L’ÉDITO

Hervé MARITON
Président de la FEDOM
Présidentielles et Outre-Mer
Que vont proposer les candidats à l’élection présidentielle pour les Outre-Mer, sur le plan économique ? En 2022, la Fedom avait formulé des propositions et souhaitait les voir inscrites dans une loi de programmation pour le développement économique des Outre-Mer. Depuis quatre ans, nous avons vécu progrès, déceptions et non-reculs (exonérations de charges sociales, aides fiscales à l’investissement …). Avec bonheur, l’actuelle ministre des Outre-Mer annonçait début janvier la perspective d’une loi d’orientation. Hélas, nous n’en entendons plus beaucoup parler aujourd’hui.
La situation étant ce qu’elle est, nous devons nous projeter vers l’avenir. A nous de formuler nos propres propositions pour 2027, pour l’élection présidentielle et les probables législatives qui suivraient. Je vous sollicite donc, adhérents, partenaires de la Fedom, lecteurs de notre « Lettre hebdomadaire » pour nous transmettre votre analyse, vos propositions. Le dialogue autour de la mission de Philippe Leyssene est l’occasion aussi de préciser objectifs et réformes de moyen-terme. Tout ce travail prospectif constitue aussi notre thème de l’année. A vos propositions !
LE FOCUS DE LA SEMAINE

