L’ÉDITO

Hervé MARITON
Président de la FEDOM
Economies de comptoir. Telle est la façon dont de nombreux commentateurs des Outre-Mer qualifient nos économies. A vrai dire, je n’ai nulle part trouvé de définition contemporaine d’une économie de comptoir. Historiquement, c’est le croisement de flux de sorties de produits agricoles ou matières premières vers la métropole offrant autant de débouchés aux exportations de celle-ci. Les chiffres ? En 2024, la Martinique exporte 400 millions d’euros (dont 40% de produits pétroliers) et importe pour 3,4 milliards. La Réunion exporte aussi 400 millions (dont près de 30% de poissons) et importe pour 7,1 milliards. Les déséquilibres sont préoccupants mais le concept d’économie de comptoir est inopérant.
Plus stimulante est l’analyse publiée récemment par la Fondation Jean Jaurès « Quel avenir pour les politiques publiques d’aides aux entreprises dans les départements et régions d’Outre-Mer ? ». L’analyse est intéressante ; les solutions laissent sur la faim. Sans contester la place de l’économie sociale et solidaire (ESS), le renforcement des moyens des Chambres de l’ESS est-il une proposition à la hauteur ? Au reste les solutions ressortiraient beaucoup de l’intervention publique directe : commande publique, chèques « produits locaux », conditionnement des aides à des contreparties « précises ». L’auteur (Thomas Isnard) souligne le rôle déterminant que doivent jouer les collectivités territoriales. Deux remarques. D’abord, l’implication des collectivités gagnera à une amélioration des relations avec le monde économique là où, souvent, elle est défaillante. Ensuite, le sous-jacent de plusieurs propositions est que les aides doivent être mieux dirigées par les acteurs publics. C’est là une des motivations des mises en cause régulières des deux outils fondamentaux que sont les exonérations de charges sociales et les aides à l’investissement productif. Bien sûr, les gouvernements cherchent à faire des économies budgétaires (ou plutôt ici à augmenter les prélèvements), mais nous entendons régulièrement cette frustration de ne pas davantage piloter le système. Le raisonnement extrême consisterait à le remplacer par des subventions. Outre que celles-ci seraient plus fragiles dans leur stabilité, elles amèneraient l’Etat à intervenir plus finement dans les choix économiques, au risque de contre-sens de marché et d’argent mal employé. Le dispositif actuel est un compromis intelligent (et évidemment améliorable) entre relatives lisibilité et stabilité du guichet et une part d’orientation sectorielle et territoriale. Aller trop loin dans la finesse de pilotage dépasserait les capacités réelles de l’administration. Les effectifs disponibles ne seront jamais au rendez-vous, à supposer qu’ils puissent acquérir une compréhension suffisamment fine des marchés.
Il est frustrant pour l’Etat de ne pas tout orienter, diriger. Supposons que les dispositifs existants puissent être surclassés par d’autres plus efficaces, aucune piste ne nous a été proposée. Prenons garde de ne pas casser ce qui contribue réellement à l’investissement et à l’emploi. Oui, réfléchissons aussi à des besoins qui ne sont pas satisfaits aujourd’hui (par exemple pour l’amélioration des fonds propres). En ayant comme objectif, sans ignorer les contraintes budgétaires, de faire mieux plutôt que simplement de faire autrement.
DU CÔTÉ DU GOUVERNEMENT

Nouvelle-Calédonie : dans une lettre aux élus, Sébastien Lecornu détaille le « pacte de refondation » de l’archipel
Dans une lettre adressée aux élus calédoniens le 20 février, le Premier ministre a détaillé le « pacte de refondation » dédié à l’archipel, chiffré à 240 milliards de francs CFP sur cinq ans, et non conditionné à l’évolution institutionnelle. Sébastien Lecornu a listé les six « piliers » de ce soutien « exceptionnel et temporaire » qui doit permettre à la Nouvelle-Calédonie « d’assumer seule le financement de son système économique et social, en cohérence avec son autonomie fiscale ».
Voir également : 240 milliards pour sauver la Nouvelle-Calédonie : le plan ch | La Dépêche de Nouméa – Nouvelle-Calédonie : l’accord de Bougival à l’épreuve des municipales

