LETTRE HEBDOMADAIRE D’INFORMATION DE LA FEDOM – N°662 – Lundi 2 mars 2026

L’ÉDITO

Hervé MARITON
Président de la FEDOM

Le taux d’emprunt de la France à 10 ans est, à la fin février, de 3,25%, à peine inférieur à celui de l’Italie (3,29%) ou de la Grèce (3,30%), supérieur à celui de l’Espagne, sans parler de l’Allemagne. La situation financière de notre pays n’est pas bonne et, pour autant, la France trouve encore des prêteurs. L’analyse est cependant que la France serait la première déstabilisée en cas de crise financière internationale.  Le FMI n’est pas chez nous, mais il a mis en place un groupe de travail pour étudier les hypothèses de crise financière en France.

Et les Outre-mer ? Dans un pays fragilisé, nos économies fragiles ont encore plus à perdre.  Alors, nous ne pouvons pas être insensibles à la nécessité de remettre les finances publiques de la France en ordre. Nicolas Dufourcq, le patron de la BPI, vient, dans son ouvrage « La dette sociale de la France » d’analyser et de souligner le poids de celle-ci.  La France s’épuise à répondre à un syndrome de compassion et oublie de produire. Justement, l’enjeu pour les Outre-mer est de produire davantage de biens et de services.  Accueillir des touristes, construire des logements, produire de l’énergie, offrir de l’ingénierie technique, fiscale, sociale, développer l’industrie ou le commerce, dans tous les cas, PRODUIRE.

Il y a, en vérité, deux types de dépenses publiques, celles qui sont productives (aides à l’investissement, à la formation, à l’emploi) et celles qui ne le sont pas.  Au moment où l’Etat commence à préparer le budget 2027, suggérons-lui, quand il chercherait à mieux maîtriser les dépenses de la France, de privilégier les dépenses productives. Alors, quand il s’agit du budget des Outre-mer, le financement de l’économie doit être une priorité.  Cela va bien, la FEDOM avait consacré 2025 au thème du financement des entreprises.  Nous sommes armés de propositions.

Résumons.  Nous ne sommes pas insensibles aux contraintes budgétaires du pays. Il est alors indispensable d’économiser sur ce qui appauvrit nos territoires et, au contraire, d’encourager ce qui contribue à la création de richesses et au développement de l’emploi..

LE FOCUS DE LA SEMAINE

Actualisation de la fiche technique de la FEDOM sur les zones franches d’activité nouvelle génération (ZFANG)

Le régime des « Zones franches d’activités nouvelle génération » (ZFANG) s’inscrit dans le cadre des politiques publiques conduites en Outre-mer pour développer le tissu économique de la Guadeloupe, de la Martinique, de La Réunion, de la Guyane et de Mayotte.

Cette aide permet aux entreprises éligibles de bénéficier d’importants abattement sur :

·         la fiscalité professionnelle : bénéfices imposables à l’impôt sur les sociétés (IS) ou à l’impôt sur le revenu (IR) ;

·         et la fiscalité locale : cotisation foncière des entreprises (CFE) des entreprises, taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB), taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB).

Des évolutions au dispositif ayant été apportées par la loi de refondation pour Mayotte et la loi de finances pour 2026, la FEDOM a actualisé sa note technique de présentation de ce régime.

 




DU CÔTÉ DU GOUVERNEMENT

Simplification : le premier méga-décret est paru, en attendant la suite

Le chantier de « simplification administrative », dont Matignon a fait une priorité depuis quelques mois, vient de franchir une étape importante avec la publication, ce 21 février, de trois textes – deux décrets et un arrêté – attendus des collectivités pour répondre à différents points de crispation exprimés sur le terrain. Un projet de loi de simplification également dans les tuyaux devrait intégrer une quarantaine de mesures supplémentaires.

Projet de loi constitutionnelle sur la Nouvelle-Calédonie : « Il y a Bougival ou rien », rappelle Naïma Moutchou

Au lendemain de l’adoption au Sénat du projet de loi constitutionnelle relatif à la Nouvelle-Calédonie, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est montrée optimiste sur l’avenir de ce texte dont l’adoption finale est pourtant très hypothétique.