Catastrophes naturelles – La Cour des comptes alerte sur la fragilité du régime d’assurance face au climat
Dans un rapport consacré aux effets du changement climatique, la Cour des comptes met en garde contre la viabilité financière du régime d’indemnisation des catastrophes naturelles (« Cat Nat »).
L’augmentation attendue de la fréquence et de l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes met sous pression ce dispositif mis en place en 1982 pour compenser les dégâts causés par des phénomènes naturels d’intensité exceptionnelle.
A titre d’exemple, le coût des dommages liés à la sécheresse a presque doublé au cours des cinq dernières années, atteignant en moyenne 1,35 milliard d’euros par an, contre environ 700 millions d’euros annuels depuis l’intégration de ce risque au régime en 1989. Cette évolution « conduit à un épuisement des réserves de la Caisse centrale de réassurance (CCR), impliquant un risque de plus en plus élevé d’appel de la garantie de l’Etat en cas de sinistralité importante. »
Ce régime repose en effet sur un acteur clé : la CCR, réassureur public créé en 1946 et détenu à 100 % par l’État. Bien que son intervention soit facultative — les assureurs pouvant se tourner vers le marché privé —, elle concentre environ 94 % du marché de la réassurance des risques Cat Nat.
Dès lors, la capacité à maintenir une large assurabilité du territoire face aux risques climatiques dépend en premier lieu de la solidité financière de cet acteur public.
Dans ce contexte, la Cour des comptes recommande, pour assurer la pérennité du système, d’exclure de la garantie les risques devenus récurrents et de réévaluer régulièrement la surprime finançant le régime, prélevée sur les contrats d’assurance. Plus largement, elle formule huit recommandations visant à renforcer la prévention, consolider l’équilibre financier et améliorer le pilotage de ce mécanisme de solidarité nationale.
S’agissant de la prévention, le territoire hexagonal est notamment invité à s’inspirer des pratiques de gestion des risques naturels en Outre-mer, où la « culture du risque » est globalement présente et où les pouvoirs publics sont particulièrement bien préparés et performants en situation de gestion des crises.
Les territoires ultramarins sont, en effet, particulièrement vulnérables car ils cumulent un grand nombre d’aléas. La sinistralité liée aux catastrophes naturelles concerne principalement les vents cycloniques (82 %), devant les inondations (13 %), les séismes (4 %) et les mouvements de terrain (1 %).
Malgré un nombre d’assureurs plus limité (20 contre 41 en métropole) et une pénétration de l’assurance plus faible, ces territoires concentrent une part significative des sinistres : ils représentent environ 10 % de la sinistralité historique du régime entre 2000 et 2024, pour seulement 1,8 % des cotisations.
Pour expliquer la faible pénétration de l’assurance habitation Outre-mer, les travaux menés sur l’assurabilité des territoires ultramarins mettent en évidence un défaut d’offre assurantielle mais également un défaut de demande. Celle-ci s’explique en partie par des niveaux de revenus plus faibles mais aussi par le caractère non-assurable de certains biens immobiliers, sur-représentés Outre-mer.
Dans ces conditions, la Cour des comptes souligne la nécessité d’adapter le régime aux spécificités ultramarines, sans remettre en cause le principe de solidarité nationale, afin d’en garantir la soutenabilité à long terme.
Afin de répondre au constat de la difficulté croissante à s’assurer dans certaines zones ou à la suite d’évènements climatiques, plusieurs rapports ont recommandé la création d’un organe d’information sur la couverture réelle du territoire par les assureurs et la sélection des risques opérée en raison de l’exposition aux risques naturels.
Le Gouvernement a ainsi confié à la CCR la mise en place d’un « observatoire de l’assurance des risques climatiques », chargé d’analyser l’évolution de la présence des assureurs sur le territoire. Afin de diffuser ces résultats, cet observatoire produit un rapport annuel, dont la première édition devait intervenir en 2026.
Par ailleurs, un commissionnement de la CCR vise à inciter les assureurs à rester présents dans des territoires exposés aux risques climatiques : pour 2025, il consistait en une rétrocession de la CCR aux assureurs d’un pourcentage des primes quote-part lorsque la garantie de l’État n’est pas déclenchée ; pour 2026, ce commissionnement pourra être majoré en fonction des efforts réalisés pour maintenir l’assurabilité des zones les plus exposées, de la qualité de la gestion des sinistres par l’assureur et des efforts de prévention.
Enfin, les auteurs du rapport rappellent que la Direction générale des Outre-mer (DGOM) souhaite engager un échange avec ses interlocuteurs interministériels sur l’évolution des critères de reconnaissance des vents cycloniques en catastrophes naturelles pour accroître la cohérence et la lisibilité. Ces critères, définis à l’article L122-7 du code des assurances, exigent que le vent ait dépassé 145 km/h de moyenne sur une période de dix minutes ou 215 km/h en rafales. Ces seuils correspondent à une période de retour comprise entre 50 et 100 ans, alors que les autres phénomènes du régime Cat-Nat reposent sur des périodes de retour de 5 à 10 ans.
La FEDOM rappelle que toute réflexion sur la réglementation paracyclonique doit étroitement associer les professionnels des territoires. A ce titre, l’augmentation des vitesses de référence des vents et l’introduction de catégories d’importance dans l’Océan Indien ne saurait être mise en œuvre contre celles et ceux qui connaissent leur territoire et leurs contraintes.
En relai de ses adhérents, la FEDOM a également attiré l’attention du Gouvernement sur le phénomène d’attrition des assureurs en Outre-mer causés par le retrait explicite de compagnies d’assurances notamment à la suite des émeutes de 2024 en Nouvelle-Calédonie et en Martinique et par la hausse dissuasive des primes d’assurance.
Si l’article 171 de la loi de finances pour 2026 prévoit désormais l’instauration d’une garantie « anti-émeutes », ses modalités techniques et opérationnelles restent à préciser. Dans ce cadre, la FEDOM rencontrera prochainement la Direction générale du Trésor et veillera à porter les préoccupations de ses adhérents afin de contribuer à l’élaboration d’un dispositif adapté au plus près des réalités des entreprises ultramarines.
Retrouvez le rapport complet et la synthèse ici
DU CÔTÉ DU GOUVERNEMENT

Hausse des prix du carburant : une aide exceptionnelle pour les entreprises de transport
En raison de la hausse des prix du carburant, le décret du 17 avril met en place une aide exceptionnelle pour les entreprises de transport routier. Cette aide, plafonnée à 60 000 € par entreprise, est créée pour les entreprises de transport afin de répondre à la hausse des prix du carburant causée par le conflit au Moyen-Orient.