Paris envoie en Nouvelle-Calédonie une mission de rédaction de la future loi organique
Une mission de rédaction de la future loi organique sur la Nouvelle-Calédonie va débuter lundi, dirigée par l’ancien secrétaire général du Haut-commissariat de l’archipel, Pascal Gauci. Ce comité doit notamment préciser certains sujets de la réforme constitutionnelle.
DU CÔTÉ DU PARLEMENT

Outre-mer : un projet de budget pluriannuel de l’UE « désastreux » pour les régions ultrapériphériques, alerte le Sénat
La délégation aux Outre-mer du Sénat vient à son tour de porter durement la critique contre le projet de cadre financier pluriannuel 2028-2034 proposé l’été dernier par la Commission européenne, redoutant singulièrement le risque d’un « grand bond en arrière pour les régions ultrapériphériques ». Dans un nouvel avis, la Cour des comptes européenne émet elle aussi, une nouvelle fois, de sérieuses réserves sur ce projet.
Consulter le rapport
VIE DES TERRITOIRES

Grandes figures des Outre-mer – Spéciale Journée des Droits de la Femme : Portraits de femmes ultramarines au parcours exceptionnel
De Guadeloupe à la Polynésie, de La Réunion à la Martinique, elles sont avocates, médecins, reines, actrices, écrivaines, héroïnes de guerre ou pionnières de la politique… Elles ont brisé des plafonds de verre, traversé des océans et défié leur époque. À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, Outremers360 rend hommage aux grandes figures féminines des Outre-mer qui ont, chacune à leur manière, écrit l’histoire.

Rhum AOC ou IG ? Pourquoi les territoires ultramarins ont fait des choix différents pour défendre leur terroir
Le rhum de Martinique fête cette année les 30 ans de son appellation d’origine contrôlée (AOC). C’est le seul territoire d’Outre-mer à avoir ce label ; la Guadeloupe, la Guyane et La Réunion ont des indications géographiques (IG, similaire à l’IGP). Pourquoi ?

Quel avenir pour les politiques publiques d’aides aux entreprises dans les départements et régions d’Outre-mer ?
Comment favoriser le développement économique et social dans les départements et régions d’Outre-mer (DROM) ? Thomas Isnard, attaché territorial au sein de la collectivité territoriale de Guyane, revient dans une note de l’Observatoire des Outre-mer de la Fondation Jean Jaurès sur les dispositifs d’aides publiques aux entreprises dans ces territoires. Il plaide pour une stratégie économique globale et soumet plusieurs pistes d’évolution.

Vanille française : le CIRAD mise sur la diversité génétique pour sauver la filière
Longtemps symbole d’excellence aromatique dans les Outre-mer, la vanille traverse aujourd’hui une crise silencieuse mais profonde. Lors d’une conférence sur les vanilles françaises organisée au ministère de l’Agriculture, en amont du SIA, la chercheuse Carine Charron du CIRAD à La Réunion a mis en lumière un facteur clé souvent méconnu : l’extrême pauvreté génétique des plantations actuelles. Le CIRAD mène une course contre la montre pour préserver la diversité de l’une des plantes les plus cultivées et les plus fragilisées du monde. Résultat : la naissance d’Anda, issue de la planifolia, à la fois résistante et économiquement intéressante.
Voir également : « C’est une belle vitrine », la vanille de Mayotte fait son retour à Coconi auréolée de deux nouvelles médailles dont l’une en or

Climat : les Outre-mer dotés de projections inédites pour anticiper le réchauffement
Deux cents jours par an dépassant 32°C à Mayotte à l’horizon 2100, 85 à 90 journées très chaudes en Guadeloupe : les territoires ultramarins disposent désormais de projections climatiques à haute résolution adaptées à leur échelle, d’indicateurs destinés à nourrir leurs politiques d’adaptation au changement climatique a annoncé Météo France.

Conflit iranien : « On est dans l’expectative… » Quels risques pour La Réunion en matière d’approvisionnement ?
Vers un risque de pénurie ou de flambée des prix ? Économistes, géopolitologues et acteurs économiques s’accordent à dire que l’impact de la guerre en cours au Moyen-Orient paraît mesuré voire minime à court terme sur l’économie péï. Mais l’équation s’avère plus complexe à résoudre dans l’hypothèse où le conflit s’enliserait, La Réunion étant très fortement dépendante des importations.
Voir également : Guerre au Moyen-Orient : pourquoi la Guadeloupe pourrait subir un choc économique ?

