L’ÉDITO

Hervé MARITON
Président de la FEDOM
La situation financière très difficile de la Collectivité territoriale de Martinique (CTM) a été largement commentée. Sans doute les causes sont-elles multiples. Reste que les entreprises en subissent les conséquences, d’investissements publics devenus incertains, de délais de paiement excessifs, à une augmentation de la fiscalité. Tout cela contrariant le discours sur la lutte contre « la vie chère ».
Cette situation souligne l’absolue nécessité d’une meilleure relation entre entreprises et collectivités locales. Ce qui est vrai en Martinique l’est, à des degrés divers, sur d’autres territoires.
La logique est d’appeler à une plus grande adaptation des politiques nationales aux enjeux de chaque territoire. La loi de programmation pour le développement économique que nous appelons de nos vœux gagnera à être construite avec des objectifs et des moyens définis dans chaque territoire. Mais avec qui ? Dans quelle relation entre entreprises et autorités locales ? Dans un climat de confiance ou un contexte de défiance ?
Ces questions ont été souvent évitées. Si l’on veut une loi de programmation utile, efficace, elles devront être résolues.
DU CÔTÉ DU GOUVERNEMENT

Évolution institutionnelle des Outre-mer : La Réunion écartée du processus, assure Naïma Moutchou
Naïma Moutchou, a assuré que La Réunion et Mayotte ne seraient pas concernées par la réforme institutionnelle que l’État envisage pour les Outre-mer. Cette réflexion porte sur une révision des articles 73 et 74 de la Constitution et ne visera que les territoires qui la demandent. Un constitutionnaliste recevra bientôt une lettre de mission pour l’étudier. Le président du Département, Cyrille Melchior, se réjouit de cette clarification. Selon lui, il n’y a pas de consensus local pour faire évoluer le statut de l’île.

Le président de la collectivité territoriale de Guyane Gabriel Serville a rencontré la ministre des Outre-mer
Gabriel Serville s’est entretenu avec Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, autour de l’avenir institutionnel de la Guyane et des perspectives d’évolution du cadre constitutionnel, ainsi que des finances de la Collectivité.

Logement : Sébastien Lecornu s’engage à faire inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale le projet de loi « relance logement »
Le 23 septembre 2026, dans une lettre au congrès de l’Union sociale pour l’habitat à Bordeaux, Sébastien Lecornu s’est engagé à faire examiner par l’Assemblée nationale le projet de loi « relance logement », déjà voté par le Sénat. Le texte donne plus de pouvoir aux collectivités sur le logement et l’attribution des logements sociaux, simplifie l’urbanisme « sur le modèle de Notre-Dame et des JO » et lance un troisième programme de renouvellement urbain.

Pêche, vie chère, emploi des jeunes à Saint-Pierre et Miquelon… Entretien avec Emmanuel Macron
Le 21 septembre 2026, à la fin de sa première visite à Saint-Pierre-et-Miquelon, Emmanuel Macron a accordé un entretien exclusif à Saint-Pierre-et-Miquelon la 1ère. Il y souligne que l’État n’a jamais autant investi dans l’archipel : 12 vols directs vers Paris, contre aucun en 2017, et une deuxième phase annoncée pour le déplacement du village de Miquelon et pour le quai du commerce. Pour garder les jeunes, il mise sur la pêche (port, Fonds Pêche, recherche, renouvellement de la flotte) et sur de nouveaux secteurs comme le numérique et le spatial. Un câble transatlantique passera par Saint-Pierre d’ici 2030, et l’entreprise Look Up doit investir 20 M€ dans l’archipel.
Après la venue de Mark Carney, premier chef de gouvernement canadien en fonction à se rendre dans l’archipel, les deux pays lancent un rapprochement sur la pêche, l’accès aux ports canadiens, la transformation du poisson sur place et le plateau continental. Le président veut faire de l’archipel le « laboratoire » du rapprochement entre le Canada et l’Europe, aussi pour les étudiants, l’énergie, le sport et le transit des passagers.
COMMENTAIRE FEDOM :
Dans la continuité du déplacement d’Emmanuel Macron, le Président de la FEDOM, Hervé Mariton, se rendra à Saint-Pierre et Miquelon pour s’assurer que les annonces de financements faites, qui ont suscité un espoir chez les acteurs politiques et économiques de l’archipel, soient suivies d’effets concrets. Face aux velléités de l’administration Trump et aux pressions qu’elle exerce sur le Canada, le lien entre Saint-Pierre et Miquelon et son voisin canadien doit plus que jamais être consolidé : à ce titre, la FEDOM salue la venue historique de Mark Carney – premier chef de gouvernement canadien à s’être rendu sur l’archipel – qui semble ouvrir une nouvelle page pour la coopération régionale. La FEDOM appelle enfin à poursuivre le travail d’adaptation des règles européennes, qui continuent de contraindre l’économie du territoire et limitent sa capacité à tirer pleinement parti de sa position en Amérique du Nord. Ces adaptations devront d’autant plus survenir, alors que le Premier ministre canadien a accueilli favorablement l’idée de la Présidente de la Commission européenne de faire du Canada le premier membre associé de l’Union européenne.
DU CÔTÉ DU PARLEMENT