Aérien : le Gouvernement a présenté un projet de loi d’accord avec Antigua-et-Barbuda pour désenclaver les Antilles
Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a présenté, le 15 avril, un projet de loi autorisant l’approbation de l’accord signé entre la France et Antigua-et-Barbuda sur les services aériens. Le texte avait été paraphé à Saint-John’s le 28 mars 2022, à l’issue de négociations ouvertes en juin 2021.

Transmission d’entreprises : un plan pavé de bonnes intentions
Environ 500 000 sociétés seront à céder au cours des dix prochaines années. Cela concerne trois millions d’emplois.
Lire également : https://presse.economie.gouv.fr/objectif-reprises-transmission-reprise-passer-le-relais-a-une-nouvelle-generation-de-chefs-dentreprises/

Vaimu’a Muliava, Shirley Billot et Patrick Lingibé parmi les nouveaux membres Outre-mer du CESE
La ministre des Outre-mer Naïma Moutchou a nommé, par arrêté, les huit nouveaux membres du CESE « représentants des organisations exerçant leurs activités dans les collectivités d’outre-mer ».
DU CÔTÉ DU PARLEMENT

Quel impact de l’adoption de la loi sur la simplification de la vie économique sur le droit de la commande publique ?
Le projet de loi sur la simplification de la vie économique a été adopté définitivement par le Parlement le 15 avril 2026. Il fait cependant l’objet d’une saisine du Conseil Constitutionnel. Plusieurs dispositions impactent certaines dispositions de la commande publique. L’objectif annoncé du titre III de la loi est de faciliter l’accès de toutes les entreprises à la commande publique.
COMMENTAIRE FEDOM :
Inspiré par les travaux menés par la CPME Réunion et issu d’un travail conduit avec la FEDOM, ses adhérents et le Gouvernement dès 2024, le projet de loi marque le retour de la Stratégie du Bon Achat (SBA), dans une version à la fois améliorée et plus opérationnelle que celle introduite par la loi relative à l’égalité réelle Outre-mer (EROM) de 2017.
Pour mémoire, l’article 73 de la loi du 28 février 2017 permettait aux acheteurs, d’une part, de réserver jusqu’à un tiers de leurs marchés aux PME locales, dans la limite de 15 % du montant annuel moyen des marchés du secteur économique concerné, et, d’autre part, d’exiger, pour les marchés supérieurs à 500 000 euros, la présentation d’un plan de sous-traitance locale. Interrogé en 2023 par le député Philippe Naillet, le Gouvernement a toutefois constaté que cette expérimentation n’avait pas rencontré le succès attendu : seuls 4 % des acheteurs s’en sont saisis, notamment en raison d’un risque juridique lié à l’imprécision du dispositif et à l’incertitude entourant les secteurs économiques concernés.
Dans ce contexte, l’amendement n°67 de Victorin Lurel, travaillé avec la FEDOM, puis repris en nouvelle lecture à l’Assemblée nationale (amendement n°1467 de Matthias Renault) avec un seuil minoré, visait donc à sécuriser et à rendre plus attractif le mécanisme issu de la loi EROM.
Ainsi, l’article 4 undecies du projet de loi de simplification de la vie économique (numérotation définitive à venir) prévoit ainsi que tout marché public d’un montant supérieur à 100 000 euros hors taxes pourra instaurer une part minimale de 20 % de l’exécution du contrat que le titulaire, s’il n’est pas lui-même une PME ou un artisan, s’engage à confier à des PME locales ou à des artisans locaux.
L’article s’applique, à titre expérimental et pour une période de cinq ans à compter de la promulgation de la présente, aux marchés passés par un acheteur public dans les DROM, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et à Saint-Pierre et Miquelon. Il s’applique dans les mêmes conditions en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et dans les îles Wallis et Futuna pour ce qui concerne les marchés passés par les services et les établissements publics de l’État.
S’inspirant du modèle applicable aux marchés globaux et aux marchés de partenariat, le texte abandonne la réservation d’un tiers des marchés publics aux PME locales, une mesure déjà largement satisfaite dans les faits et juridiquement fragile. En revanche, la nouvelle rédaction sécurise le dispositif en favorisant la sous-traitance locale tout en valorisant les opérations de co-traitance.
La FEDOM appelle à une mise en œuvre rapide de cet article. De nombreuses TPE et PME ultramarines rencontrent en effet des difficultés pour accéder aux marchés publics, voire pour répondre aux appels d’offres. Cette situation freine le développement économique et social des territoires, limite la concurrence et la baisse des prix, et entrave la création de richesses et d’emplois locaux, pourtant essentiels à la réduction de la pauvreté.

