L’ÉDITO

Hervé MARITON
Président de la FEDOM
J’écoutais, ce matin, le « Journal de l’économie » (France Culture,7h30, Paris), sur le thème « Martinique : comment définir des prix acceptables ». Le doyen Gilles Joseph de l’Université des Antilles plaidait pour un encadrement général des prix. Autrement dit une administration des prix qui sortirait nos territoires de l’économie de marché. On sent bien que cette idée taraude des acteurs politiques, des universitaires…L’histoire nous rappelle simplement que l’administration de l’économie conduit à la pénurie et au sous-développement. Le problème avec le débat sur « la vie chère » est qu’il mêle, avec de légitimes questions sur le pouvoir d’achat, des a priori idéologiques contraires à l’économie de marché. Cela, m’avait conduit, il y a quelques semaines, à publier une tribune « La France n’est pas Cuba ».
La visite du ministre des Outre-mer aux Antilles, aujourd’hui en Martinique, peut être l’occasion d’aborder différents enjeux déterminants pour le développement économique. Bien sûr la question de « la vie chère » est à l’ordre du jour. Il y a des réponses de moyen et de long terme : améliorer la situation de l’emploi, réduire le budget transport des salariés par de meilleurs transports en commun, encourager la concurrence…A très court terme, il faut réussir la mise en œuvre des accords d’octobre. Les collectivités, les entreprises ont tenu leurs engagements et les prix des biens concernés ont baissé. L’Etat a tenu son engagement de baisse de la TVA sur ces produits (et de hausse sur d’autres…). Mais il s’est aussi engagé à une réduction des frais d’approche. Nous attendons la concrétisation de cet engagement.
DU CÔTÉ DU GOUVERNEMENT

Déplacement de Manuel Valls aux Antilles
Le ministre des Outre-mer, Manuel Valls a débuté une tournée dans les îles antillaises ce vendredi 14 mars, en commençant par les Îles du Nord. Le Ministre poursuit son déplacement avec la Guadeloupe et la Martinique. La question de la vie chère est au cœur de ce déplacement.
Voir également : Quel programme pour Manuel Valls en Martinique ? ; Après Saint-Martin, Manuel Valls en visite à Saint-Barthélemy ; Manuel Valls, à l’épreuve des grands dossiers de la Guadeloupe

Manuel Valls plaide pour une meilleure prise en compte des Outre-mer dans la stratégie de défense française
Avant son déplacement aux Antilles, Manuel Valls a été auditionné le mercredi 12 mars par la Commission de la Défense et des Forces armées de l’Assemblée nationale. Objectif : contribuer à l’actualisation de la Revue nationale stratégique (RNS), le document de référence qui oriente la politique de défense et de sécurité de la France. Lors de cette audition, l’ancien chef du gouvernement n’a pas mâché ses mots sur le traitement accordé aux territoires ultramarins dans la précédente version du document, actualisée en 2022. « Celle de 2022 n’a accordé qu’une attention relative aux territoires d’outre-mer, reconnaissant leur importance stratégique pour la France, mais sans aller au fond beaucoup plus loin. Pourtant, l’actualité stratégique n’épargne pas nos territoires ultramarins, particulièrement sur la question des ingérences. » Pour Manuel Valls, les Outre-mer doivent être davantage intégrés dans les réflexions stratégiques, au regard de leur exposition croissante à des risques multiples. « Les récents épisodes cycloniques montrent l’importance pour les Outre-mers d’être des acteurs de plus en plus résilients face aux éléments naturels liés au dérèglement climatique. » Il a également pointé du doigt les tensions et crises survenues récemment, qui justifient, selon lui, une réévaluation du rôle sécuritaire de ces territoires dans la stratégie nationale. « La récurrence des incidents et des crises comme les violences en Nouvelle-Calédonie en mai et juin 2024, ou encore en Martinique à l’automne dernier, constituent un volet majeur à intégrer dans la révision de la RNS et dans toute vision stratégique. »

Manuel Valls : « Une reconstruction trop lente et difficile à Mayotte »
Invité du Face à Face sur BFMTV et RMC le 10 mars dernier, alors qu’il revenait de La Réunion après le passage du cyclone Garance, Manuel Valls, ministre des Outre-mer, a été interrogé sur le niveau de reconstruction à Mayotte trois mois après le cyclone Chido. Le ministre a reconnu que la reconstruction de Mayotte après le cyclone Chido était « trop lente et difficile ». Il a souligné le retard structurel du territoire, notamment en matière d’accès à l’eau, d’écoles et de services publics. Malgré la présence de la mission reconstruction dirigée par général Facon, les moyens humains et matériels semblent insuffisants.