Évolution du prix du billet d’avion en Outre-mer : un rapport avec 14 propositions formulées par le député Jiovanny William et une promesse de résultats pour la ministre Naïma Moutchou
Le 24 septembre 2026, le député martiniquais Jiovanny William a remis à la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, un rapport sur le prix des billets d’avion vers et entre les Outre-mer. Il l’a rédigé après plusieurs mois d’auditions et de consultations dans les territoires. Le rapport contient 14 propositions techniques et applicables en droit, classées en mesures à court, moyen et long terme. Elles touchent aux obligations de service public, à la loi et aux règlements, aux négociations avec les compagnies aériennes et au rôle des collectivités. La priorité est la taxe de solidarité sur les billets d’avion (dite « taxe Chirac ») et la ministre s’attend à la voir évoluer « dans les prochaines semaines ». Le rapport propose également davantage de liaisons directes entre territoires ultramarins et une fiscalité harmonisée d’un bassin à l’autre. Le député insiste sur l’urgence, car voyager répond à des besoins réels : famille, études, santé. Certaines de ces mesures pourraient entrer dans le projet de loi contre la vie chère ou dans le projet de loi de finances, discuté en octobre.
COMMENTAIRE FEDOM :
La FEDOM salue le travail réalisé par le député Jiovanny William ainsi que la volonté affichée par le Gouvernement d’apporter des réponses concrètes à un sujet essentiel pour les populations et les économies ultramarines.
La FEDOM rappelle qu’elle travaille depuis plusieurs mois sur la question de la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA), dont le poids pèse directement sur le coût des déplacements. Elle appelle le Gouvernement à défendre activement, auprès de la Commission européenne, une dérogation rapide à ce dispositif aux Outre-mer. Si des échanges sont nécessaires pour en sécuriser le fondement juridique, ils ne sauraient justifier une exclusion durable des territoires ultramarins, compte tenu de leur statut de régions ultrapériphériques reconnu par les droits national et européen.
La FEDOM souhaite toutefois exprimer son désaccord avec la proposition visant à conditionner le bénéfice de la défiscalisation des avions à la signature, par les compagnies aériennes, d’un contrat de régulation du prix des billets.
Un tel dispositif risquerait de fragiliser le renouvellement et la modernisation des flottes desservant les territoires ultramarins, alors même que la défiscalisation constitue un outil indispensable pour soutenir l’investissement productif et maintenir une offre aérienne adaptée. Il pourrait également réduire l’attractivité des investissements et, à terme, peser sur la qualité, la fréquence et la continuité des dessertes.
Pour la FEDOM, la baisse du prix des billets doit reposer sur une approche globale et cohérente, combinant une fiscalité mieux adaptée, la maîtrise des coûts, l’amélioration des infrastructures et le renforcement des dispositifs de continuité territoriale.
Pour nourrir ce débat, la FEDOM s’est associée à la Fédération nationale de l’aviation et de ses métiers (FNAM) pour réaliser une étude sur le poids socio-économique du transport aérien en France. Ce travail mettra à jour les chiffres de l’emploi, de la valeur ajoutée et de la fiscalité liés au secteur, ainsi que ses retombées sur le tourisme et le fret, en les déclinant région par région. Un volet sera consacré aux Outre-mer. Il mesurera la connectivité aérienne des territoires ultramarins avec le reste du monde, ainsi que la part du transport aérien dans leurs exportations. L’objectif est de montrer, chiffres à l’appui, que l’aérien conditionne directement le développement et l’ouverture des économies ultramarines, et de disposer ainsi d’éléments objectifs pour guider les choix publics en matière de fiscalité et de desserte.