SIA 2026 : Naïma Moutchou, la ministre des Outre-mer, portera la voix des Outre-mer jusqu’à Bruxelles pour défendre son soutien aux filières ultramarines : « Je serai leur meilleure avocate »

A l’occasion de son déplacement au Salon international de l’agriculture, la ministre a réaffirmé le soutien de l’État aux filières agricoles ultramarines et promis de défendre leurs intérêts jusqu’à Bruxelles.

DU CÔTÉ DU PARLEMENT

Le Sénat adopte à l’unanimité la proposition de loi d’Olivier Rietmann contre les retards de paiement

La proposition de loi visant à réduire les retards de paiements afin de lutter contre les défaillances d’entreprises, portée par le sénateur LR Olivier Rietmann, a été adoptée à l’unanimité par le Sénat ce jeudi 19 février. Plusieurs dispositions ont été adoptées sans le soutien formel du ministre des PME, qui a choisi de s’en remettre à la sagesse des sénateurs, notamment concernant les retards de paiement constatés dans le secteur public.

consulter le dossier législatif

COMMENTAIRE FEDOM :

La FEDOM, auditionnée en septembre 2025 par le président Olivier Rietmann, salue l’initiative de ce texte. Les délais moyens de paiement des collectivités territoriales, des établissements publics et des hôpitaux aux entreprises atteignent, voire dépassent régulièrement les 120 jours.

Ces retards sont un véritable fléau Outre-mer, entraînant des conséquences négatives directes sur la vie économique locale. Dans un premier temps, ils portent atteinte à l’activité des entreprises en fragilisant leurs trésoreries, particulièrement dans les secteurs qui dépendent de la commande publique, comme la construction, en grande difficulté aujourd’hui sur un certain nombre de territoires. Ces entreprises compensent les retards en intégrant une partie du refinancement aux coûts de leurs prestations. Les entreprises les plus fragiles disparaissent. La perte de concurrence induite affecte la qualité des prestations et les délais de livraison des travaux s’accentuent.

Les procédures inabouties et la dilution des responsabilités, très défavorables aux entreprises, contribuent à expliquer que rien n’incite les collectivités territoriales ultramarines à régler les factures des entreprises dans les délais prévus par les textes, mais au contraire à leur faire supporter leurs insuffisances de trésorerie.

Plusieurs mesures adoptées par les sénateurs pourront soulager nos entreprises :

  • La proposition de loi instaure notamment (article 2) l’automaticité du versement des intérêts moratoires en cas de retard de paiement d’un acheteur public, dès le règlement de la facture initiale. Elle répute également non écrite, toute clause de renonciation au paiement des pénalités de retard (article 4) ;
  • L’article 3 crée un fonds d’affacturage destiné aux TPE/ PME titulaires de marchés publics confrontées à des retards de paiement mettant en péril leur survie. Le dispositif sera expérimenté dans au moins deux régions, à compter du 1er janvier 2028 et jusqu’au 31 décembre 2030. Il serait pertinent de l’ouvrir également à un DROM, a minima pour le secteur public hospitalier ;
  • L’article 5 prévoit le rétablissement, pour une durée de deux ans – jusqu’au 31 décembre 2028 – de la procédure de traitement de sortie de crise (PTSC) pour les PME en situation de cessation de paiements.

La FEDOM appelle le législateur à renforcer ces dispositifs au cours de la navette parlementaire. Dans la continuité du rapport de 2019 sur les délais de paiement des collectivités locales outre-mer, nous proposons en particulier :

  • De pérenniser et de renforcer les contrats de redressement outre-mer (COROM) ;
  • De lutter contre les délais cachés : rendre effectif l’accès direct des entreprises ultramarines à Chorus, mieux former les parties aux procédures de la commande publique, généraliser les avances de démarrage, etc. ;
  • De faire du délai global de paiement excessif un cas d’ouverture par le préfet du contrôle budgétaire par la chambre régionale des comptes. A ce jour, le constat d’un dépassement constant et important des délais globaux de paiement (DGP) n’est pas un cas prévu par la loi susceptible de permettre au préfet de saisir la chambre régionale des comptes en vue d’un contrôle du budget au sens des articles L 1612-5 et suivants et L 1612-14 du CGCT. Pourtant, c’est un indicateur fiable et indiscutable d’un très probable déséquilibre budgétaire ou d’un manque de sincérité de celui-ci ;
  • Faire procéder par le comptable public au calcul et au mandatement d’office des intérêts moratoires et de l’indemnité forfaitaire.