Défaillances d’entreprises en OUTRE-MER : une accélération confirmée au quatrième trimestre 2025
En 2025, 2 832 redressements et liquidations judiciaires ont été enregistrés dans les territoires ultramarins. La hausse atteint 12,2 % sur un an, alors que la progression se limite à 3,5 % pour la France entière. Publiées en février 2026 par l’IEDOM et l’IEOM au titre du quatrième trimestre 2025, ces données confirment une quatrième année consécutive d’augmentation des défaillances en Outre-mer.

Guadeloupe – Économie en Guadeloupe : le secteur du BTP à la traîne alors que le tourisme se démarque
L’Institut d’émission des départements d’Outre-mer (IEDOM) a rendu publics les chiffres du bilan de l’économie de la Guadeloupe à fin décembre. Des chiffres qui révèlent que le secteur du BTP et des services marchands sont à la peine tandis que le tourisme parvient à se maintenir. Enfin, le commerce fait preuve de résilience, malgré une consommation des ménages terne.
Consulter la note de conjoncture

Guyane – L’économie informelle fait vivre quatre habitants sur dix, selon une étude de l’IEDOM
Les résultats de l’enquête auprès des ménages guyanais confirment l’importance de l’emploi informel sur le territoire. Ainsi, parmi les personnes interrogées ayant eu une activité professionnelle au cours des deux dernières années, 40,8 % ont exercé au moins une fois un emploi non déclaré.

Guyane – Le 26ème Salon du tourisme de la Guyane inauguré au Progt de Matoury
Le salon se tenait en fin de semaine dernière. L’objectif : promouvoir la destination Guyane, ses savoir-faire et renforcer la consommation touristique locale. Pas moins de 10 000 visiteurs y étaient attendus sur quatre jours par le CTG. Un plateau artistique et culturel animait l’évènement.
Voir également : Tourisme en Guyane : un nouveau cap franchi en 2025

Migration massive des jeunes, retour au pays : ce que dit l’étude de l’INSEE sur les migrations en Martinique
Dans son étude sur les migrations résidentielles en Martinique réalisée en 2022, l’INSEE confirme que les départs de l’île sont plus nombreux que les arrivées. L’institut observe également un phénomène de « retour au pays » avec un tiers des arrivants nés sur le territoire.

Martinique – En 2025, les Martiniquais ont déposé 28% de dossiers de surendettement de plus qu’en 2024
La commission de surendettement s’est réunie en plénière le 2 mars dans les locaux de la Direction générale des finances publiques. L’occasion de faire le bilan de l’année 2025 sur le nombre de dossiers déposés, le montant médian d’endettement et le profil type des personnes concernées.
Voir également : Décryptage IEDOM-IEOM.Une nouvelle hausse des dépôts de dossiers de surendettement | Outremers360

Martinique – BTP cherche talents féminins
Le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) souffre d’une pénurie de main-d’œuvre. La profession cherche à attirer des jeunes et en particulier des femmes dans un domaine où elles restent largement sous-représentées.

Martinique – Caraïbe Price ouvre son onzième supermarché à Saint-Joseph : la proximité comme bois dressé de l’économie martiniquaise
Mardi 3 mars 2026, le groupe CréO a inauguré en grande pompe son onzième supermarché Caraïbe Price, implanté dans la zone commerciale de Saint-Joseph. Un investissement de six millions d’euros, vingt-cinq emplois créés, 880 m² de surface de vente et près de 6 000 références : l’enseigne martiniquaise, née il y a huit ans, affirme plus que jamais sa vocation de commerce de proximité ancré dans le territoire. En présence du maire de Saint-Joseph, du vice-président de la CACEM, de fournisseurs, de partenaires et des équipes fraîchement recrutées, la soirée a été l’occasion de rappeler combien la proximité commerciale est un enjeu vital pour la Martinique.