Agriculture en Outre-mer : le sénateur de la Guadeloupe Victorin Lurel alerte sur les menaces de réductions budgétaires
Dans une lettre datée du 18 septembre 2026 au Premier ministre, à la ministre des Outre-mer et à la ministre de l’Agriculture, le sénateur de la Guadeloupe Victorin Lurel alerte sur les coupes budgétaires qui menacent l’agriculture ultramarine. Environ 24 M€ seraient en jeu : 5 M€ d’aide nationale à l’alimentation animale supprimés, 1,7 M€ en moins pour la banane et 17 M€ en moins pour la filière canne-sucre-rhum, qui passerait de 147 à 130M€. Ces filières sont déjà fragilisées par la cercosporiose noire (une maladie du bananier), l’inflation, les aléas climatiques et la concurrence des produits importés.

Sénatoriales 2026 : Retour sur les résultats en Outre-mer
Voici la liste des sénateurs élus dans les territoires ultramarins à l’issue des élections sénatoriales du 27 septembre 2026 :
- Guyane : Rodolphe Alexandre, ancien président de la collectivité territoriale de Guyane, et Ryan Persaud sont élus pour les deux sièges à pourvoir.
- Polynésie française : Lana Tetuanui est réélue, tandis qu’Édouard Fritch, ancien président de la Polynésie française, fait son entrée au Sénat.
- Saint-Barthélemy : Micheline Jacques est réélue.
- Saint-Martin : Daniel Gibbs, ancien président de la Collectivité, est élu.
- Wallis-et-Futuna : Lafaele Tukumuli est élu.
VIE DES TERRITOIRES

Prix, vie chère, pouvoir d’achat… les confidences exclusives du préfet de La Réunion sur les questions qui fâchent
Pour le premier volet de son entretien exclusif dans les locaux de Zinfos974, le préfet de La Réunion répond aux questions qui touchent directement au portefeuille des Réunionnais. Vie chère, octroi de mer, salaires, pauvreté, Pec, emploi et logement… le représentant de l’État reconnaît les limites des dispositifs actuels et assume parfois un discours sans détour. Entretien exclusif.

Après les financements asiatiques, la Polynésie va aussi frapper à la porte de l’Europe
Après avoir plaidé, devant l’Assemblée, pour une diversification des partenaires financiers du Pays, évoquant notamment une demande de contribution auprès de la Banque asiatique de développement, le président de la Polynésie française Moetai Brotherson a reçu Céline Ruiz, cheffe du bureau de l’Union européenne pour les Pays et Territoires d’Outre-mer du Pacifique. L’objectif affiché : capter une partie des financements du prochain cadre européen 2028-2034 pour ses projets d’énergie, d’eau et d’adaptation au changement climatique.
Lire également : https://www.radio1.pf/moetai-brotherson-mise-sur-la-resilience-et-la-diversification-des-partenaires-financiers/

Martinique : 5,8 millions d’euros pour renforcer la sûreté du Grand Port maritime et lutter contre les trafics
Le Grand Port maritime de la Martinique va renforcer son dispositif de sûreté face aux risques liés aux trafics de stupéfiants et à la corruption. Une stratégie 2025-2029, présentée vendredi 25 septembre 2026 par le préfet de la Martinique et le président du directoire du port, prévoit 5,8 millions d’euros d’investissements, dont 2,9 millions dès 2026.