Les présidents des CCI Outre-mer reçus par Manuel Valls
Les présidentes et présidents des CCI ultramarines ont été reçus ce lundi 10 mars dernier par le ministre des Outre-mer, Manuel Valls. Un entretien pour « alerter » le ministre « sur la situation des différents territoires, en abordant notamment les problématiques, les enjeux et les perspectives ».
DU CÔTÉ DU PARLEMENT

Accès à l’eau potable : face à une crise qui perdure en Outre-mer, des sénateurs réclament un « plan Marshall »
Malgré la mise en place du dispositif « Plan Eau DOM » en 2016, l’accès à l’eau potable reste inégalitaire et irrégulier dans les départements et régions ultramarines. la Commission des finances du Sénat avait demandé à la Cour des comptes de conduire une enquête sur cette problématique, conformément à l’article 58, alinéa 2, de la loi organique relative aux lois de finances. Dans son rapport intitulé « La gestion de l’eau potable et de l’assainissement en Outre-mer », rendu public en janvier 2025, la Cour des Comptes relève des faiblesses dans le financement du dispositif « Plan Eau DOM » et dans la gouvernance locale de la gestion de l’eau potable. Les sénateurs Georges Patient (Guyane) et Stéphane Fouassin (La Réunion), rapporteurs spéciaux de la commission des Finances sur les crédits de la mission outre-mer, formulent, dans la lignée du travail de la Cour des comptes, des recommandations pour améliorer le « Plan Eau DOM » et résoudre la crise de l’eau dans les territoires d’Outre-mer. Les deux parlementaires appellent notamment à une meilleure adaptation des normes et à régler la question des factures impayées pour financer l’entretien du réseau.
Voir également : Gestion de l’eau potable et de l’assainissement en outre-mer | Sénat

Cyclones, vie chère, questions institutionnelles : « Discussion franche » entre Manuel Valls et le député Davy Rimane
Le député GDR de Guyane et président de la délégation aux Outre-mer de l’Assemblée nationale, Davy Rimane, a été reçu le 12 mars dernier par le ministre des Outre-mer Manuel Valls. « Nouvelle-Calédonie, Mayotte et La Réunion par rapport aux cyclones qui sont passés, la vie chère, la question institutionnelle par rapport aux différents territoires, dont le mien qui est prêt à engager des actions concrètes » voici la liste des sujets qui ont été abordés par le député.

Commission du développement durable à l’Assemblée nationale – Risques climatiques extrêmes : une réforme solidaire de l’assurance en discussion
La Commission du développement durable de l’Assemblée nationale a placé, le mercredi 12 mars dernier, la question de l’assurabilité des risques climatiques extrêmes au cœur de ses discussions. Un sujet important pour les Outre-mer, régulièrement frappés par des événements météorologiques d’ampleur, comme Irma et Maria en 2017 dans les Antilles, ou plus récemment Béryl, Chido et Garance dans l’océan Indien. À cette occasion, les députés ont auditionné les auteurs du rapport des Ateliers du Futur, qui alertent sur une possible défaillance du modèle assurantiel traditionnel, incapable de résister à la fréquence et à l’intensité croissantes des sinistres et plaident pour un nouveau modèle plus équitable, en particulier pour les territoires ultramarins. Les experts défendent un principe simple : rééquilibrer le financement du risque au travers d’un mécanisme de solidarité via le Fonds Barnier, qui serait alimenté par une ponction plus importante sur les assureurs exerçant dans les zones moins exposées, au profit de celles à forte sinistralité.
DU CÔTÉ DE L’UNION EUROPÉENNE

