompagner la transition agroécologique des élevages ultramarins, tout en renforçant leur performance économique, leur autonomie et leur résilience face aux changements globaux. À travers des exemples conduits à La Réunion, en Guyane, à Mayotte et aux Antilles, seront présentés des travaux sur la valorisation des races locales adaptées aux milieux tropicaux, l’amélioration des systèmes fourragers et l’autonomie protéique, ainsi que des outils innovants pour caractériser la valeur alimentaire des fourrages et optimiser la conduite des troupeaux. Les échanges aborderont également les approches intégrées de surveillance et de prévention des maladies selon le concept « One Health », la modélisation des performances des élevages, le stockage de carbone dans les sols et l’intégration cultures-élevage au service de la gestion agroécologique des territoires.
Mercredi 25 février 2026, 14:00-17:00, – Hall 7.3 – Salles 736/737/738

Filière vanille : les défis de la vanille ultramarine en quête de renaissance dans un marché mondial sous tension
Première épice aromatique utilisée dans l’industrie agroalimentaire mondiale, la vanille naturelle vit sous la menace permanente des cyclones, de la spéculation et de la concurrence de la synthèse chimique. Pourtant, dans les territoires français d’Outre-mer une filière passionnée résiste, innove et valorise ce produit d’exception à des prix records. Telles sont les conclusions tirées de la 6ème conférence sur les vanilles françaises le 17 février dernier au ministère de l’Agriculture.

Guyane – Le centre spatial de Kourou se réinvente à l’heure des nouveaux lanceurs européens
Le centre spatial de Kourou, en Guyane française, pilier historique d’Ariane, se réinvente pour devenir un hub multi-opérateurs, capable d’accueillir de nouveaux lanceurs européens.

Martinique – Un différentiel de 40 % des prix alimentaires avec la métropole : « Le manque de concurrence n’est pas la cause principale de la vie chère en Martinique »
La problématique de la vie chère est centrale dans les départements et régions d’Outre-mer. Mais le cas de la Martinique, étudié par Emmanuel Combe, montre qu’elle ne tient pas forcément à un déficit de concurrence entre acteurs de la grande distribution.
Voir également : Vie chère : La concurrence disculpée en Martinique. Par Emmanuel Combe – In « Les Échos » du 17/02/2026 · ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981 %

Martinique – Un modèle redistributif insoutenable
Les données économiques et sociales récentes confirment une réalité : la Martinique repose sur un modèle fortement redistributif, stabilisé par la dépense publique, mais fragilisé par une pauvreté élevée, un déficit commercial massif et une dépendance extérieure persistante. Une fragilité sociale nettement supérieure à l’Hexagone.

Mayotte – Reconstruction : l’EPRDM prépare son avenir et lance la consultation clé pour bâtir sa stratégie 2026-2031
L’Établissement public de reconstruction et de développement de Mayotte franchit une nouvelle étape dans sa structuration. Il vient de lancer une consultation en vue de recruter le prestataire qui l’accompagnera dans l’élaboration de son Projet stratégique de développement pour la période 2026-2031. Ce document de référence doit permettre de clarifier la feuille de route de l’établissement dans un contexte marqué par les enjeux majeurs de reconstruction et de développement du territoire. À travers cette démarche, l’EPRD entend préciser le rôle qu’il sera amené à jouer dans la mise en œuvre de la stratégie quinquennale dédiée à la reconstruction et au développement de Mayotte. Le futur projet stratégique devra ainsi définir les priorités d’intervention, les modalités d’action et les leviers opérationnels mobilisables sur les cinq prochaines années.

