L’ÉDITO

Hervé MARITON
Président de la FEDOM
La question de la productivité est au centre d’un débat économique important. Les analyses les plus solides démontrent que l’Europe a décroché en comparaison des Etats-Unis, et c’est particulièrement le cas de la France. Ce manque de productivité retentit sur les écarts de croissance et se retrouve aussi dans l’aggravation de la dette.
Il y a aussi un problème de productivité Outre-Mer. Le niveau des infrastructures, les carences de formation sont parmi les causes. Il y aurait une certaine rationalité – au lieu de discours incantatoires sur la vie chère – à partir de l’analyse des situations dans chaque territoire. Pourquoi un écart de productivité, quelle est la part de chaque cause ? Et de s’attaquer réellement à la solution du problème.
DU CÔTÉ DU GOUVERNEMENT

« Les Outre-mer ont besoin urgemment d’un budget » : la ministre Naïma Moutchou revient sur la situation à Mayotte et en Nouvelle-Calédonie
La ministre des Outre-mer Naïma Moutchou a rappelé l’importance de voter un budget pour les Outre-mer, notamment pour financer la refondation de Mayotte. Elle a aussi évoqué l’accord de Bougival comme un « socle de travail » pour la Nouvelle-Calédonie. La locataire de la rue Oudinot a insisté sur la nécessité d’agir vite, notamment pour Mayotte qui attend une partie des quatre milliards d’euros de financement prévus sur six ans pour sa refondation. L’autre gros dossier, c’est l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie avec la réunion prévue le 16 janvier prochain à Paris pour relancer le dialogue politique. Rappelant l’histoire « fragile » du Caillou, Naïma Moutchou a souligné l’importance « que les forces politiques, même quand elles ne s’entendent pas, puissent continuer à se parler », « pour essayer de dégager un consensus autour de cet accord de Bougival ».
Voir également : Naïma Moutchou fait de Bougival un socle incontournable | La Dépêche de Nouméa ; Outre-mer : entre urgences sociales et enjeux stratégiques – Le Journal De Mayotte ; Naïma Moutchou : « Les Outre-mer ont urgemment besoin d’un budget »

Nouvelle-Calédonie : « La phase d’urgence est derrière nous » assure Claire Durrieu, directrice de la mission de refondation économique
La mission interministérielle pour la Nouvelle-Calédonie, destinée à soutenir la reconstruction et la « refondation » économique du pays, est de retour jusqu’au 13 janvier sur le territoire calédonien. Pour sa directrice, Claire Durrieu, alors que « la phase d’urgence » a désormais été traitée, d’autres chantiers « prioritaires », « à moyen et long termes », s’ouvrent, dont la réforme du modèle de transformation du nickel et la mise en œuvre du pacte de refondation économique de l’État.
Claire Durrieu et ses équipes travailleront sur trois dossiers majeurs, durant cette dizaine de jours. Le premier porte sur la préparation du volet économique et social de la séquence prévue à l’Élysée, le 16 janvier. Une séquence complémentaire aux discussions politiques, destinée à porter le projet de pacte de refondation économique. La deuxième priorité sera de déployer ce pacte dès l’adoption du projet de loi de finances (PLF) au niveau national. « Tous les dispositifs sont aujourd’hui suspendus au vote du budget, mais notre responsabilité est d’être prêts à appuyer sur le bouton dès que ce sera possible », souligne la cheffe de mission. Troisième axe, enfin : le nickel et plus particulièrement la métallurgie, l’idée étant de retrouver de nouveaux leviers pour ce secteur, qui n’est plus rentable depuis plusieurs années.
Voir également : Nouvelle mission de Claire Durrieu : l’après-crise conditionné à l’adoption du budget de l’Etat ; L’INVITE DU MATIN : Claire Durrieu | Radio Rythme Bleu ; Claire Durrieu : « la phase d’urgence est derrière nous » | Les Nouvelles Calédoniennes
DU CÔTÉ DU PARLEMENT