Le Parlement européen valide la mobilisation de 100 millions d’euros par la Région Réunion, après le passage du cyclone Garance
Younous Omarjee, député européen et vice-président du Parlement européen chargé des relations avec les régions ultrapériphériques, a mobilisé l’Europe pour venir en aide à La Réunion. Un feu vert vient d’être donné pour permettre à la Région Réunion de mobiliser 100 millions d’euros émanent des fonds européens, comme annoncé le 5 mars dernier par la présidente du conseil régional, Huguette Bello.
VIE DES TERRITOIRES

Mayotte – une fiche technique sur les dérogations temporaires à la commande publique
La Direction des affaires juridiques (Daj) de Bercy a récemment publié une fiche technique détaillant les modalités d’application de la loi d’urgence pour Mayotte qui prévoit plusieurs dérogations temporaires aux règles de la commande publique.
Ainsi, l’article 17 de la loi d’urgence pour Mayotte prévoit notamment, à titre dérogatoire, une dispense de publicité et de mise en concurrence pour les marchés de travaux, de fournitures et de services nécessaires pour remédier aux conséquences du cyclone Chido et des événements climatiques survenus entre le 13 décembre 2024 et le 13 mai 2025 et répondant à un besoin dont la valeur estimée est inférieure à 100 000 euros hors taxes. Cette dispense est également applicable aux lots dont le montant est inférieur à 80 000 euros hors taxes pour les marchés de services et de fournitures et à 100 000 euros hors taxes pour les marchés de travaux, à la condition que le montant cumulé de ces lots n’excède pas 20 % de la valeur totale estimée de tous les lots. Ce même article 17 autorise le recours à une procédure dérogatoire pour les marchés de travaux portant sur la reconstruction ou la réfection des équipements publics et des bâtiments affectés par les événements climatiques survenus entre le 13 décembre 2024 et le 13 mai 2025. L’article 18 de la loi prévoit que les acheteurs pourront, sans justification ni limitation de montant, déroger au principe d’allotissement posé par l’article L. 2113-10 du CCP dans le cadre de la passation des marchés nécessaires pour remédier aux conséquences du cyclone et des évènements climatiques susmentionnés. Pour contribuer à la reprise d’activité des entreprises locales et limiter les inconvénients des mesures dérogatoires en matière d’accès des TPE-PME aux marchés publics, notamment en ce qui concerne l’allotissement et les marchés globaux, l’article 20 de la loi permet aux acheteurs de réserver jusqu’à 30 % du montant estimé des marchés passés dans les conditions prévues aux articles 17 à 19 de la loi d’urgence, dont la valeur estimée hors taxes est inférieure aux seuils européens applicables aux marchés publics, aux microentreprises et aux PME ainsi qu’aux artisans ayant leur siège social établi dans le département de Mayotte le 13 décembre 2024.