Nouvelle-Calédonie – Une ouverture temporaire à l’export pour aider les usines locales
Le Gouvernement local a examiné un avant-projet de loi du pays visant à assouplir, de manière temporaire, les règles d’exportation des minerais issus des réserves géographiques métallurgiques. L’objectif affiché est de soutenir les usines métallurgiques calédoniennes, aujourd’hui en difficulté, et de leur permettre de retrouver une situation économique plus viable. Ces réserves ont été mises en place pour garder, sur le long terme, des gisements de nickel importants et s’assurer qu’ils servent d’abord aux usines installées en Nouvelle-Calédonie. Jusqu’ici, les minerais extraits dans ces zones ne pouvaient pas être exportés, afin de garantir l’approvisionnement des usines locales et de sécuriser les investissements industriels. Trois grandes réserves existent aujourd’hui : Tiébaghi, Koniambo et le Sud latéritique. Elles alimentent des usines en activité et disposent de ressources suffisantes pour répondre à leurs besoins pendant encore dix à vingt ans, voire plus selon les sites. Mais depuis plus de dix ans, la filière du nickel calédonien est confrontée à une concurrence internationale très forte, notamment venue de Chine puis d’Indonésie. Cette pression a fragilisé le secteur partout dans le monde, avec de nombreuses fermetures d’usines. Dans ce contexte difficile, le Gouvernement estime nécessaire de faire évoluer certaines règles.

Nouvelle-Calédonie – Lancement officiel du câble sous-marin Tamtam entre le Vanuatu et la Nouvelle-Calédonie
Le projet de câble sous-marin à fibre optique Tamtam a été officiellement lancé mercredi 18 février dernier à Port-Vila, à l’occasion d’une cérémonie de signature entre l’Asian Development Bank et la société Prima Ltd. Le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a salué cette étape, qui marque le démarrage du déploiement de cette nouvelle infrastructure numérique régionale.

Nouvelle-Calédonie – Pacte de refondation : « Il faut accélérer, il y a encore des chantiers très importants devant nous», affirme Claire Durrieu, directrice de la mission interministérielle pour la Nouvelle-Calédonie
Claire Durrieu a fait un point sur son cinquième déplacement en Nouvelle-Calédonie, vendredi 20 février dernier qui avait trait au pacte de refondation économique et sociale. La directrice de la mission interministérielle a notamment déclaré que l’État devrait bientôt annoncer les premiers projets du plan de relance.

Polynésie française – Remise des Prix de l’Excellence Économique 2025‑2026
La remise des Prix de l’Excellence Économique 2025‑2026 s’est tenue le 2 février au Lycée hôtelier de Punaauia, en présence du ministre de l’Economie et des Finances Warren Dexter, du vice recteur par intérim Olivier Huisman et de Thierry Beltrand de l’IEOM.
Pour la première fois, tous les lycées de Polynésie proposant la filière STMG ont participé au concours. Au total, 163 élèves ont concouru, soir plus d’1 élève de Terminale STMG sur 3 (1 sur 8 au plan national), témoignant de l’engouement croissant pour ce concours.Le sujet de cette édition portait sur le rôle de l’épargne.
Trois lauréates issues de trois établissements différents ont été récompensées :
1er prix Mahuike Flores (Lycée Samuel Raapoto).
2ème prix Hanihei Gillot (Lycée Tuianu Le Gayic).
3ème prix Kehaurea Tahautu (Lycée Taiarapu Nui).

Polynésie française – Le tourisme, moteur de croissance
Selon les dernières données publiées par l’Institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF), la Polynésie française a accueilli 75 539 touristes au deuxième trimestre 2025, soit une hausse de 12,4 % sur un an. Cette progression, portée par l’hébergement terrestre marchand et la reprise du transport aérien, s’accompagne d’effets positifs sur l’emploi, malgré une évolution plus contrastée du secteur des croisières.

La Réunion – Faire du numérique un levier durable de développement économique
La signature officielle du contrat de filière numérique 2026-2028 s’est tenue le 18 février au domaine du Moca. Sous l’impulsion de la Région Réunion, cette convention trace les grandes lignes d’une feuille de route collective afin de structurer l’écosystème numérique réunionnais. Objectifs : soutenir l’innovation, positionner La Réunion comme un territoire moteur de la transformation numérique, et accompagner 10.000 usagers dans l’appropriation de l’outil numérique.