Des sénateurs en mission en Nouvelle-Calédonie et à Wallis du 17 au 24 avril
Une mission d’information de la délégation sénatoriale aux Outre-mer, dont les deux sénateurs calédoniens, Georges Naturel et Robert Wienie Xowie, est en Nouvelle-Calédonie et à Wallis à partir de ce vendredi 17 avril et jusqu’au vendredi 24 avril, dans le cadre de son programme de travail consacré à la coopération et à l’intégration régionales des Outre-mer.

En commission, les députés veulent renforcer la confidentialité d’opérations du Centre spatial guyanais
Les députés ont approuvé mercredi en commission un article permettant de qualifier d' »opérations sensibles » certaines opérations du Centre spatial guyanais, à Kourou, d’où décollent les fusées Ariane 6.
VIE DES TERRITOIRES

La Réunion : Cyrille Melchior inquiet de la baisse de la ligne budgétaire unique (LBU) dédiée au logement
Le Président du Département a exprimé dans un communiqué sa vive préoccupation face à l’annonce d’une diminution des crédits de la Ligne Budgétaire Unique (LBU), dédiée au financement du logement et de l’amélioration de l’habitat en Outre-mer.

Quotas de pêche, Europe, investissements : Bernard Briand face aux enjeux de Saint-Pierre-et-Miquelon
Invité du journal télévisé, Bernard Briand, le président de la collectivité territoriale est revenu sur l’incendie qui a frappé Miquelon, les quotas de pêche pour 2026, les discussions européennes à Aruba et plusieurs projets structurants pour l’archipel.

De nouvelles formations professionnelles pour accompagner le développement économique de la Guyane
Dans un contexte économique fragilisé par la hausse des défaillances d’entreprises en Guyane, le rectorat a signé plusieurs conventions avec plusieurs acteurs économiques. L’objectif est d’adapter l’offre de formation professionnelle aux besoins urgents du territoire. Quatre formations, dont deux inédites, seront proposées dès la rentrée 2026.

« On nous annonce une nouvelle année terrible » : en Guadeloupe et Martinique, échouements massifs de sargasses en vue
Les sargasses, ces algues brunes nauséabondes, menacent une fois de plus les côtes des Antilles: Guadeloupe et Martinique s’apprêtent à affronter une saison s’annonçant parmi les pires jamais enregistrées en termes d’échouements, avec des volumes records dans l’Atlantique.

Guadeloupe : La Banque des Territoires et Bpifrance unissent leurs forces pour accélérer le financement de la géothermie et renforcer la transition énergétique du territoire
Antoine Saintoyant, directeur de la Banque des Territoires, et Hervé Lelarge, directeur régional de Bpifrance, se sont rendus le 23 avril 2026, à Bouillante, pour l’annonce d’un partenariat destiné à soutenir le développement de la centrale « Géothermie Bouillante », située en Guadeloupe et exploitée par le groupe ORMAT Technologies. Ce projet vise à renforcer la production d’énergie renouvelable et à contribuer à la transition énergétique du territoire.