Nouvelle Calédonie – « C’est comme si rien n’avait bougé » : 10 mois après les émeutes, la difficile reconstruction en Nouvelle-Calédonie
En Nouvelle-Calédonie, 10 mois après les violences qui ont émaillé l’archipel, les stigmates restent encore bien visibles. Les centres commerciaux incendiés n’ont pas été détruits. À peine a-t-on balayé les gravats. Plusieurs entrepreneurs attendent encore la fin des expertises des assureurs. Selon le bilan définitif, ces émeutes ont généré des préjudices évalués à plus de deux milliards d’euros. « Mais les assurances tardent, avance David Guyenne, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Nouvelle Calédonie et propriétaire de plusieurs magasins détruits. Ils nous disent que c’est la procédure normale, mais on est dans une situation anormale».
Voir également : LES JEUDIS DE L’ECONOMIE : l’économie Calédonienne est dans une situation tendue | Radio Rythme Bleu
COMMENTAIRE FEDOM :
La CCI-NC a rendu public les résultats de la 2ème enquête d’évaluation de l’impact des émeutes de mai 2024 réalisée auprès des entreprises avec le cabinet Quidnovi. 564 entreprises ont participé à cette enquête.
Les résultats mettent en lumière :
- une perte de confiance des chefs d’entreprises qui continue de s’aggraver dans l’avenir du territoire (-12 points par rapport à la dernière enquête) et dans l’avenir de leur entreprise (-7 points) ;
- un risque d’effondrement systémique : 10% des entreprises sont encore en arrêt temporaire d’activité et 5% se déclarent en liquidation ou en cessation définitive. Au-delà de ce résultat, 83% des entreprises déclarent que leur chiffre d’affaires est en baisse par rapport à l’année précédente et 27% des répondants estiment ne plus avoir d’activité. Ce pourcentage est de 43% pour les entreprises sans salarié qui semblent dans une situation encore plus critique. En conséquence, pour les 6 prochains mois, essayer d’assurer la pérennité de l’entreprise est la priorité pour 48% de l’échantillon, notamment via des réductions des charges salariales (53%), des autres charges (66%) et le démarchage de nouveaux clients (47%). En complément, en cas d’arrêt du chômage partiel, 15% des salariés concernés seraient licenciés (chiffre en amélioration par rapport à la mesure précédente ou 35% étaient susceptibles d’être licenciés). Dans le secteur du bâtiment, le pourcentage d’entreprises qui déclare ne pas couvrir ses charges atteint 50%. Ce secteur est particulièrement touché et son état de santé pourrait obérer la reconstruction par suite des évènements du 13 mai 2024. Dans ce contexte dégradé, les entreprises indiquent qu’elles font face à un ensemble de problèmes : 52% ont des problèmes de trésorerie, 33% déclarent ne pas couvrir leurs charges et 53% indiquent qu’elles rencontrent des difficultés à les couvrir.
Face aux incertitudes et aux problèmes qu’elles rencontrent, seules 15% des entreprises interrogées sont certaines de reconstruire les locaux professionnels détruits pendant les émeutes (43% sont certaines de ne pas reconstruire). Ce chiffre interpelle clairement, d’autant plus qu’une partie des entreprises qui ont été détruites sont dirigées par des personnes qui sont proches de l’âge de la retraite et qui pourraient décider de « jeter l’éponge », n’ayant pas le courage de tout recommencer.
Dans un tel contexte, et au-delà du nécessaire accord politique sur la Nouvelle-Calédonie qui doit permettre de se projeter et de rétablir durablement la confiance, il est impératif :
- De régler rapidement la problématique assurantielle : elle hypothèque sévèrement les chances de reconstruction et de relance économique. Les entreprises sont dans un « no man’s land » assurantiel. Sans couverture, difficile, voire impossible d’avoir accès au crédit bancaire, de soumissionner à un appel d’offres, de rebâtir ou de trouver un nouveau local ;
- D’apporter les garanties nécessaires sur la prolongation de certains dispositifs de soutien aux entreprises, notamment sur le chômage partiel ;
- D’accélérer la mise en œuvre de la mesure exceptionnelle de soutien à l’investissement pour la reconstruction des immeubles détruits votée par le Parlement introduit par l’article 33 de loi de finances pour 2025. La FEDOM appelle à ce titre à ce que les éclaircissements promis par le ministre Manuel Valls sur la mise en œuvre de cette mesure visant à permettre aux propriétaires d’immeubles détruits de pouvoir financer les travaux de rénovation et réhabilitation des friches grâce au bénéfice des dispositifs de défiscalisation nationale soient précisés et officialisés rapidement par l’administration fiscale ;
- D’assouplir les outils de financement de l’économie permettant d’injecter de la liquidité (baisse des taux d’intérêt, révision du dispositif SOGEFOM…) ;

Nouvelle Calédonie - Le Gouvernement local annonce prendre des mesures pour « soutenir l’économie »
Dans les décisions du mercredi 12 mars, le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a pris plusieurs mesures : la possibilité de déduire des impôts jusqu’à 5 millions de francs de travaux contre 2 actuellement, le fait de faciliter les licenciements en cas d’abandon de poste, ou encore le lancement d’une enquête auprès des Calédoniens afin de savoir ce qu’ils attendent de l’évolution de la fiscalité.