Le budget rejeté par les députés de la commission des finances en nouvelle lecture
La commission des finances de l’Assemblée a rejeté en nouvelle lecture, le samedi 10 janvier, la partie « dépenses » du projet de budget pour 2026, après avoir fait de même sur la partie « recettes » la veille. Le texte sera examiné dans l’hémicycle à partir du 13 janvier, sans perspective d’accord suffisant pour permettre au Gouvernement d’obtenir un vote favorable, ce qui pourrait conduire le Premier ministre, Sébastien Lecornu, à recourir au 49.3.
COMMENTAIRE FEDOM :
Le projet de budget pour 2026 ayant été rejeté en commission des finances de l’Assemblée nationale, il s’agira pour les députés d’examiner le texte tel que modifié par les sénateurs, sans amendement portés par la commission des finances.
Néanmoins, suite à l’examen du texte en commission des finances, nous retiendrons quelques points importants :
– L’intégration du mécanisme assurantiel de garantie anti-émeutes introduit à l’article 65 quinquies (nouveau) par voie d’amendement du Gouvernement et du rapporteur général du budget au Sénat a été supprimé par un amendement porté par le député RN Matthias Renault. Si cet amendement n’a pas de conséquence directe sur le texte qui sera examiné en hémicycle puisque le projet de budget a été rejeté dans sa totalité, il envoie néanmoins un signal négatif pour la suite des débats. Nous espérons, au regard de l’importance de ce dispositif notamment pour la Martinique et la Nouvelle-Calédonie que l’article 65 quinquies puisse être préservé dans projet de loi de finances.
– La suppression de la révision rétroactive de certains contrats d’achat d’électricité photovoltaïque conclus entre 2006 et 2010 constitue en revanche une avancée majeure. Cette disposition soulevait en effet de sérieuses difficultés tant juridiques qu’économiques. La FEDOM se félicite de l’adoption des amendements portés par Karim Benbrahim (SOC) et Julie Laernoes (ES), qui garantissent la sécurité juridique des engagements contractuels de l’État, préservent l’attractivité et la compétitivité des projets ultramarins, et contribuent à la pérennité d’une filière stratégique pour la transition énergétique et l’autonomie des territoires ultramarins. Nous formulons le vœu que cet amendement puisse prospérer dans la suite des débats.

La commission des finances retoque la taxe sur les alcools produits à La Réunion. « Le combat continue » assure le député Philippe Naillet
Le parcours parlementaire était semé d’embûches avait prévenu le sénateur Stéphane Fouassin. Une clairvoyance qui s’est confirmée ce jeudi 8 janvier 2026 à l’Assemblée nationale. Son amendement visant à taxer les alcools forts, adopté précédemment au Sénat, lors de l’examen du projet de loi pour 2026, a été retoqué par la commission des finances de l’Assemblée nationale saisie du texte en nouvelle lecture. Une décision qui fait suite à l’adoption d’un amendement déposé par le député de l’Eure Philippe Brun. L’élu a commencé sa prise de parole en précisant qu’il s’agissait d’un amendement personnel déposé après « avoir eu des contacts avec les élus de La Réunion ». Philippe Naillet, fervent défenseur de cette majoration avance quant à lui que « la santé publique doit primer ».
Voir également : Taxes sur les alcools forts : le Conseil départemental appelle les députés réunionnais à la « responsabilité »

La France au défi de jouer son rôle sur le plateau des Guyanes après le coup de force des Etats-Unis
Face à la nouvelle politique prédatrice de Donald Trump en Amérique du Sud, la France peut-elle compter sur sa présence en Guyane pour peser sur le continent ? Il faudrait qu’elle se dote de moyens beaucoup plus sérieux si elle veut espérer s’affirmer comme « un acteur régional clé », estime la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, qui a opportunément rendu public un rapport de mission dans la région, le mercredi 7 janvier. Les sénateurs formulent ainsi vingt recommandations pour renforcer les relations entre Paris et le Guyana, et lutter contre les activités illégales en Guyane.
Voir également : Guyana : le Sénat insiste sur la nécessité de développer la coopération régionale – Public Sénat