Patrick Pourbaix, Directeur Général de MSC Croisières France & Monaco mise sur les Antilles françaises et défend l’émergence d’un hub européen dans la Caraïbe
De retour d’un déplacement en Martinique et en Guadeloupe, Patrick Pourbaix, Directeur Général de MSC Croisières France & Monaco et de sa filiale luxe Explora Journeys, a annoncé trois annonces majeures pour les Antilles françaises, la montée en puissance d’un hub caribéen à l’européenne, et une défense appuyée du modèle de croisière face aux critiques environnementales.

Mayotte lance sa stratégie tourisme pour transformer son potentiel en moteur économique durable et créateur d’emplois
Le premier comité de la filière tourisme s’est tenu le 16 avril à Mayotte, marquant une étape clé dans l’organisation du secteur. Pilotée par l’État, cette démarche vise à structurer une filière stratégique pour le développement économique et l’attractivité du territoire.

Depuis l’Élysée, le maire de Mamoudzou réclame la concrétisation des aides post-Chido
Seize mois après le passage du cyclone Chido, survenu à Mayotte le 14 décembre 2024, la reconstruction des infrastructures publiques, notamment dans le chef-lieu de Mamoudzou, demeure inachevée. Dans un entretien exclusif, le maire de la commune, Ambdilwahedou Soumaila, réélu dès le premier tour le 22 mars dernier avec 61,6 % des voix, fait état de difficultés persistantes dans le financement des écoles, des équipements liés à la sécurité et des infrastructures municipales.

CARICOM le 16 avril dernier, la Martinique rejoint la Communauté caribéenne. Qu’est-ce que cela signifie pour l’île aux fleurs ?
C’est une avancée majeure pour la Martinique et par extension pour le reste des Antilles-Guyane. L’Assemblée nationale a adopté le texte sur l’intégration de l’île à la Communauté caribéenne, la CARICOM. La Martinique en devient ainsi le 7ème membre associé.

L’Autorité de la concurrence veut peser sur les prix
L’Autorité de la concurrence a dévoilé sa feuille de route pour 2026-2027 dans un contexte économique toujours fragilisé par les conséquences de la crise de mai 2024 en Nouvelle-Calédonie et par la persistance de la vie chère. Elle fixe deux priorités : soutenir le pouvoir d’achat et accompagner la transformation économique du territoire.

Nouvelle-Calédonie : deux levées de fonds réussies pour AGRILOGIC et La Case du Miel avec Invest In Pacific et la Banque des Territoires dans le cadre de France 2030
Deux levées de fonds réalisées au bénéfice d’entreprises calédoniennes innovantes, en partenariat avec la Banque des Territoires pour le compte de l’État dans le cadre du programme Territoires d’innovation de France 2030 ont été réalisées.

Tikatsou : la monnaie locale réunionnaise débute sa mise en circulation par l’Ouest de l’île
Dans l’Ouest de La Réunion, il est possible de régler en TiKatsou depuis ce mercredi 22 avril. La monnaie péy, créée par l’association Nout Moné, veut relancer l’économie locale en favorisant les circuits courts et la solidarité entre acteurs du territoire, tout en mettant en valeur la culture et la langue créole.
Voir également : Tikatsou : Les premières transactions de cette nouvelle monnaie péi, Linfo Réunion le 22 avril 2026 ou Tikatsou c’est quoi ?

Nouvelle-Calédonie : le Gouvernement veut davantage encadrer les prix des loyers commerciaux
L’exécutif a examiné un avant-projet de loi du pays, mercredi 15 avril, afin de créer un nouvel indice de calcul des loyers commerciaux, industriels et artisanaux, et d’en limiter ainsi l’augmentation. Un encadrement qui pourrait avoir des effets sur les prix de vente des biens et des services

Nickel calédonien : la SLN vise un retour à la rentabilité d’ici 2029-2030
La hausse du cours du nickel et une accélération de la production font espérer à la direction de l’usine de Doniambo une nette amélioration financière dans les trois-quatre prochaines années. Un scénario envisageable à condition que l’accès à tous les sites miniers de la côte Est soit rétabli entre 2026 et 2027, et que l’État apporte son soutien pour faire baisser le coût de l’énergie.