La Réunion – Au Salon de l’Agriculture 2026, les filières réunionnaises se mobilisent pour le maintien du POSEI
Le salon de l’Agriculture a démarré le 21février ; les filières agricoles réunionnaises affichent front uni pour défendre le POSEI. Ces aides européennes menacées de réforme sont pourtant « essentielles aux régions ultra-périphériques, y compris La Réunion », martèlent les agriculteurs structurés au sein de la Production Locale Réunie. Les différentes filières que sont l’ADIR (Association pour le développement industriel de La Réunion), l’ARIBEV (interprofession du bétail et de la viande), l’ARIV (interprofession de la volaille), l’ARIFEL (interprofession des fruits et légumes), l’ARIPA (interprofession de la pêche et de l’aquaculture) et le Syndicat du Sucre, regroupées au sein de La Production Locale Réunie (PLR), ont l’intention de défendre « l’excellence insulaire » auprès des décideurs publics sur la capitale.

Saint Pierre et Miquelon – Salon de l’Agriculture : après sept ans d’absence, Saint-Pierre et Miquelon fait son grand retour avec l’espoir « que ce ne soit pas juste une vitrine éphémère »
Absent depuis 2019, l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon signe son retour au Salon de l’Agriculture à Paris. Entre manque de repreneurs, contraintes logistiques et adaptation permanente au climat et à l’isolement, agriculteurs et artisans locaux sont venus défendre un savoir-faire forgé dans l’adversité, avec l’espoir d’ouvrir de nouveaux marchés dans l’Hexagone.
RAPPORTS, ETUDES, AVIS, JURISPRUDENCES

Plus de 700 000 personnes mal-logées dans les Outre-mer, selon la Fondation pour le Logement des Défavorisés
Plus de 700 000 personnes vivent dans des conditions de mal-logement dans les départements et régions d’Outre-mer (DROM), selon un rapport publié par la Fondation pour le Logement des Défavorisés. Cette estimation concerne les cinq DROM et met en évidence une situation jugée préoccupante et durable, marquée par une forte précarité sociale et une crise structurelle du logement.

IEDOM – Cyclone CHIDO : situation conjoncturelle et financière ex-ante et ex-post des entreprises mahoraises
Le cyclone CHIDO est survenu dans un contexte où les entreprises mahoraises faisaient déjà face à des tensions récurrentes sur leur trésorerie, à une forte dépendance logistique et à un environnement économique marqué par des chocs exogènes successifs. Afin d’apprécier la portée de ses effets sur le tissu productif local, la présente note propose un éclairage sur l’évolution récente de la situation économique et financière des entreprises du territoire. Cette approche vise à offrir une vision d’ensemble des dynamiques à l’œuvre, afin d’éclairer les enjeux de stabilisation et de reprise économique à Mayotte.
Voir également : Après le cyclone Chido, l’économie mahoraise encore exsangue – Le Journal De Mayotte

IEDOM – Baromètre mensuel de l’inclusion financière dans les DCOM de la zone Euro – fin janvier 2026
Chaque mois, l’IEDOM publie le baromètre mensuel de l’inclusion financière dans les départements et collectivités d’Outre-mer de la zone Euro.
VIE DES ADHERENTS

La simplification économique doit redevenir une priorité, selon la CCI GUADELOUPE
La Chambre de Commerce et d’Industrie des Îles de Guadeloupe appelle à replacer la simplification administrative au cœur des priorités économiques, après le nouveau report de l’examen du projet de loi relatif à la simplification de la vie économique. Dans un communiqué publié le 10 février 2026, l’institution souligne les conséquences de ce report sur l’environnement des entreprises, en particulier dans les territoires ultramarins.

L’aéroport international de Tontouta se prépare à recevoir aussi Air Calédonie
Tout est prêt pour déménager Aircal à Tontouta. C’est le message que veulent faire passer le Gouvernement, la CCI et la compagnie. À partir du 2 mars, tous les vols locaux partiront de Tontouta et atterriront là-bas. Un changement majeur pour les usagers, indispensable selon eux à la survie d’Air Calédonie.
Voir également : Nouvelle-Calédonie: les coutumiers des îles s’opposent à un projet de transfert d’Air Calédonie | Outremers360