La Charte guadeloupéenne de la commande publique officiellement signée à la Préfecture
Signée en Préfecture par l’État et la majorité des collectivités, la Charte de la commande publique fixe 12 engagements pour optimiser le paiement des factures et soutenir l’économie. Les socioprofessionnels ont toutefois demandé un délai de réflexion avant de s’engager.

De 5 000 € à 50 000 € : les business angels, particuliers qui entrent au capital de l’entreprise
Ils n’existent pas que sur le plateau télévision de « Qui veut être mon associé ? », sur M6 ; des chefs d’entreprise ou simples particuliers qui souhaitent investir localement pourraient faire la différence. Le contexte économique ou sociétal pourrait encourager chacun à regarder d’un œil nouveau son écosystème de proximité et à y participer directement. Au niveau national le réseau de Business Angels encourage et structure ces mises en relations, une association créée en Guyane veut jouer ce rôle sur nos 3 territoires. Interview avec Jean-Christophe Laleu, président de Business Angels Guyane.

Défaillances d’entreprises en Martinique : la présidente du CROEC plaide pour une culture de l’anticipation
En Martinique, les défaillances d’entreprises ont augmenté de 18,5 % sur un an à fin juin 2026, contre environ 5 % dans l’Hexagone. Selon Valérie-Anne Lauhon, présidente de l’Ordre des experts-comptables de Martinique, l’insularité pèse lourd : petit marché, approvisionnement compliqué, surstockage et difficultés de financement. Comme les dirigeants demandent souvent de l’aide trop tard, elle propose une « Charte de confiance » locale qui réunirait le tribunal, la médiation et les autres acteurs pour repérer les difficultés plus tôt.

Serge Letchimy : « Il n’y a pas de mauvaise gestion mais un déséquilibre structurel »
Dettes de près d’un milliard d’euros, recul de l’autofinancement, délais de paiement à rallonge… le rapport d’observations de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la Collectivité territoriale de Martinique (CTM) a dressé un constat sévère. Serge Letchimy, président du Conseil exécutif de la CTM, s’explique sur la situation financière de la collectivité, détaille son bilan et son plan de redressement.

Entre prêt et subvention, la Calédonie va recevoir de l’État près de 21 milliards de francs
Double annonce du président du gouvernement calédonien Milakulo Tukumuli, mardi 22 septembre : Paris s’apprête à débloquer la dernière tranche du prêt garanti par l’État, de même qu’une subvention attendue via le budget des Outre-mer. L’ensemble, presque 21 milliards de francs Pacifique, « permet d’arriver jusqu’à fin novembre ».

La Région Réunion présente sa stratégie pour renforcer l’attractivité du territoire
La Région Réunion a présenté jeudi 24 septembre 2026 les conclusions d’une étude consacrée à l’attractivité du territoire, à l’occasion d’un Comité stratégique de l’internationalisation des entreprises (CoSIE) exceptionnellement élargi. La collectivité souhaite notamment mieux structurer l’accueil des investissements et renforcer les liens économiques de La Réunion avec son environnement régional et international.

Réussites ultramarines à l’international : Avec sa plateforme numérique Optimal RH, Hatem Bellagi, fondateur et dirigeant du groupe calédonien Skazy, veut faire rayonner la tech calédonienne
Outremers 360 en partenariat avec Business France membre de la Team France Export, vous propose une nouvelle série consacrée au développement international d’entreprises ultramarines. Pour ce premier volet, Outremers 360 a interviewé Hatem Belligi, fondateur du groupe calédonien Skazy, et de l’outil de gestion des ressources humaines Optimal RH, lauréat du Programme des investissements d’avenir (PIA) 3 / France 2030 par son intégration croissante de l’IA dans les usages RH. Avec Optimal RH, Skazy a progressivement conquis de nouveaux marchés dans l’Hexagone, dans les Outre-mer et à l’international. Retour sur un parcours emblématique.
VIE DES ADHERENTS