A Mayotte, coup d’accélérateur sur les contrôles contre l’économie informelle
A Mayotte, les agents du Comité opérationnel départemental anti-fraude (Codaf) mènent des opérations contre l’économie informelle. Depuis le début de l’année, ils ont déjà effectué plus de 140 opérations de ce type.

La défiscalisation continue de soutenir l’économie calédonienne.
Malgré un contexte difficile, les investissements privés tiennent bon. En un an, neuf projets ont été accompagnés, pour un total de près de 18 milliards de francs injectés dans l’économie. Résultat : 241 emplois créés ou consolidés et plus de 7,6 milliards de francs de retombées pour le territoire.

Affaire Air Antilles : une nouvelle offre baptisée Air Kalinago proposée, le délibéré est attendu le 27 avril
Le tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre devait se prononcer 23 avril sur l’avenir d’Air Antilles, mais a finalement reporté le délibéré au 27 avril. Si un seul projet de reprise global est aujourd’hui en lice, porté par Pierre Sainte-Luce sous le nom « Air Kalinago », une autre démarche concerne uniquement la reprise d’un actif, l’ATR 42 avec équipage. Dans ce contexte, et malgré des réserves émises par les autorités aéronautiques, l’issue du dossier reste incertaine.
Lire également : « Ce plan n’est pas viable », les salariés d’Air Antilles résignés avant la décision du tribunal, le 27 avril prochain

IA : de la sidération à la prise de conscience
L’intelligence artificielle n’accomplira sans doute pas les miracles auxquels rêvent certains, mais elle commence à impacter les économies et aura des conséquences sociétales dont on peine à imaginer la portée.

Wallis et Futuna : 23 millions d’euros pour la réfection de la piste de l’aéroport Wallis-Hihifo
L’État a annoncé dans un communiqué, la semaine dernière, le lancement entre juin et août prochain, des travaux de réfection des aires aéronautiques de l’aéroport de Hihifo, réalisés par l’entreprise Colas.
RAPPORTS, ETUDES, AVIS

Défaillance des entreprises : la Guadeloupe et les autres départements d’Outre-mer fortement impactés
Après l’IEDOM, c’est au tour d’Allianz Trade de publier son étude sur les défaillances des entreprises. Après une légère hausse déjà observée l’année dernière, la situation continue de se dégrader en 2025 pour la Guadeloupe qui affiche + 44% au premier semestre. Une dégradation qui concerne aussi les autres territoires d’outre-mer, mais également la France hexagonale.

L’Observatoire économique de la Chambre de commerce et d’industrie des Îles de Guadeloupe a dévoilé une nouvelle analyse du tissu commercial local
L’édition 2025 du rapport « Le paysage commercial guadeloupéen » propose un état des lieux détaillé, fondé sur le fichier consulaire, de l’évolution des établissements entre 2023 et 2025.
Lire également : Guadeloupe : un commerce qui s’étend… mais qui fragilise ses centres-villes

Le guide des aides financières 2026 en Outre-mer
Cette nouvelle édition présente les aides financières existantes pour la rénovation énergétique de l’habitat, l’adaptation à la perte d’autonomie et pour la lutte contre l’habitat indigne en Outre-mer. Le guide rassemble les conditions d’attribution, les plafonds de ressources ainsi que les critères techniques d’éligibilité des travaux concernés. Il est complété par un focus sur le cumul des dispositifs et une liste de contacts et de liens utiles.
VIE DES PARTENAIRES

« Cette dette, c’est la nôtre » : fustigeant « l’Etat-providence », le patron de la Bpifrance appelle à la rigueur
Invité par le MEDEF pour présenter son livre « La Dette sociale de la France 1974‑2024 », Nicolas Dufourcq a livré un diagnostic sévère sur la trajectoire économique du pays. Confrontée à sa dette et au vieillissement de sa population, la France souffre, selon lui, des choix collectifs des dernières décennies.