Un calendrier « impossible » à tenir ? Le sénateur Georges Naturel interpelle la ministre des Outre-mer sur les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie
Lors des questions au Gouvernement le 7 janvier dernier, le sénateur calédonien Georges Naturel a demandé à la ministre des Outre-mer d’être « sincère » sur « l’impossibilité » de mettre en œuvre un accord avant les élections provinciales prévues le 28 juin. Il estime que ces dernières sont une priorité. La ministre des Outre-mer a refusé de reconnaître cette impossibilité : « à partir du 16 janvier prochain où l’ensemble des forces calédoniennes » seront reçues à l’Elysée pour la poursuite des discussions : « Chacun devra à ce moment-là se positionner. Chacun devra dire ce qu’il accepte, ce qu’il refuse, ce qu’il est prêt à assumer aussi vis-à-vis des Calédoniens. » ; « A partir du moment où un consensus se dégage, ce que vous avez évoqué comme étant des freins, des obstacles, le calendrier en particulier, ce ne sont pas des fatalités. »
En savoir plus : Un calendrier « impossible » à tenir ? Un sénateur interpelle la ministre des Outre-mer sur les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie ;

Les sénateurs mahorais veulent autoriser la recherche et l’exploitation des ressources gazières du Canal du Mozambique
Plusieurs sénateurs ultramarins ont déposé une proposition de loi pour lever les interdictions de recherche, d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures dans les Outre-mer. Les parlementaires mettent en avant le pétrole guyanais et le potentiel gazier du Canal du Mozambique.

Le sénateur de Mayotte Saïd Omar Oili demande des explications sur le déploiement de la fibre par l’opérateur Orange qu’il juge « illégal »
Le sénateur de Mayotte Saïd Omar Oili a interpellé la ministre déléguée chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, Anne Le Hénanff, lors des questions au Gouvernement, concernant le déploiement de la fibre à Mayotte par deux opérateurs que sont Orange et Océinde (Mayotte THD) et dont il considère qu’Orange est dans l’illégalité. Ce que reproche le sénateur à Orange c’est de se concentrer uniquement sur le déploiement de la fibre dans les zones denses de l’île au détriment des zones les plus reculées. En effet, il ne souhaite pas que les Mahorais qui sont en dehors des zones urbaines soient privés de la fibre.
« Quelles mesures comptez-vous prendre pour mettre fin à cette situation ? », a-t-il demandé. Pour la ministre, cette situation n’a rien d’illégal. Selon elle, « c’est conforme à la loi. L’octroi d’une délégation de service public (DSP) n’entraîne pas de monopole ou d’exclusivité ». Aussi elle appelle à « un dialogue constructif » entre les 2 opérateurs pour « trouver une solution opérationnelle dans l’intérêt des Mahorais » et éviter ainsi un doublon.
VIE DES TERRITOIRES

TRIBUNE : « Les Outre-mer ne sont pas des territoires à handicap, mais des territoires de solutions »
Fragiles, coûteux, « à part » : les Outre-mer restent perçus comme un fardeau dans le débat public. Alors qu’ils disposent d’atouts considérables – deuxième domaine maritime mondial, biodiversité exceptionnelle, positions géostratégiques – et constituent des laboratoires uniques où tester des innovations publiques. A condition de changer de logiciel, explique une tribune collective. Pour les signataires, dont la présidente de l’APC Johanne Peyre, le sénateur Teva Rohfritsch et plusieurs membres du collectif « Isle », ces économies insulaires ne souffrent pas d’un trop-plein de régulation, mais de modèles inadaptés à la taille et aux caractéristiques de leur marché. Ils appellent de leurs vœux une régulation « proportionnée, fondée sur l’expérimentation et l’évaluation », à condition de pouvoir s’appuyer sur des données statistiques pertinentes.
Voir également : Une tribune appelle à changer le « logiciel » de la régulation économique en outre-mer – Radio1 Tahiti