Martinique : L’État poursuit les moyens maritimes de lutte contre les sargasses avec le Sargator 3 et la barge de transfert Toupiti
Le dispositif de lutte contre les échouements de sargasses en Martinique continue de se renforcer. Jeudi 5 mars 2026, deux nouveaux moyens maritimes ont été inaugurés et intégrés à la flotte chargée de la collecte des algues en mer : le Sargator 3 et la barge de transfert Toupiti. Ces équipements sont mis en service pour la saison 2026 dans le cadre du marché de collecte désormais piloté par le Groupement d’intérêt public (GIP) Sargasses.

Économie : Mayotte devient une zone franche pour une durée de 5 ans
La zone franche globale est désormais en vigueur à Mayotte. Les entreprises éligibles peuvent bénéficier d’un abattement fiscal pouvant atteindre 100 % sur plusieurs impôts. Un dispositif attendu par les acteurs économiques pour soutenir l’investissement et l’activité sur le territoire.
COMMENTAIRE FEDOM :
Afin de soutenir la reprise de l’économie mahoraise après les destructions causées par le cyclone Chido, l’article 38 de la loi n° 2025-797 du 11 août 2025 de programmation pour la refondation de Mayotte instaure un régime exceptionnel de zone franche nouvelle générale (ZFANG) à Mayotte pour une durée de cinq ans, recentrant ainsi les outils fiscaux sur l’attractivité du territoire.
Ce nouveau dispositif étend provisoirement la ZFANG à l’ensemble des secteurs d’activité éligibles aux aides à finalité régionales (cf. article 13 du RGEC) et porte à 100 % le taux d’abattement applicable à l’impôt sur les bénéfices (impôt sur les sociétés [IS] et impôt sur le revenu [IR]), à la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) et à la cotisation foncière des entreprises (CFE).
Pour rappel, le régime des ZFANG s’inscrit dans le cadre des politiques publiques conduites en Outre-mer pour développer le tissu économique de la Guadeloupe, de la Martinique, de La Réunion, de la Guyane et de Mayotte.
Cette aide permet aux entreprises éligibles de bénéficier d’importants abattement sur :
- la fiscalité professionnelle : bénéfices imposables à l’impôt sur les sociétés (IS) ou à l’impôt sur le revenu (IR) ;
- et la fiscalité locale : cotisation foncière des entreprises (CFE) des entreprises, taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB), taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB).
La FEDOM a actualisé sa note technique de présentation de ce régime afin de prendre en compte les récentes évolutions apportées au dispositif par la loi de refondation pour Mayotte et par la loi de finances pour 2026.
Retrouver la note FEDOM
Voir également : Mayotte après Chido : des prévisions d’investissement favorables malgré un environnement économique incertain, observe l’IEDOM | Outremers360

Mayotte – Dans le lagon de Mayotte après Chido, il faudra « 10 à 15 ans » pour retrouver des récifs coralliens à l’identique
À bord de son bateau, Nicolas Cortes scrute le fond du lagon de Mayotte et se souvient : « Avant, on ne savait pas où s’arrêter tellement tout était joli ». Un an après le cyclone Chido, la double barrière de corail a perdu 66% de ses récifs et il faudra « 10 à 15 ans » pour en retrouver à l’identique.

Nouvelle-Calédonie – Les usines de nickel à la croisée des chemins
Si les complexes métallurgiques de classe mondiale, PRNC et KNS, cherchent officiellement un repreneur d’une partie du capital, l’historique SLN se débat pour ne plus être déficitaire dans quelque temps. L’année 2026 pourrait être décisive dans la filière nickel.
Voir également : Usine du Sud : les coutumiers favorables à l’export et à la poursuite de l’activité – La Voix du Caillou

La Réunion – TERRACOOP présente un « plan de redressement ambitieux et pacificateur » pour l’avenir de SOFICOOP et de la filière agricole
La Société Coopérative Agricole TERRACOOP, acteur historique majeur de l’agriculture réunionnaise représentant près de 80% des exploitants de l’île, annonce avoir déposé un projet de plan de redressement concurrent pour la société SOFICOOP.

La Réunion – Spécial Garance : l’agriculture un an après le cyclone
Un an après le passage de Garance, l’agriculture réunionnaise peine encore à se relever. Serres détruites, vergers rasés, trésoreries fragilisées… toutes les filières ont été touchées, de la banane à la canne à sucre.