Transitions professionnelles : un guide du Medef Guadeloupe pour aider les TPE-PME à agir
Les mutations économiques, technologiques et environnementales transforment l’activité des entreprises et, par conséquent, les métiers et les compétences nécessaires à leur développement. Anticiper ces évolutions, adapter les compétences et accompagner les reconversions sont désormais des enjeux stratégiques. Pour aider les TPE-PME à se saisir concrètement des nouveaux outils à leur disposition, le Pôle Compétences du Medef publie un guide pratique dédié aux transitions et reconversions professionnelles. Ce guide décrypte les évolutions issues de la loi du 24 octobre 2025 transposant l’ANI « transitions et reconversions professionnelles », à l’élaboration duquel le Medef a activement contribué afin de simplifier et de faciliter l’accès des entreprises aux dispositifs.

Le village du Pacifique prône la solidarité et le partage au Salon de l’agriculture
Un an après la naissance de la FED-CAPP, la Fédération des Chambres d’agriculture et de la pêche du Pacifique, la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie et Wallis-et-Futuna s’affichent main dans la main au 62e Salon international de l’agriculture, au sein du Village du Pacifique. Un rapprochement qui a permis l’année dernière à la Nouvelle-Calédonie de maintenir sa présence malgré les difficultés économiques, et qui permet à Wallis et Futuna d’avoir une petite vitrine pour cette édition 2026. « Si je vous dis que mon miel a parcouru 22 000 km pour venir et que mon curcuma est cultivé sans aucun pesticide sur une île volcanique à 1h des îles Fidji, tout de suite on apporte un peu de rêve », décrit fièrement Denis Ehrsam, directeur général de la CCIMA, la Chambre de commerce, d’industrie, des métiers et de l’agriculture, de Wallis et Futuna.
VIE DES PARTENAIRES

EWAG – numéro spécial – Souveraineté alimentaire : les territoires d’Outre-mer relèvent le défi
Alors que les crises sanitaires, climatiques et géopolitiques rappellent la fragilité de nos approvisionnements, une question devient centrale pour nos territoires :
👉 Comment mieux produire pour mieux nourrir ?
À travers ce nouveau hors-série Outre-mer, EWAG explore un enjeu stratégique pour l’avenir de nos territoires : la souveraineté alimentaire.
📙 Réalisé avec le concours des acteurs institutionnels et agricoles ce magazine met en lumière :
• les réalités de la dépendance alimentaire
• les défis du changement climatique pour l’agriculture ultramarine
• les solutions locales déjà à l’œuvre
• celles et ceux qui s’engagent pour produire autrement
Comme le rappelle Guillaume Vuilletet, délégué interministériel à la souveraineté agricole des Outre-mer, la question n’est plus théorique : elle touche directement à la résilience de nos territoires et à leur capacité à décider de leur avenir alimentaire.
🌍 Diversification des cultures, installation des jeunes agriculteurs, recherche, formation, adaptation aux aléas climatiques…
Partout en Outre-mer, des dynamiques se construisent.
Ce hors-série donne la parole aux acteurs du terrain et propose un éclairage concret sur les leviers d’action.
Ce hors-série a été réalisé grâce au précieux soutien de nos partenaires : la Région et le Département de la Guadeloupe, le Département de La Réunion et le Département-Région de Mayotte. En accompagnant cette publication, ils soutiennent un journalisme de terrain qui met en lumière celles et ceux qui œuvrent chaque jour pour l’autonomie agricole, un enjeu majeur pour nos territoires.
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JOURNAL OFFICIEL

JORF du 18.02.2026
– Arrêté du 16 février 2026 portant ouverture de crédits de fonds de concours

JORF du 20.02.2026
– LOI n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026 (1)
– Décret n° 2026-108 du 19 février 2026 pris en application de l’article 44 de la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances au titre de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026

JORF du 21.02.2026
– Décret n° 2026-118 du 20 février 2026 portant mesures de simplification de l’action publique locale et des normes applicables aux collectivités territoriales et à leurs groupements
– Décret n° 2026-117 du 20 février 2026 portant mesures de simplification de l’action publique locale et des normes applicables aux collectivités territoriales et à leurs groupements

JORF du 22.02.2026
– Décret du 22 février 2026 relatif à la composition du Gouvernement