Nouvelle-Calédonie – Les prix à la consommation ont augmenté de 2 % en un an
L’indice des prix à la consommation s’est stabilisé en février, dévoile une note de l’Institut de la statistique et des études économiques. En revanche, sur un an, les prix à la consommation ont bondi de 2 %. Côté énergie, les prix continuent de grimper en février (+ 0,7 %). Ainsi, les prix à la pompe s’établissent à 161,6 F/L pour l’essence (+ 0,8 % après + 0,2 %) et à 142,1 F/L pour le gazole (+ 0,5 % après + 2,2 %). Les prix du gaz et du charbon augmentent de respectivement de 5,6 % et 0,4 %, tandis que ceux de l’électricité restent stables. Sur un an, les prix de l’énergie progressent de 4,5 %. Concernant l’alimentation, la hausse se poursuit (+ 0,3 %) pour le troisième mois consécutif, bien qu’elle ralentisse. Après avoir bondi de 11,4 % en janvier, les prix des légumes progressent à nouveau de 2,5 % en février.

Polynésie française – L’APF organise un colloque sur la vie chère en Polynésie les 19 et 20 mars
Dans le cadre de sa feuille de route pour 2025, l’Assemblée de la Polynésie française organise un colloque sur la vie chère programmé les 19 et 20 mars. L’accent sera mis sur le secteur alimentaire, premier poste de dépense des ménages polynésiens. Organisé en partenariat avec l’Institute for Small Markets in Law and Economics (ISLE), ce colloque réunira un large panel de participants : élus, institutions locales, syndicats, organisations professionnelles et experts.

Polynésie française – « Pour s’alimenter, un territoire comme la Polynésie est obligé de s’approvisionner à l’extérieur » Ivan Odonnat, directeur général de l’IEOM
Ivan Odonnat, directeur général de l’IEOM, était l’invité de la Première outre-mer le 12 mars dernier pour parler inflation, perspectives économiques pour le fenua et revenir sur le rôle majeur de l’IEOM dans le financement de l’économie. L’IEOM est une entité qui veille à la stabilité des prix et au bon financement de l’économie. Elle est la banque centrale des collectivités française du Pacifique.
Voir également : +1,6% d’augmentation générale des prix en un an

Saint-Martin – La Collectivité va adhérer à l’OECO comme membre associé le 19 mars
Après plusieurs années de procédure, la collectivité de Saint-Martin va devenir membre de l’Organisation des Etats de la Caraïbe orientale le 19 mars. Après la Martinique, la Guadeloupe, l’île de Saint-Martin s’apprête à être intégrée comme membre associé de l’OECO. Une adhésion qui se tiendra en présence du directeur général de l’OECO et de 11 chefs d’Etats de l’organisation caribéenne qui feront le déplacement sur l’île pour cet évènement, ainsi que les présidents de la Région Guadeloupe et de la Collectivité de Martinique. « Nous avons en commun beaucoup de choses sur le plan économique, sur le plan culturel. Nous avons survécu un moment donné car nous avons eu des bateaux de Roseau, de Portmouth et de Sainte-Lucie qui nous transportaient de la nourriture. C’est donc une sorte de continuité mais aussi pour voir comment nous pouvons coopérer dans d’autres domaines dans la zone. Cela est fondamental pour favoriser les échanges avec les jeunes Saint-Martinois avec les jeunes de la Caraïbe », a déclaré le président de la Collectivité de Saint-Martin, Louis Mussington.