1361 entreprises créées à Saint-Martin en 2025
L’ITSEE, l’Institut territorial de la statistique des études économiques de Saint-Martin, a publié son « chiffre du mois » consacré à la démographie des entreprises à Saint-Martin. Il apparaît que 1361 entreprises ont été créées sur le territoire en 2025.

Fromages plébiscités et Thierry Marx conquis : Saint-Pierre et Miquelon signe un retour réussi au Salon de l’agriculture
À Paris, Saint-Pierre-et-Miquelon fut à l’honneur après plus de sept ans d’absence au Salon international de l’agriculture (SIA). Une présence remarquée et saluée, ayant suscité un véritable engouement mais pas exempt de déconvenues, voyant certains de ses produits immobilisés à la douane.

« Les TAAF participent directement au fait que la France est aujourd’hui la deuxième puissance maritime mondiale » le préfet Mikael Quimbert rappelle les enjeux stratégiques de ces territoires
Si les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) restent souvent en dehors du débat public, elles pèsent pourtant dans la puissance maritime française. Leur zone économique exclusive s’étend sur près de 2,3 millions de km², soit presque un quart de l’espace maritime national. « Ces territoires participent directement au fait que la France est aujourd’hui la deuxième puissance maritime mondiale », rappelle Mikael Quimbert, nommé préfet, administrateur supérieur des TAAF le 1er janvier 2026. À la tête de cette administration unique, il pilote une mission aussi discrète que stratégique : faire vivre et protéger un territoire sans habitants permanents mais au cœur d’enjeux majeurs. Pour Outremers360, le préfet des TAAF revient sur les trois piliers qui structurent l’action de l’État, la souveraineté, la recherche scientifique et la protection de l’environnement, dans ces îles parmi les plus préservées et les plus convoitées.
VIE DES PARTENAIRES

L’IEDOM et l’ACISE Insertion officialisent leur partenariat pour l’insertion et l’éducation budgétaire
L’IEDOM et l’association ACISE ont officialisé ce jeudi 5 mars un partenariat stratégique à Fort-de-France. Alliant mécénat financier et ateliers pédagogiques, cette collaboration vise à accompagner les salariés en insertion vers une meilleure gestion de leur budget pour prévenir durablement le surendettement.

Ivan Odonnat est nommé directeur général de la stabilité financière et des opérations et Alexandre Gautier prend la tête des Instituts d’émission d’outre-mer
Depuis avril 2023, Ivan Odonnat était président de l’Institut d’Émission des Départements d’Outre-mer (IEDOM) et directeur général de l’Institut d’Émission d’Outre-Mer (IEOM). Nommé à la tête de la direction général de la stabilité financière et des opérations (DGSO), il est remplacé par Alexandre Gautier, jusqu’ici adjoint au directeur général de la stabilité financière et des opérations à la Banque de France.
COMMENTAIRE FEDOM :
La FEDOM adresse ses sincères félicitations à Ivan Odonnat et Alexandre Gautier pour leur nomination. Elle tient à saluer le travail remarquable accompli par Ivan Odonnat à la présidence de l’IEDOM-IEOM et se réjouit de pouvoir poursuivre, avec Alexandre Gautier, la collaboration étroite et constructive engagée avec les Instituts, au service du développement économique des Outre-mer.

Logement social en Outre-mer : Brayen Sooranna, directeur Outre-mer de l’Union sociale pour l’habitat (USH), alerte sur l’urgence d’une programmation pluriannuelle adaptée aux réalités locales
Dans les Outre-mer, la crise du logement social se joue sur plusieurs fronts : tension foncière, surcoûts, délais d’approvisionnement longs, aléas climatiques, normes inadaptées et complexes, augmentation constante de la demande. Directeur Outre-mer de l’Union sociale pour l’habitat (USH), Brayen Sooranna défend une approche sur mesure, plus stable et mieux adaptée aux réalités locales.

L’IEDOM dresse un bilan « plus que positif » de son action à Mayotte en 2025
L’institut d’émission des départements d’Outre-mer assure de nombreuses missions sur le territoire : analyse de l’économie, gestion de la stratégie monétaire, cotation des entreprises ou encore la sensibilisation du public. Pour les faire mieux connaître, l’IEDOM a fait le bilan de son action en 2025 à Mayotte.