Martinique – « Il n’y a aucune raison pour que la Martinique ne puisse retrouver un chemin de croissance économique durable », Etienne Desplanques, préfet de Martinique défend la perspective d’une relance de l’économie martiniquaise
Sécurité, lutte contre la vie chère, relance économique : dès son arrivée à la tête de l’administration territoriale de l’État en Martinique, en février 2025, Étienne Desplanques a fixé le cap. Face à la hausse alarmante des homicides, le préfet déploie une stratégie resserrée et revendique, dans le même temps, un ancrage assumé dans les réalités du territoire, avec la volonté d’inscrire l’action publique dans le temps long. Étienne Desplanques dresse le bilan des réponses engagées face à la violence armée, il revient sur les premiers effets mesurables des dispositifs contre la vie chère, sur l’avancée du plan chlordécone et sur la gestion des échouages de sargasses. Il esquisse également les leviers économiques qu’il entend activer en 2026 pour renforcer la production locale, relancer l’investissement et restaurer la confiance.

Mayotte – Avec 115 logements livrés à Hajangoua, la Société immobilière de Mayotte clôt 2025 sur un signal fort de continuité malgré le choc du cyclone Chido
Après une année 2025 marquée par le cyclone Chido et d’importants chantiers de reconstruction, la Société Immobilière de Mayotte (SIM) livre la résidence Hajangoua, à Dembeni. Une opération de 115 logements sociaux qui vient clore l’année avec un signal fort de continuité, malgré un contexte territorial éprouvant.

Mayotte – Tourisme : avec deux escales de paquebot en deux jours, Mayotte renoue avec la croisière internationale et teste sa capacité d’accueil
Mayotte a accueilli deux escales de croisière consécutives les 8 et 9 janvier 2026 à Mamoudzou. Une séquence rare, portée par l’Agence d’attractivité et de développement touristique, qui marque le retour progressif de la destination sur les itinéraires de l’océan Indien.

Nouvelle-Calédonie – Le nickel dopé par une réduction de la production en Indonésie
Le cours du nickel était au plus haut le mercredi 7 janvier, depuis juin 2024, dopé par des réductions de production en Indonésie, de très loin le premier producteur mondial, et une forte demande de métaux en Chine. Utilisé dans de très nombreux domaines – de l’alliage de métaux à la production de batteries rechargeables – le nickel a pris plus de 25 % depuis mi-décembre à la Bourse des métaux de Londres (LME) et a atteint mercredi 18 800 dollars la tonne.
DU CÔTÉ DU GOUVERNEMENT

Nouvelle-Calédonie – La défiscalisation locale fait peau neuve
Le Gouvernement local a adopté mercredi dernier un avant-projet de loi du pays prévoyant notamment une refonte de la défiscalisation locale, avec l’objectif affiché de relancer l’économie et de redonner de la visibilité aux investisseurs. « L’objectif est de prolonger la défiscalisation locale jusqu’à fin 2030 pour avoir une meilleure visibilité pour les investisseurs », a expliqué le porte-parole du Gouvernement, Christopher Gygès. Un horizon prolongé assorti d’aménagements adaptés aux réalités économiques. « Concrètement, on élargit l’assiette éligible et on donne une facilité d’accès », a explicité l’élu. Le texte prévoit d’étendre le champ des secteurs éligibles et d’inclure l’agriculture, le transport maritime de passagers, l’ensemble des structures d’accueil pour personnes âgées (EHPAD), ainsi que les travaux de rénovation et de reconstruction pour tous les secteurs. Autre évolution majeure : l’abaissement du seuil d’entrée.