MEDEF Polynésie française – Cap Croissance : « On a des bases intéressantes, c’est le moment de préparer la suite »
Le Medef organise, le 27 octobre, sa première Rencontre des entrepreneurs de Polynésie, avec un thème clair : « Cap Croissance ». Chefs d’entreprises, élus, représentants de l’administration et même syndicats sont conviés au Hilton Tahiti le temps d’une journée pour échanger sur les grands enjeux économiques du fenua. Emploi, concurrence, innovation, IA et surtout relais d’activité… Pour le président de l’organisation, Yannick Cadet, il est plus que temps de réfléchir collectivement aux conditions d’une croissance plus forte et mieux répartie en Polynésie.
COMMENTAIRE FEDOM :
La FEDOM adresse toutes ses félicitations à Arnaud BUSSEUIL à l’occasion de sa nomination en qualité de délégué général du Medef Polynésie.
Ancien collaborateur de la FEDOM, Arnaud Busseuil connaît avec précision les enjeux économiques et institutionnels propres aux territoires ultramarins. Son parcours et son engagement constitueront des atouts précieux au service des entreprises de Polynésie française.
Nous lui souhaitons pleine réussite dans ses nouvelles fonctions.

Cinq audacieux façonnent la Guadeloupe !
Ils osent, innovent et se distinguent ! Porté par l’UDE MEDEF Guadeloupe, le Prix de l’Audace 2026 met à l’honneur cinq entrepreneurs dont les initiatives contribuent au dynamisme économique du territoire et dessinent son avenir.

GBH lance « Producteurs d’avenir » pour soutenir la production locale ultramarine
Le groupe GBH lance « Producteurs d’avenir », un programme de 1,2 million d’euros destiné à accompagner les agriculteurs et éleveurs de Martinique, Guadeloupe, Guyane et La Réunion dans leurs projets d’investissement et d’installation. Le dispositif, déployé sur trois ans, entend renforcer durablement la production locale dans les territoires ultramarins.

Aérien : En Polynésie, Air Moana fait un pas de plus vers le renforcement de sa flotte
Air Moana a reçu son deuxième ATR 72-600 neuf, baptisé Poenui, financé grâce à la défiscalisation locale et à une levée de fonds participative de 596 millions de francs CFP. Un troisième appareil est attendu en décembre, et de nouvelles lignes ouvriront en avril 2027 : Tikehau, une troisième fréquence vers les Marquises et plus de vols vers les Raromatai.

Vatea Moarii, nouveau Président du Cluster Maritime de Polynésie française
Le gérant d’Ocean Products Tahiti a pris le relais de Stéphane Pérez à la tête du Cluster maritime de Polynésie. L’organisme, qui réunit les acteurs privés et publics de la mer, a réorganisé son bureau, avec des vice-présidences thématiques, pour mieux peser dans le débat. « Le monde maritime est tellement vaste, on ne peut pas être spécialiste dans tous les domaines », pointe le nouveau président. Parmi les questions sur lesquelles le chef d’entreprise, représentant des armateurs hauturiers au sein du cluster, veut « mobiliser » l’organisme : la recherche de « l’équilibre » entre « développement et environnement » en matière de ressources marines.
COMMENTAIRE FEDOM :
La FEDOM adresse ses sincères félicitations à Vatea MOARII pour son élection. Elle tient à saluer le travail accompli par Stéphane PEREZ à la présidence du Cluster maritime de Polynésie française et se réjouit de pouvoir poursuivre, avec Vatea MOARII, la collaboration étroite et constructive engagée avec le Cluster maritime au service du développement économique des Outre-mer.