De pérenniser et renforcer les initiatives locales des DRFIP.

Lancement d’une mission d’évaluation de la Lodeom au Sénat

La mission d’évaluation et de contrôle de la sécurité sociale (Mecss) a décidé le 17 décembre 2025 de réaliser un contrôle sur les exonérations de cotisations issues de la loi pour le développement économique des outre-mer (dispositif dit « Lodeom »). Le 21 janvier 2026, elle a nommé Élisabeth Doineau (groupe Union centriste, sénatrice de la Mayenne), rapporteure générale, et Solanges Nadille (groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants, sénatrice de la Guadeloupe) corapporteure de ce contrôle.

COMMENTAIRE FEDOM :

La FEDOM et les organisations économiques des territoires ultramarins seront prochainement auditionnées par les sénatrices Elisabeth DOINEAU et Solanges NADILLE dans une logique de co-construction nécessaire et préalable aux débats législatifs des perspectives d’évolution de ce dispositif essentiel à la compétitivité de nos entreprises ultramarines.

Audition – Filières d’avenir Outre-mer : l’économie bleue – Délégation sénatoriale aux Outre-mer

Dans le cadre du rapport d’information sur les filières économiques d’avenir outre-mer, une table ronde a été consacrée à l’économie bleue dans les outre-mer.

Retrouvez l’audition ici

Nouvelle-Calédonie : le projet de loi constitutionnelle adopté par le Sénat

Sans grande surprise, le projet de loi constitutionnelle relatif à la Nouvelle-Calédonie a été adopté par le Sénat la nuit du 24 au 25 février. Le texte doit désormais poursuivre son chemin vers l’Assemblée nationale le mois prochain ; une suite encore très incertaine.

Les sénateurs des Outre-mer dénoncent « un budget européen désastreux (…) qui efface 30 ans d’acquis »

La délégation sénatoriale aux Outre-mer a adopté à l’unanimité le rapport sur les enjeux pour les Outre-mer du futur cadre financier pluriannuel de l’Union européenne (2028-2034). Selon les rapporteurs, ce budget « efface 30 ans d’acquis pour les régions ultrapériphériques (RUP) et témoigne d’une absence de vision et d’ambition incompréhensible dans ce moment de bascule géopolitique mondiale ».

Bras de fer sur les C2E : Jean-Victor Castor hausse le ton

Mardi 24 février, à l’Assemblée nationale, Jean-Victor Castor a demandé l’exclusion de la Guyane du dispositif des certificats d’économies d’énergie (C2E), alertant sur une hausse pouvant atteindre 27 centimes par litre.  » En Guyane, on ne peut pas faire autrement : le carburant est un bien de première nécessité « , a-t-il plaidé, évoquant un risque de crise sociale et des mobilisations.

Désordre foncier en Outre-mer : Gérald Darmanin répond à Jean-Philippe Nilor sur la nouvelle circulaire

Après la publication d’une circulaire faisant du foncier une « priorité juridictionnelle » en Outre-mer, le député Jean-Philippe Nilor a interpellé Gérald Darmanin à l’Assemblée nationale le 25 février 2026. Si le garde des Sceaux prône une accélération judiciaire pour débloquer les indivisions centenaires, le parlementaire martiniquais alerte sur les risques de spoliation et propose une réforme de la prescription acquisitive.

Le projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales

Examen repoussé d’un jour en raison des débats sur la fin de vie, suspensions de séance à répétition dans un hémicycle clairsemé… Après le coup d’envoi de la discussion sur projet de loi « relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales » à l’Assemblée, la gauche a dénoncé les conditions d’examen du texte, tandis que le gouvernement a souhaité que les débats avancent avant la pause parlementaire. L’Assemblée ayant décidé de ne pas siéger le week-end, les débats se sont donc achevés avant la pause parlementaire, vendredi 27 février au soir, sans que le texte n’ait pu être complètement examiné. Les députés devront donc trouver du temps pour en finir l’examen après la reprise parlementaire (semaine du 24 mars) alors que l’ordre du jour des prochains mois s’annonce déjà très dense au Palais-Bourbon.