Reconstruction de Mayotte : entretien avec Christophe Millet, président du Conseil national de l’Ordre des architectes
En déplacement à Mayotte du 25 au 27 février, Christophe Millet, président du Conseil national de l’Ordre des architectes, est venu échanger avec les élus, les services de l’État et les professionnels autour des enjeux de reconstruction, d’adaptation aux risques naturels et de structuration de la profession sur le territoire.

Désordre foncier en Outre-mer : une circulaire du Ministre de la Justice bienvenue, mais une réponse encore insuffisante face à l’ampleur des enjeux, souligne la Présidente d’Interco’ Outre-mer Lyliane Piquion- Salomé
Dans un courrier adressé au ministre le 23 décembre dernier, Lyliane Piquion-Salomé saluait la dynamique engagée avec la Journée Justice dans les Outre-mer. Parmi les nombreux sujets abordés figuraient notamment la protection du foncier. Une prise de conscience bienvenue de l’État face au phénomène du désordre foncier, une problématique majeure qu’Interco’ Outre-mer documente depuis plusieurs années. La circulaire diffusée le 20 février est une nouvelle étape certes. Toutefois, au regard de l’ampleur des enjeux, elle ne saurait constituer une réponse suffisante à elle seule.
Voir également : Outre-mer : une circulaire pour mieux lutter contre le « désordre foncier » | Maire-Info, quotidien d’information destiné aux élus locaux

En visite à La Réunion, président du Salon international de l’Agriculture et vice-président de la FNSEA Jérôme Despey affiche son soutien aux agriculteurs péi
Jérôme Despey, le vice-président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) est à La Réunion pour deux jours. Ecoutant les difficultés des agriculteurs de la FDSEA, il les a assuré de son soutien, dans ce contexte de négociation de la politique agricole commune (PAC).

Déplacement du Président de CCI France, Alain Di Crescenzo aux Antilles pour « être à l’écoute des réalités locales » et « valoriser les initiatives économiques »
Actuellement en Guadeloupe, le Président de CCI France, Alain Di Crescenzo, poursuit son déplacement dans les Antilles jusqu’au 10 mars 2026 afin de rencontrer les élus locaux, les chefs d’entreprise et les acteurs institutionnels des territoires. Cette visite de terrain, organisée en étroite collaboration avec les CCI locales, vise à analyser la situation économique, recueillir les retours des entreprises, identifier les freins et leviers de développement, et faire remonter ces éléments auprès des pouvoirs publics nationaux.
VIE DES ADHERENTS

Le Medef Réunion à la rencontre du monde économique à Madagascar pour une meilleure coopération
La délégation du Medef Réunion, conduite par Katy Hoarau, sa présidente, est revenue de quatre jours intenses à Madagascar avec une conviction renforcée : la croissance des territoires passe par la coopération, la complémentarité et la réciprocité. Rencontres de haut niveau, visites d’usines et projets concrets… le cap est fixé à Antananarivo pour le prochain CEO Summit des 9 et 10 avril.

La CCISM franchit une étape avec la cession officielle de son bâtiment
Jeudi 5 mars, une étape importante a été franchie pour la Chambre Consulaire Interprofessionnelle de Saint-Martin avec la signature officielle de la cession de son bâtiment situé au 10 rue Jean-Jacques Fayel. Le bâtiment, qui appartenait encore à la CCI des Îles de Guadeloupe, est désormais officiellement transféré à la Collectivité de Saint-Martin. Dans la foulée, il est prévu de mettre en place un bail emphytéotique, c’est-à-dire un contrat de location de très longue durée.