Le Marquisien Joseph Kaiha prend la tête de l’ACCD’OM avec un bureau renouvelé
Les élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars derniers ont contraint l’Association des Communes et Collectivités d’Outre-Mer (ACCD’OM) à renouveler son bureau. La composition du Conseil d’Administration, lui, reste inchangée : 40 collectivités ultramarines y siègent, de la Guadeloupe à la Polynésie française, en passant par Mayotte, la Nouvelle-Calédonie et Saint-Pierre-et-Miquelon.

Appel à Manifestation d’Intérêt – Experts ultramarins : apportez votre expertise pour améliorer le confort d’été des bâtiments hexagonaux !
Le programme Adapt Bâti Confort (ABC) cherche à faire émerger et à diffuser massivement des solutions concrètes et éprouvées de rafraîchissement efficace dans les bâtiments résidentiels et tertiaires hexagonaux. Pour cela, le programme ABC lance un AMI pour y associer 9 experts ultramarins, spécialistes du sujet, qui disposent d’une grande expérience dans la gestion des fortes chaleurs, notamment en ce qui concerne les systèmes passifs et particulièrement la ventilation naturelle.
Il est attendu de ces experts des retours d’expérience et des remontées de points de vigilance par rapport aux méthodologies et solutions techniques mises en œuvre dans le cadre du programme. Un projet porté par l’ADEME, le Cerema et le CSTB.
VIE DES ADHERENTS

À Antananarivo, les acteurs économiques de La Réunion et Madagascar lancent une « marketplace » de l’océan Indien
Durant le Ceo Summit – Indian Ocean, qui a eu lieu les 9 et 10 avril à Madagascar, le Medef Réunion et ses partenaires malgaches ont lancé « DirectOI », une « marketplace » à l’échelle de l’océan Indien et qui sera déployé dans d’autres territoires et pays. Le Medef Réunion a en outre remporté deux prix durant l’événement.

Se loger dans les Outre-mer : « L’innovation est une condition à l’efficacité » pour Ibrahima Dia, directeur Outre-mer d’Action Logement
Si les territoires d’Outre-mer sont confrontés à de très nombreuses contraintes en matière de logement, ces mêmes aléas poussent les collectivités, bailleurs, aménageurs et professionnels de l’immobilier à innover. Pour le directeur Outre-mer du groupe Action logement, « l’innovation est une condition à l’efficacité » : constructions bioclimatiques, intégration du confort thermique passif, résistance aux cyclones et aux séismes, utilisation accrue de matériaux locaux, etc. =
Lire également : DOSSIER 4/5. Se loger dans les Outre-mer : Le foncier, un problème commun à tous les territoires | Outremers360

À Saint-Martin, la Chambre Consulaire Interprofessionnelle (CCISM) et la Collectivité annoncent l’ouverture prochaine de « La Vitrine Marigot », une boutique partagée dont le lancement est prévu début juin.
Pensé comme une « pépinière commerciale », le dispositif vise à renforcer l’attractivité du cœur de ville de Marigot, tout en accompagnant les entrepreneurs locaux. Les objectifs affichés incluent notamment la création de flux commerciaux, la valorisation des savoir-faire locaux et le soutien à l’activité économique.

Tourisme. Le développement de la croisière au cœur du Ti Kozé du Grand Port maritime de Guadeloupe
La deuxième édition du Ti Kozé portuaire a été l’occasion pour le Grand port maritime de Guadeloupe de réaffirmer son engagement en tant qu’acteur du développement de l’économie du territoire.