COMMENTAIRE FEDOM :

L’examen du projet de loi relatif aux fraudes fiscales et sociales n’a pas été mené à son terme.

Malheureusement l’amendement déposé par Mme BELLAY et M. METZDORF et travaillé avec la FEDOM, visant à renforcer l’efficacité et la cohérence du dispositif d’encadrement des entreprises exerçant l’activité professionnelle de monteurs en défiscalisation, n’a pas été examiné.

En revanche, nous regrettons que l’amendement visant à exclure les territoires ultramarins du champ d’application des dispositions introduites au sein de l’article 21 du projet de loi (création d’un procès-verbal de flagrance sociale) déposé par M. GUMBS, M. METZDORF et Mme BELLAY et travaillé avec la FEDOM, ait été rejeté.

Nous espérons que l’examen du projet de loi reprendra après la suspension des travaux parlementaires.

DU CÔTÉ DE LA COMMISSION EUROPENNE

La Commission veut faciliter le recours aux aides d’État n’ayant pas besoin de son approbation préalable 

C’est le sens de la proposition de révision du règlement GBER (ou RGEC en français) dit « d’exemption » datant de 2014 (et déjà révisé en 2023). Il permet d’accorder certaines aides d’État pour des secteurs précis et sous conditions, sans validation préalable de la Commission. La nouvelle proposition de révision, qu’a mise en ligne l’exécutif européen le 25 février, est ouverte à consultation jusqu’au 23 avril et fera dans le même temps l’objet de discussions entre les Vingt-Sept. Le texte simplifie par exemple le recours aux exemptions de validation par Bruxelles pour les aides de faible montant à certains projets (R&D, protection de l’environnement, etc.). Il supprime le plafond annuel de l’aide pour les énergies renouvelables souhaitant bénéficier de ces exemptions de validation. Il supprime aussi l’obligation pour un État d’évaluer les programmes d’aides dotés de budgets importants qu’il souhaiterait voir exemptés de validation comme c’est actuellement le cas pour le régime d’exonérations de charges sociales patronales applicables aux entreprises ultramarines, par exemple. Le règlement de 2014 expire en fin d’année. La Commission en prépare donc un nouveau, qui courra jusqu’en 2034. Actuellement, la plupart des mesures d’aide préparées par les États sont mises en œuvre dans le cadre de ce règlement d’exemption. Selon les chiffres de la Commission, en 2024, les États membres ont déclaré avoir octroyé 69 % des aides d’État au titre de ce GBER (ou RGEC en français).

COMMENTAIRE FEDOM :

La FEDOM a déjà participé à une première consultation en octobre 2025 et contribuera à la présente consultation ouverte jusqu’au 23 avril.

VIE DES TERRITOIRES

Reprise d’Air Antilles : un repreneur en lice, le Tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre renvoie le dossier au 5 mars prochain

Le jeudi 19 février, le tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre a examiné les offres de reprise pour Air Antilles, placée en redressement judiciaire, parmi lesquelles se trouve celle de l’entrepreneur Pierre Sainte-Luce. Pour sauver la compagnie aux 117 salariés, les juges ont annoncé que la décision finale sera rendue le 5 mars prochain, le temps pour les investisseurs d’apporter les garanties exigées.

Lire également sur Pierre Sainte-Luce : Portrait. Médecin, sociologue, mécène, bâtisseur sur les territoires : l’itinéraire du Guadeloupéen Pierre Sainte-Luce, homme du Tout-Monde | Outremers360

Salon de l’Agriculture : pour l’Outre-mer, une première au goût amer

Au Salon de l’Agriculture 2026, l’Outre-mer brille par ses productions emblématiques, mais la diversification agricole reste un défi crucial face aux contraintes de taille, de climat et de financement.

Guyane : face au silence de Paris sur l’évolution statutaire du territoire, l’exécutif guyanais hausse le ton

Le président de la collectivité territoriale de Guyane a refusé de rencontrer la ministre des Outre-mer lors de son déplacement dans le territoire. Il dénonce l’absence d’engagement du gouvernement sur le projet d’autonomie du territoire et veut contraindre Paris de négocier.