Polynésie française – Tourisme : pourquoi il ne faut pas s’endormir sur ses lauriers
Malgré une hausse de 9 % de la fréquentation en 2025, l’hôtellerie polynésienne fait face à un tassement de son activité. Entre la fin du boom post-Covid et le recul du marché américain, les professionnels dont Christophe Guardia, coprésident du Conseil polynésien de l’hôtellerie, préconisent une diversification vers les marchés asiatiques pour assurer l’avenir.
En savoir plus : Une année 2025 prometteuse pour le tourisme en Polynésie

Polynésie française – « Sites remarquables » : un premier bail signé à Raiatea, en attendant Tupai et Huahine
Le Gouvernement de Moetai Brotherson a signé avant les fêtes un bail qui doit permettre à un investisseur étranger d’étudier la construction du Te Hau Moana, un complexe de « tourisme vert » sur le gigantesque domaine Martin, près de Avera, à Raiatea. Si les études confirment la viabilité de ce projet de 800 clés, qui mêle grande hôtellerie, tourisme nature, parcours de golf et marina, le bail se prolongera au long terme. Un format juridique qui a pris beaucoup de temps à être développé mais qui doit maintenant profiter à d’autres « sites remarquables » en attente de projets hôteliers. À commencer par le terrain de l’ex-Hana iti à Huahine et l’atoll de Tupai, qui recevront des visites d’investisseurs en ce mois de janvier.

La Réunion – Accélérer l’élaboration d’un projet de développement réunionnais
L’attaque des États-Unis contre le Venezuela illustre une stratégie du chaos destinée à nourrir la spéculation et les profits des milliardaires, au détriment des peuples. La Réunion, dépendante des importations, est vulnérable à une éventuelle hausse des prix causée par les spéculateurs, aggravée par un coût de la vie artificiel entretenu par la surrémunération. L’urgence est de bâtir un développement fondé sur les énergies renouvelables et l’intégration régionale pour réduire la dépendance et les inégalités.

Saint Pierre et Miquelon – l’archipel français à visiter en 2026 selon CNN Travel
C’est une reconnaissance internationale inattendue pour un petit archipel de l’Atlantique Nord. Saint-Pierre et Miquelon figure dans la liste des destinations à visiter en 2026 établie par CNN Travel, aux côtés de pays et de régions emblématiques comme l’Australie, l’Algérie, la Tanzanie, le Bahreïn ou encore les fjords du Chili.
RAPPORTS, ETUDES, AVIS, JURISPRUDENCES

Au troisième trimestre 2025, l’activité économique de la Guadeloupe, mesurée par le volume des heures rémunérées, recule sur un an. Le repli de l’emploi salarié engagé depuis le début de l’année s’intensifie. Le tertiaire marchand hors intérim concentre l’essentiel du repli de l’emploi salarié. Les difficultés persistantes dans la construction continuent de peser sur l’économie régionale. Par ailleurs, la fréquentation hôtelière continue de décliner tant pour la clientèle en provenance de France que celle en provenance de l’étranger, notamment d’Europe.

INSEE – Note de conjoncture régionale : au troisième trimestre 2025, l’activité économique progresse toujours en Guyane
Au troisième trimestre 2025, l’activité économique de la Guyane, mesurée par le volume des heures rémunérées, progresse de 0,9 % par rapport au même trimestre de l’année précédente, confirmant sa tendance de long terme, malgré un ralentissement amorcé en début d’année. Cette hausse de l’activité est principalement portée par le tertiaire marchand. La progression de l’emploi salarié, engagée le trimestre précédent, se confirme. Elle concerne l’ensemble des secteurs, à l’exception de l’industrie, et s’appuie là encore principalement sur le tertiaire marchand. Dans la construction, se contracte encore tandis que l’emploi salarié enregistre une légère reprise. En revanche, la fréquentation hôtelière rompt avec la dynamique favorable du début d’année, essentiellement sous l’effet du recul du tourisme d’affaires et de la baisse de la clientèle en provenance de France.