La Réunion – Reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle : levée de bouclier de la classe politique réunionnaise
À peine publié et déjà contesté ! L’arrêté reconnaissant l’état de catastrophe naturelle après le passage du cyclone Garance a été publié au Journal Officiel, le mercredi 12 mars. Si les 24 communes de l’île sont concernées, seules deux d’entre elles ont été retenues pour les dégâts occasionnés par les vents cycloniques. Une décision vivement critiquée par les élus de La Réunion. Le ministre d’État, ministre des Outre-mer, Manuel Valls, a réagi considérant « cette reconnaissance comme insuffisante » et se disant insatisfait par le périmètre des sinistres couverts par l’arrêté car il ne reflète pas la réalité des dévastations causées par le cyclone Garance ». Le ministre a souhaité la prise rapide de ce premier arrêté pour permettre le lancement des premières indemnisations et demande désormais une saisine complémentaire de la commission pour tenir compte de la violence du cyclone, avec des vents pouvant dépassant les 215 km/h selon Météo France.
Voir également : Déclaration du ministre d’Etat suite à la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour La Réunion après le passage du cyclone Garance | Mom
RAPPORTS, ETUDES, AVIS, JURISPRUDENCES

Les défaillances d’entreprises ultramarines au 4ème trimestre 2024
Etude – L’IEDOM et l’IEOM publient les statistiques actualisées au 4ème trimestre 2024 des défaillances d’entreprises relatives à l’ensemble des territoires ultramarins. En Outre-mer, on dénombre 2 354 défaillances d’entreprises sur l’ensemble de l’année 2024, soit une hausse de +1,9 % par rapport à 2023. Le rythme de croissance du nombre de procédures cumulées sur un an ralentit donc pour le quatrième trimestre consécutif. En France entière, la croissance des défaillances décélère également, mais demeure plus élevée (+17,4 % avec 66 121 procédures en 2024). Cette évolution d’ensemble masque d’importantes disparités selon les régions. Dans les départements de la zone euro, les défaillances augmentent en Guadeloupe et à La Réunion, et reculent en Guyane et en Martinique. Elles sont également en baisse en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie.
Voir également : Les défaillances d’entreprises en Outre-mer ralentissent au quatrième trimestre 2024, d’après une étude de l’IEDOM-IEOM | Outremers360
VIE DES PARTENAIRES

L’Agence Qualité Construction propose un « Forum inter-outre-mer » pour « unir les forces des territoires » et « renforcer un enrichissement mutuel »
Au lendemain de ses assises en 2024, l’Agence Qualité Construction (AQC) a proposé, dans un Livre blanc, la création d’un « forum inter-outre-mer qui permettrait d’unir les forces des différents territoires et de renforcer un enrichissement mutuel ». Une recommandation qui s’inscrit en complément de la création de « cellules locales » et d’une « véritable feuille de route pour l’écriture de normes adaptées par et pour les professionnels ultramarins ». Le directeur général de l’AQC Philippe Rozier, qui salue au passage le vote au Sénat de la loi portée par Audrey Bélim sur l’amélioration de l’habitat en Outre-mer, a détaillé ses recommandations pour la construction ultramarine.
Voir également : PNACC-3 : quelles adaptations pour le BTP et les Outre-mer ?
COMMENTAIRE FEDOM :
La FEDOM se félicite de ce travail. Ses adhérents du BTP (producteurs de matériaux et composés, entreprises de gros et de second œuvre) sont à l’ouvrage depuis de très nombreuses années sur ces sujets. Le programme PACTE, porté par l’AQC a permis de valoriser ces travaux menés à l’échelle locale et d’en faire un enjeu ultramarin que ce projet de forum concrétise. Dès la création de sa commission BTP/Logement en 2018, la FEDOM n’a eu de cesse de défendre et promouvoir les initiatives locales, et d’argumenter, avec l’assentiment de tous les acteurs de la chaîne- DHUP, DEAL et DGOM inclus, auprès des autorités nationales pour que l’adaptation normative soit mise en œuvre de façon opérationnelle. Le Livre Blanc, issu des Assises de la construction durable en Outre-mer pilotées par l’AQC en est l’expression.
La FEDOM reste très engagée et très attentive pour que cette ouverture, et les mesures qui sont prises, ne se traduisent pas en raisonnements simplistes et démagogiques :
- L’ouverture des marchés ultramarins à des produits non estampillés CE ne peut se faire qu’avec comme premier objectif le respect des productions locales, notamment en termes de produits innovants ;
- La sécurité des constructions et des ouvrages reste une condition sine qua non. La création de référentiels, à l’initiative des experts locaux, en sera le garant, permettant ainsi l’assurabilité des produits et chantiers ;
- Face au raccourci « produits importés de l’espace régional = baisse des prix de la construction », il doit être rappelé que le processus de validation des équivalences de performance doit d’abord être un gage de sécurité et de qualité, et donc d’assurabilité, avec l’existence d’une chaîne logistique efficiente et la mise en place d’un réseau commercial ad hoc.
La création, à la demande de la FEDOM, d’un groupe de concertation Outre-mer auprès du Conseil supérieur de la Construction et de l’Efficacité énergétique démontre depuis qu’il existe, l’importance d’une prise en considération, en amont du vote des textes, de l’avis de nos professionnels et de nos sachants. Cette démarche doit être amplifiée par leur présence généralisée au sein de toutes les instances techniques nationales.