Rendre facultatifs les CESER (Conseil économique, social et environnemental régional) : inquiétude pour l’avenir de la démocratie locale

Réunis sur le stand de l’ODEADOM à l’occasion du Salon international de l’agriculture (SIA) 2026, Patrick Caré, président du CESER de Bretagne et vice-président du CESER de France, Marc Bouchery, délégué général du CESER de France, et Joël Sorres, vice-président du CESER de La Réunion et président de l’ODEADOM, ont fait part de leur vive inquiétude face au projet de loi de simplification de la vie économique. Selon eux, les conclusions de la commission mixte paritaire ouvrent la voie à une possible suppression des CESER en les rendant facultatifs, une évolution qu’ils dénoncent comme une « atteinte grave à la démocratie locale ».

Nickel calédonien : les industriels lancent une campagne pédagogique sur la filière

Le Syndicat des industries de la mine (SIM) a dévoilé le mardi 24 février « C’Nickel », une campagne de communication visant à mieux informer le public sur le fonctionnement et les enjeux de la filière, dans un contexte de crise du secteur et de débats très polarisés en Nouvelle-Calédonie. Un sujet de notre partenaire Les Nouvelles Calédoniennes.

Le groupe Accor annonce de nouveaux projets hôteliers dans les Caraïbes

Des plages de sable clair aux centres-villes en quête de renouveau, les Caraïbes accélèrent leur mue touristique. Dans ce mouvement, Accor confirme une stratégie de développement plus offensive sur les îles françaises et leurs voisines, en combinant montées en gamme, hôtellerie urbaine, offres « business & loisirs » et projets orientés bien-être.

L’OFB ouvre la campagne de financement TeMeUm dédiée aux petits projets en faveur de la biodiversité ultramarine

L’Office français de la biodiversité (OFB) a ouvert sa campagne annuelle de financement de micro-projets dans le cadre du programme Terres et Mers Ultramarines (TeMeUm). Destinée à soutenir des actions concrètes de protection et de restauration de la biodiversité dans les territoires ultramarins, cette campagne est accessible aux porteurs de projets jusqu’au 14 avril 2026 via une procédure de candidature en ligne.

À Mayotte, le président du conseil de l’Ordre des architectes dénonce une reconstruction trop lente et déconnectée du terrain

En déplacement à La Réunion et à Mayotte, du 23 au 27 février 2026, le président du Conseil national de l’Ordre des architectes, Christophe Millet a dressé un constat sévère de la reconstruction de l’île après le cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024. Il a appelé à rompre avec une approche descendante et à confier aux acteurs mahorais un rôle central dans la refondation du territoire.

Les commerçants maintenus hors zone franche dans l’Est

Certaines entreprises installées sur le territoire de la Cirest vont bénéficier d’abattements renforcés sur plusieurs impôts pendant cinq ans. La mesure, qui figure dans le budget 2026 de l’Etat, doit permettre de venir en aide sur le plan économique à une microrégion durement touchée par le cyclone Garance il y a un an. Les commerçants en seront néanmoins exclus.

Nouvelle fiscalité sur les alcools : concertation entre le Département et le SICR

« Dans la continuité des échanges engagés le 18 février 2026 avec les représentants de la filière des rhumiers et les producteurs d’alcools forts locaux, le Conseil départemental a reçu le 23 février, à leur demande, Philippe-Alexandre Rebboah, Président du Syndicat de l’Importation et du Commerce de La Réunion (SICR), organisation patronale présente sur le territoire depuis plus de 70 ans, ainsi qu’Adorine Toumoun, secrétaire générale » indique le conseil départemental dans un communiqué. « Cette rencontre s’inscrit dans la démarche de concertation large et responsable engagée par la Collectivité autour de la fiscalité des alcools » poursuit la collectivité départementale.

Solaire flottant : premiers résultats encourageants avant de voir plus grand

Dans le lagon de Raiatea, une expérimentation inédite veut associer protection de la biodiversité et transition énergétique : des panneaux solaires flottants qui créent un ombrage destiné à limiter le blanchissement des coraux tout en produisant de l’électricité. Conçu par le CNRS avec l’appui de TotalEnergies Polynésie, le démonstrateur, en service depuis six mois face à Tumaraa, doit être inauguré ce vendredi. Les premiers relevés scientifiques sont attendus pour évaluer à la fois l’impact sur les récifs et le potentiel énergétique du dispositif, qui pourrait, à terme, s’étendre à d’autres îles, et sur plusieurs hectares.