A Bandrelé, la CCI Mayotte et la CC Sud font front commun pour booster les entreprises
Le 25 septembre 2026, la CCI Mayotte et la Communauté de communes du Sud ont tenu à Bandrelé la 11e Journée pour entreprendre, au stade municipal. L’idée était de rapprocher les structures d’accompagnement des porteurs de projets du Sud, pour qui se rendre à Mamoudzou est devenu très difficile. Sur place, les entrepreneurs pouvaient rencontrer des financeurs et des spécialistes de la formation, avec Sud Mayotte Développement comme partenaire. Cette édition mettait l’accent sur l’économie sociale et solidaire et l’économie circulaire, avec notamment des tables rondes sur les associations de ramassage des déchets. Douze classes professionnelles du lycée-collège de Bandrelé sont venues découvrir le monde de l’entreprise.
VIE DES PARTENAIRES

30 000 à 100 000 € : microfonds d’investissement pour permettre une levée de capitaux qui serviront au pré́-amorçage des entreprises.
Interviewé en décembre 2025, Daniel Hierso, président d’Outre-mer Network, regrettait qu’il n’existe « que trois fonds d’investissement privés opérationnels pour l’innovation dans les Outre-mer (CAOMIE Elevation capital, Smalt et Amazon Invest) ». Un nouveau venu devrait renforcer ce trio à partir du mois d’octobre : depuis deux ans, en étroite collaboration avec Outre-mer Network, la DGOM, la Banque des Territoires, la société de gestion INCO travaille en effet à la création d’un fonds d’investissement dédié aux Outre-mer.
COMMENTAIRE FEDOM :
La FEDOM rappelle la tenue, en avril 2025, dans chaque bassin océanique, de plus de 7 séminaires visant à mettre en lumière les enjeux liés aux besoins de financement des entreprises, tant ceux liés à l’exploitation courante de l’entreprise ou aux dépenses d’investissement. Nous le savons, les entreprises ultramarines manquent de fonds propres, elles subissent les retards de paiement publics et elles se heurtent souvent à la prudence des banques, sur fond de crise de l’assurance. Le problème tient moins au manque de dispositifs qu’à leur dispersion, à leur complexité et au peu de coordination entre eux. La synthèse issue de ces travaux formule donc des propositions concrètes :
– Donner de la visibilité sur la commande publique et lutter contre les retards de paiement ;
– Simplifier et accélérer l’accès aux aides, avec un réflexe « Outre-mer » dès la conception des dispositifs nationaux ;
– Sécuriser dans la durée les dispositifs fiscaux, notamment l’aide fiscale à l’investissement productif jusqu’en 2034 ;
– Renforcer les fonds propres, par l’amélioration des FIP et la création d’un crédit d’impôt pour la souscription au capital des PME locales ;
– Répondre à la crise de l’assurance, avec un fonds de mutualisation des risques d’émeute.
La FEDOM continuera de porter ces propositions auprès des pouvoirs publics et les reprendra dans le document qu’elle prépare pour l’élection présidentielle de 2027. L’objectif est que le financement des entreprises devienne un véritable levier d’investissement, de croissance et d’emploi dans les territoires.
VIE DE LA FEDOM

La FEDOM organise le 30 septembre un dîner avec les parlementaires
À l’approche de la présentation du projet de loi de finances (PLF) et du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2027, la FEDOM organise, le 30 septembre, un dîner réunissant ses administrateurs et des parlementaires ultramarins.
Ce temps d’échange permettra de partager les principales préoccupations des entreprises ultramarines et d’échanger sur les mesures nécessaires pour soutenir l’activité, l’investissement, l’emploi et le développement économique des territoires d’outre-mer.

La FEDOM participe le 1er octobre à Choose Outre-mer
La FEDOM participera à Choose Outre-mer, organisé le 1er octobre à la Banque de France à l’initiative de la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou. Hervé Mariton, Président de la FEDOM, interviendra lors de la première table ronde, « Investir dans les atouts des Outre-mer ».

La FEDOM organise le 21 octobre un petit-déjeuner avec Amélie de Montchalin, Première présidente de la Cour des comptes et plusieurs présidents de Chambres régionales et territoriales d’Outre-mer.
Mercredi 21 octobre 2026, de 8h00 à 10h00, au Cercle de l’Union Interalliée – 33 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris (Cravate obligatoire pour les messieurs).
Inscription obligatoire : Inscrivez-vous à notre petit déjeuner FEDOM