Terainui Hamblin Ellacott prend la tête de la CCISM après l’élection de mi-mandature organisée ce jeudi 23 avril à Papeete
La Chambre de commerce de Polynésie française change de président. Terainui Hamblin Ellacott succède à Kelly Asin-Moux, élu sortant, à l’issue d’un scrutin prévu par les statuts de l’institution. Un passage de relais organisé, qui ne marque pas de rupture avec la feuille de route engagée.
COMMENTAIRE FEDOM :
La FEDOM adresse ses sincères félicitations à Terainui HAMBLIN ELLACOTT pour son élection. Elle tient à saluer le travail accompli par Kelly ASIN-MOUX à la présidence de la CCISM et se réjouit de pouvoir poursuivre, avec Terainui HAMBLIN ELLACOTT la collaboration étroite et constructive engagée avec la CCISM au service du développement économique de la Polynésie française.
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JOURNAL OFFICIEL

JORF du 18.04.2026
Décret n° 2026-289 du 17 avril 2026 relatif aux aides exceptionnelles attribuées aux entreprises de transport public routier

JORF du 21.04.2026
Décret n° 2026-286 du 21 avril 2026 portant convocation des collèges électoraux pour l’élection des sénateurs

JORF du 25.04.2026
Arrêté du 3 avril 2026 portant nomination au Conseil économique, social et environnemental
DU CÔTÉ DU GOUVERNEMENT

Conseil des ministres : simplification de l’action publique locale en Outre-mer
La Première ministre a présenté en conseil des ministres du 1er mars 2023 un projet de loi ratifiant l’ordonnance n° 2022-1521 du 7 décembre 2022 étendant aux collectivités relevant de l’article 74 de la Constitution et à la Nouvelle-Calédonie les dispositions de la loi n° 2022-217 du 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l’action publique locale. L’ordonnance du 7 décembre 2022 étend les mesures permettant « de répondre aux besoins concrets et opérationnels des collectivités, et de leur permettre de conduire une action publique plus adaptée, de gagner en souplesse et en efficacité, dans le respect des compétences des collectivités relevant de l’article 74 de la Constitution et de la Nouvelle-Calédonie ». Pour les citoyens, à titre d’exemple, l’ordonnance renforce les outils de démocratie participative locale : le seuil du nombre d’électeurs d’une commune signataires d’une pétition locale pour que la demande puisse être examinée par le conseil municipal est abaissé d’un cinquième à un dixième. Pour les élus, l’ordonnance clarifie les règles de prévention des conflits d’intérêt. En outre, chaque élu communal dispose de la possibilité de consulter un référent déontologue chargé de lui apporter tout conseil utile au respect de la charte de l’élu local.
DU CÔTÉ DU GOUVERNEMENT

Conseil des ministres : simplification de l’action publique locale en Outre-mer
La Première ministre a présenté en conseil des ministres du 1er mars 2023 un projet de loi ratifiant l’ordonnance n° 2022-1521 du 7 décembre 2022 étendant aux collectivités relevant de l’article 74 de la Constitution et à la Nouvelle-Calédonie les dispositions de la loi n° 2022-217 du 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l’action publique locale. L’ordonnance du 7 décembre 2022 étend les mesures permettant « de répondre aux besoins concrets et opérationnels des collectivités, et de leur permettre de conduire une action publique plus adaptée, de gagner en souplesse et en efficacité, dans le respect des compétences des collectivités relevant de l’article 74 de la Constitution et de la Nouvelle-Calédonie ». Pour les citoyens, à titre d’exemple, l’ordonnance renforce les outils de démocratie participative locale : le seuil du nombre d’électeurs d’une commune signataires d’une pétition locale pour que la demande puisse être examinée par le conseil municipal est abaissé d’un cinquième à un dixième. Pour les élus, l’ordonnance clarifie les règles de prévention des conflits d’intérêt. En outre, chaque élu communal dispose de la possibilité de consulter un référent déontologue chargé de lui apporter tout conseil utile au respect de la charte de l’élu local.
COMMENTAIRE FEDOM :
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