En Outre-mer, la nouvelle stratégie pour la mer s’adapte aux singularités des territoires

Si les quatre façades maritimes de la France hexagonale ont mis à jour leurs documents stratégiques de façade (DSF) fin 2025 pour la période 2024-2030, le calendrier n’est pas le même pour les territoires de l’Outre-mer.

Tourisme : la Guyane franchit un cap avec 167 000 visiteurs en 2025

Avec 167 000 visiteurs enregistrés en 2025 contre 142 000 en 2024, la Guyane poursuit sa dynamique touristique. Les chiffres, dévoilés ce mardi matin par le Comité du tourisme de Guyane (CTG), traduisent une hausse significative de la fréquentation du territoire.

RAPPORTS, ETUDES, AVIS, JURISPRUDENCES

Bilan touristique 2025 : la France confirme sa place de première destination touristique mondiale

Avec 102 millions de visiteurs internationaux et 77,5 milliards d’euros de recettes internationales, en hausse de 9% par rapport à 2024, la France maintient sa position de leader du tourisme international.

« L’Etat doit mettre fin à l’économie de comptoir qui caractérise les Outre-mer »

La fracture grandissante entre les Outre-mer et l’Hexagone provient avant tout d’inégalités sociales et de déséquilibres économiques structurels, analysent, dans une tribune récente au « Monde », Pierre Egéa et Frédéric Monlouis-Félicité, coauteurs du rapport au président de la République « Les Outre-mer, notre défi commun » (2025).

Quatre années de hausse consécutives des défaillances d’entreprises en Outre-mer

L’IEDOM et l’IEOM publient les statistiques actualisées des défaillances d’entreprises relatives à l’ensemble des territoires ultramarins. En 2025, 2 832 redressements et liquidations judiciaires d’entreprises ont été enregistrés en Outre-mer. Alors que les économies ultramarines affichaient une croissance plus modérée du nombre de défaillances en 2024 par rapport à l’Hexagone, la tendance s’inverse sensiblement en 2025 avec une progression des défaillances de 12,2 % en rythme annuel contre 3,5 % pour la France entière.

VIE DES PARTENAIRES

Outremers360 en direct du Village des Outre-mer au Salon International de l’Agriculture 2026

À l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2026, qui s’est tenu à Paris Expo Porte de Versailles jusqu’au 1er mars, Outremers360 a mobilisé l’ensemble de ses antennes pour faire rayonner les agricultures ultramarines et celles et ceux qui les incarnent.

Droits de douane, traçabilité, mélange : Depuis le Salon de l’Agriculture, Sylvie Le Maire, déléguée générale du Syndicat du Sucre de La Réunion alerte sur la concurrence déloyale des sucres importés

À La Réunion, la filière canne-sucre demeure un pilier économique stratégique, portée par un modèle agro-industriel intégré et fortement normé. Leader européen des sucres roux et blonds de canne, un marché de niche dont elle détient jusqu’à 30 %, la filière mise désormais sur une IGP, en cours d’examen à Bruxelles, pour sécuriser ses débouchés face à une concurrence internationale de plus en plus vive. Présente au Salon International de l’Agriculture, Sylvie Le Maire, déléguée générale du Syndicat du Sucre de La Réunion revient pour Outremers360 sur les enjeux de cette filière.

Ewag sort un hors-série sur la souveraineté alimentaire des Outre-mer

Alors que les crises sanitaires, climatiques et géopolitiques rappellent la fragilité de nos approvisionnements, une question devient centrale pour nos territoires : comment mieux produire pour mieux nourrir ?

À travers ce nouveau hors-série Outre-mer, présenté sur le stand de l’ODEADOM lors du Salon de l’Agriculture, EWAG explore un enjeu stratégique pour l’avenir de nos territoires : la souveraineté alimentaire.

Outre-Mer Vol. 5 – Souveraineté Alimentaire

Mission d’information sur le thème : « Loi Littoral, Loi Montagne : 40 ans après, quelle différenciation ? »

À l’initiative du groupe Union Centriste, le Sénat a créé une mission d’information sur le thème : “Loi Littoral, Loi Montagne : 40 ans après, quelle différenciation ?”.