Conflit au Moyen-Orient : CMA CGM demande à tous ses navires dans le Golfe de « se mettre à l’abri » et suspend le passage par le canal de Suez, impactant La Réunion et Mayotte
L’armateur français CMA CGM a demandé à tous ses navires dans le Golfe de « se mettre à l’abri » tandis que le passage par le canal de Suez « est suspendu », impactant directement la desserte des deux départements français de l’océan Indien, La Réunion et Mayotte. Des conséquences directes de la guerre qui oppose États-Unis et Israël d’un côté, l’Iran de l’autre, et qui s’étend à l’ensemble des pays du Golfe.
Voir également : CMA CGM a maintenu le cap en 2025 malgré un contexte géopolitique incertain et poursuit le déploiement de ses priorités stratégiques | Outremers360

Tourisme en Martinique : les priorités d’une filière stratégique par Patrice Fabre, président de la commission Tourisme du Medef et du groupe Karibea Hôtels
Malgré des professionnels mobilisés et une offre en progression, le secteur touristique souffre d’une courte saisonnalité trop marquée qui fragilise l’ensemble de la filière. Selon les acteurs de cette filière, le tourisme martiniquais n’exploite pas encore tout son potentiel. Les professionnels du tourisme soulignent la nécessité d’un cadre structurel cohérent, appuyé par des outils adaptés. Une tribune par Patrice Fabre, Président du groupe Karibea Hôtels en Martinique, Président de la commission tourisme du Medef Martinique, membre de la commission tourisme du Medef et également membre de la Fedom.

Les acteurs économiques apportent leur soutien à la distillerie Neisson menacée par un projet d’élargissement routier
Fondée en 1932 et labellisée « Entreprise du Patrimoine Vivant », la distillerie Neisson est l’un des fleurons de l’industrie martiniquaise. Aujourd’hui, cette institution centenaire se trouve menacée par un projet d’élargissement de la route communale qui la longe -un chantier prévoyant de faire passer la chaussée de 2,50 m à 4,50 m sur une distance de 3 kilomètres. Plusieurs organisations agricoles (Chambre agricole de Martinique, Coderum) et socioprofessionnelles (CCI, MEDEF, AMPI) ont lancé un appel pour protéger ce site industriel reconnu.

Air Tahiti Nui ouvre la vente de ses liaisons directes entre Papeete et Sydney
La compagnie polynésienne a annoncé l’ouverture de la vente de ses billets d’avion entre Tahiti et l’Australie le mardi 3 mars. Le premier décollage est programmé pour le 14 décembre prochain.

Le transfert d’Air Calédonie vers l’aéroport de Tontouta est effectif, les blocages et annulations de vol aussi
Lundi 2 mars denier marquait le transfert effectif de la compagnie domestique Aircal vers Tontouta, à Païta, au lieu de Magenta, à Nouméa. Mais dans les faits, la journée a été marquée par un mouvement de contestation et les annulations de vol.
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La programmation pluriannuelle de l’énergie : Agir dès maintenant pour l’avenir énergétique des Outre-mer !
Ultralab nous propose aujourd’hui une réflexion sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour, au travers de celle en cours de préparation en Martinique, en rappeler les enjeux et surtout pour appeler l’attention sur le champ des possibles et sur ce qu’il faudrait éviter de faire.
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JOURNAL OFFICIEL

JORF du 03.03.2026
– Décret du 2 mars 2026 portant renouvellement de nomination de la coordonnatrice interministérielle pour l’égalité entre les femmes et les hommes en outre-mer

JORF du 04.03.2026
– Décret du 3 mars 2026 chargeant le député Jiovanny WILLIAM (SOC, Martinique) d’une mission temporaire ayant pour objet l’évolution du prix des billets d’avions

JORF du 05.03.2026
– Rapport au Président de la République relatif à l’ordonnance n° 2026-154 du 4 mars 2026 portant actualisation et adaptation des dispositions du livre VIII du code rural et de la pêche maritime relatives à l’outre-mer
– Ordonnance n° 2026-154 du 4 mars 2026 portant actualisation et adaptation des dispositions du livre VIII du code rural et de la pêche maritime relatives à l’outre-mer

JORF du 06.04.2026
– Décret n° 2026-158 du 4 mars 2026 portant modification du taux horaire minimum de l’allocation d’activité partielle de longue durée rebond

JORF du 08.04.2026
– Décision n° 2026/25/LIGNE ELECTRIQUE OUEST GUYANAIS/1 du 4 mars 2026 portant désignation de garants de la concertation préalable relative au projet de création d’une ligne aérienne de transport d’électricité à 90 kV et de postes de transformation d’électricité dans l’ouest de la Guyane (973)