INSEE – Note de conjoncture régionale : au troisième trimestre 2025, le recul de l’activité économique s’accentue en Martinique
Au troisième trimestre 2025, l’activité économique poursuit son repli (-1,5 % sur un an), prolongeant le mouvement amorcé depuis la fin de l’année 2024. La baisse du volume des heures rémunérées est généralisée à l’ensemble des secteurs, à l’exception du tertiaire non marchand. Elle s’accompagne également d’une hausse des défaillances d’entreprises sur un an. L’emploi salarié demeure atone et se maintient à un niveau bas, proche de celui observé à la sortie de la crise sanitaire en 2022. Là encore, le tertiaire non marchand est le seul secteur en progression, compensant les baisses observées dans les autres secteurs. Par ailleurs, la fréquentation hôtelière recule de nouveau au troisième trimestre 2025, sous l’effet du repli de la clientèle en provenance de France.
VIE DES ADHERENTS

Canne, sucre, rhum, énergie : à La Réunion, une filière industrielle au cœur de l’économie insulaire
De la coupe de la canne aux kilowattheures injectés dans le réseau, la filière canne-sucre-rhum-énergie reste l’un des piliers économiques de La Réunion. Structurée autour de deux usines modernes, portée par Tereos Océan Indien et Albioma et adossée à des distilleries industrielles comme Savanna entre autres, elle repose sur un modèle intégré où chaque résidu devient ressource et où le savoir-faire local continue de façonner l’avenir productif de l’île.

Air Tahiti Nui doit se « refaire une santé » avant de trouver un nouveau partenaire et actionnaire
Malgré les objectifs fixés par le Gouvernement polynésien, Air Tahiti Nui n’a pas encore trouvé, parmi les grands acteurs de l’aérien, le « partenaire », et potentiel actionnaire, censé l’aider à transformer son modèle. Moetai Brotherson, qui avait fait de cette recherche une priorité, estime aujourd’hui que pour faire entrer un acteur privé de qualité, qui ne serait pas tenté de « dépecer » la compagnie, il faudra d’abord lui « refaire une santé ». Le président réaffirme l’engagement du Pays à soutenir la compagnie en tant qu’outil de souveraineté… Mais cet attachement de la collectivité, et le caractère stratégique de ses missions, la rend peut-être plus difficile à marier.

TRIBUNE : Outre-mer : faire circuler la valeur sur les territoires, une boussole stratégique pour l’action publique, par Dominique Vienne
Président des CESER de France, du CESER de La Réunion et vice-président de la CPME nationale – Outre-mer, Dominique Vienne livre, en ce début d’année, une tribune appelant à « réconcilier l’action publique avec le réel », à « relier chaque décision à ses effets économiques », à « faire tenir les territoires par leurs propres forces » et à « entrer dans l’année avec une responsabilité claire » pour les Outre-mer.

CCISM de Saint-Martin : une page se tourne
Julien Bataille a quitté ses fonctions de directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie de Saint-Martin (CCISM) ce vendredi 9 janvier 2026. Après plus de dix-sept années consacrées au développement économique du territoire, son départ marque la fin d’un parcours étroitement lié à la structuration et à la relance de l’économie locale.
COMMENTAIRE FEDOM :
La FEDOM salue l’engagement de Julien BATAILLE pour le territoire et les entreprises de Saint-Martin et le remercie pour sa collaboration. Nous lui souhaitons nos meilleurs vœux de réussite dans ses nouvelles fonctions.

CCIMA de Wallis et Futuna : nouveau président
Kamaliele VALEFAKAAGA est le nouveau président de la CCIMA de Wallis et Futuna ; la FEDOM lui adresse toutes ses félicitations.

Nature et Economie : les actes de la matinale Medef/FRB sont disponibles !
Le 16 juin 2025 le Medef de Guadeloupe organisait, en collaboration avec la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité, une matinale inédite autour des derniers rapports de l’IPBES – le « GIEC de la biodiversité ». Objectif : mieux articuler enjeux économiques, scientifiques, sociaux et environnementaux pour faire émerger des trajectoires de transformation systémiques et partagées. Cet événement a réuni les parties prenantes de la biodiversité que sont les acteurs économiques (Medef, FBF, Holcim France, Kadalys), le monde de la recherche (FRB), la société civile (WWF) et les acteurs publics (OFB) et territoriaux (Fédération des PNR). Les échanges ont souligné la nécessité d’une action collective, transversale, innovante et ambitieuse, forte d’intelligence collective et de solidarités nouvelles, pour répondre à la crise de la nature et aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux associés.
Le replay et les actes de la matinale sont désormais disponibles : un concentré de clés de lecture, d’outils concrets et de propositions pour agir !