Retrouvez l’audition des représentants d’Interco’ Outre-mer ici

 

VIE DES ADHERENTS

Salon de l’Agriculture 2026 : rencontre avec Emmanuel Macron, problèmes de douane… Saint-Pierre-et-Miquelon fait son grand retour

Après sept ans d’absence, Saint-Pierre-et-Miquelon signe un retour remarqué au Salon international de l’agriculture, inauguré ce samedi 21 février par Emmanuel Macron à la porte de Versailles. Malgré des produits de la mer bloqués en douane, la délégation de l’archipel met en avant le savoir-faire du territoire et espère profiter d’une visibilité accrue pour conquérir de nouveaux marchés.

Concours général agricole : en Outre-mer, 121 produits médaillés dont 45 en or

Très attendu, le traditionnel concours général agricole du Salon international de l’Agriculture a consacré, en 2026, 121 produits ultramarins, dont 45 qui remportent la médaille d’or. La remise des précieux sésames a eu lieu jeudi dernier sur le stand de l’Odeadom.

Air France-KLM enregistre un bénéfice net historique de 1,75 milliard d’euros en 2025, entre montée en gamme et pétrole moins cher

Supérieurs aux attentes des analystes, ces résultats ont été obtenus alors qu’Air France-KLM n’a toujours pas retrouvé son volume de passagers de 2019, soit 104,2 millions de personne.

Catastrophes climatiques : qui paie la note ?

Retrouvez l’interview de Catherine Rodap, Présidente du MEDEF Martinique dans l’émission « C’est pas si loin »  ici

REPORTAGE. À Mayotte, la perte de la gestion du seul port de l’île par la société MCG laisse planer l’incertitude

Dans six mois, la société Mayotte Chanel Gateway devrait perdre la gestion du port de Longoni, unique port de commerce de Mayotte. En cause : des tarifs illégaux, des conflits d’intérêts et autres manquements. Mais pour sa présidente, Ida Nel – figure majeure de l’économie mahoraise – la fin de cette délégation de service public pourrait déstabiliser la seule infrastructure portuaire de l’île.

SIA 2026 : Jean-Christophe Niautou, président de la CAP-NC et co-président de la FED-CAPP, plaide pour une coopération des territoires ultramarins face à la dépendance aux importations

Depuis le Pavillon des Outre-mer sur le stand de l’ODEADOM, Jean-Christophe Niautou, président de la Chambre d’agriculture et de la pêche de Nouvelle-Calédonie et coprésident de la Fédération des chambres d’agriculture et de la pêche du Pacifique (FED-CAPP), appelle à renforcer la coopération entre les territoires ultramarins alors que persiste une forte dépendance aux importations de produits alimentaires.

La BRED et La Fondation du SMA ont signé un partenariat

La Fondation du SMA et la Bred – Banque populaire ont signé, le 27 février au Salon international de l’Agriculture, un partenariat pour accompagner les jeunes du Service militaire adapté pour les aider financièrement à créer et lancer leurs activités.

La Fondation du SMA et la Bred partenaires pour aider financièrement les jeunes créateurs d’entreprises | Outremers360

Economie. L’Umih appelle les futurs maires à « travailler ensemble » pour des communes vivantes, accueillantes et durables

À l’approche des élections municipales de mars 2026, l’Umih (Union des métiers de l’industrie et de l’hôtellerie), que préside Catherine Cadrot, en Guadeloupe, présente son manifeste « Travaillons ensemble ! ».

GBH : « La production locale, créatrice d’emplois et de valeur ajoutée pour les territoires »

Né en Martinique il y a 65 ans, le groupe Bernard Hayot BGH a fait de son implantation territoriale un pilier de son développement dans les outre-mer. Production industrielle, structuration des filières agricoles, valorisation des produits locaux en magasins : Michel Lapeyre, directeur général zone Afrique Maghreb océan indien, revient sur l’engagement de l’entreprise en faveur de la souveraineté alimentaire.

Des nouvelles de la FMBTP

Retrouvez la lettre hebdomadaire de la FMBTP ici

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JOURNAL OFFICIEL

JORF du 26.02.2026

Décret n° 2026-131 du 25 février 2026 modifiant le décret n° 2021-309 du 24 mars 2021 fixant la répartition et les conditions de désignation des membres du Conseil économique, social et environnemental

JORF du 27.02.2026

Décret du 26 février 2026 relatif à la composition du Gouvernement