CMA CGM lance deux nouveaux services intra-Caraïbes connectés à son hub Antilles
La montée en puissance des hubs de Fort-de-France et Pointe-à-Pitre se poursuit avec trois nouveaux services ouverts par CMA CGM en quelques semaines. CMA CGM a inauguré un nouveau service de cabotage « Guyanas » reliant la côte nord de l’Amérique du Sud aux Caraïbes. Une ligne qui s’inscrit dans une stratégie plus large visant à faire de Fort-de-France son hub caribéen. Une ligne centrée sur la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane a déjà été ouverte fin 2025.
VIE DE LA FEDOM

« L’État doit tenir ses engagements et assumer une véritable politique économique Outre-mer », Hervé Mariton, président de la FEDOM, plaide pour une stratégie économique pour les entreprises ultramarines
La mobilisation de la FEDOM et des acteurs économiques ultramarins a permis d’éviter l’amputation des exonérations de charges et de l’aide à l’investissement prévue dans le budget 2026. Deux mesures qui auraient représenté près d’un milliard d’euros de pertes pour les entreprises ultramarines. Une victoire importante, mais insuffisante aux yeux de son président. Dans un entretien accordé à Outremers360, Hervé Mariton dresse un bilan économique sévère de 2025, interroge la méthode de l’État et appelle à un changement de paradigme pour bâtir une véritable politique économique Outre-mer, fondée sur la stabilité, l’investissement et la confiance dans les entreprises ultramarines.

Économie ultramarine : les vœux de la FEDOM et les enjeux 2026 pour les entreprises des Outre-mer
À l’aube d’une nouvelle année cruciale pour l’économie ultramarine, la Fédération des Entreprises des Outre-Mer (FEDOM) a adressé mardi 6 janvier ses vœux à ses adhérents et partenaires par le biais de la lettre hebdomadaire, tout en dressant les grands chantiers qui attendent les territoires ultramarins en 2026.
À l’approche de sa cérémonie de vœux organisée à Paris le 20 janvier, la FEDOM réaffirme un message central : la vitalité des entreprises ultramarines constitue un levier essentiel de cohésion sociale et de développement économique. Elle appelle l’État et les décideurs publics à mieux reconnaître les spécificités des Outre-mer et à bâtir des politiques économiques adaptées, stables et lisibles.
JOURNAL OFFICIEL

JORF du 07.01.2026
– Décret n° 2026-5 du 6 janvier 2026 relatif aux modalités d’abandon des dettes de cotisations et contributions sociales constituées consécutivement au cyclone Chido
– Arrêté du 5 janvier 2026 portant nomination sur l’emploi de directeur adjoint de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités de Guadeloupe, chargé des fonctions de responsable du pôle « cohésion sociale »
– Arrêté du 5 janvier 2026 portant nomination d’un directeur adjoint de l’environnement, de l’aménagement et du logement de la Martinique
– Arrêté du 5 janvier 2026 portant nomination au cabinet de la ministre des outre-mer
– Arrêté du 31 décembre 2025 portant renouvellement d’assesseurs au tribunal supérieur d’appel de Saint-Pierre-et-Miquelon

JORF du 08.01.2026
– LOI organique n° 2026-6 du 7 janvier 2026 tendant à modifier le II de l’article 43 de la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 portant statut d’autonomie de la Polynésie française

JORF du 09.01.2026
– Décret n° 2026-9 du 8 janvier 2026 portant modification du décret n° 2022-148 du 8 février 2022 relatif à la médaille d’honneur de l’engagement ultramarin