Les Team France Export (TFE) Outre-mer des 3 bassins réunies à Paris pour une semaine d’échanges et d’ateliers
Du 10 au 13 mars derniers, les équipes opérationnelles des Team France Export (TFE) Outre-mer des 3 bassins ont été réunies à Paris pour une semaine d’échanges et d’ateliers. L’événement a permis de discuter des engagements de CCI France en matière de commerce extérieur, des outils de gestion partagés avec l’État, et des dispositifs d’accompagnement pour les entreprises ultramarines, comme France 2030 Export. Un bilan positif a été présenté, avec une forte augmentation des entreprises accompagnées. La semaine s’est conclue par un colloque, la « TFE Expérience », marquée par des interventions ministérielles et des ateliers permettant aux conseillers ultramarins de renforcer leur réseau et leurs capacités d’accompagnement à l’international.

10 ans de l’Autorité polynésienne de la concurrence : « Plus de moyens » pour être « à la hauteur des enjeux » à venir
Dix ans après l’entrée en vigueur de la loi sur la concurrence en Polynésie, l’Autorité polynésienne de la concurrence (APC) dresse son bilan. Si son action a permis d’ouvrir certains marchés et de faire baisser les prix, elle doit désormais composer avec des moyens insuffisants malgré une activité en constante augmentation. D’autant que de nombreux défis restent à relever : la grande distribution, le secteur bancaire et les professions réglementées…
VIE DES ADHERENTS

GBH développe son programme solidaire de formation pour les jeunes de l’Outre-mer
Depuis 2022, GBH déploie Tremplin pour l’Emploi GBH, un programme solidaire d’insertion professionnelle destiné aux jeunes d’Outre-mer, en partenariat avec le RSMA, l’École de la 2ème Chance et divers organismes de formation. À ce jour, plus de 100 jeunes ont été formés aux métiers de la grande distribution et de l’automobile en Martinique, en Guadeloupe, en Guyane et à la Réunion.

La Réunion : Orange accueille des renforts pour accélérer la reconnexion des usagers de l’île après le cyclone Garance
Après le passage du cyclone Garance, qui a fortement impacté les infrastructures de télécommunications à La Réunion, Orange intensifie ses efforts pour rétablir ses réseaux. Afin d’accélérer le retour à la normale, quatorze techniciens spécialisés ont été envoyés depuis l’hexagone pour prêter main-forte aux équipes locales.

Le FSH et la Banque des Territoires s’associent pour financer le logement social en Nouvelle-Calédonie
Confrontés à une situation financière délicate, les bailleurs sociaux calédoniens vont bénéficier de l’extension d’un partenariat entre la Banque des Territoires et le FSH pour emprunter à taux zéro et recevoir une subvention à chaque opération de construction ou de réhabilitation. Le dispositif profitera à environ
2 000 logements et devrait permettre de redynamiser un secteur du BTP sinistré.

La population de Lifou inquiète du déménagement d’Aircal vers l’aéroport de La Tontouta
Une réunion publique sur le déménagement d’Air Calédonie vers l’aéroport de La Tontouta était organisée le 13 mars au Faré de la province des Iles. Un sujet sensible, qui inquiète les usagers, opposés à ce déplacement. Pour Samuel Hnepeune, membre du Gouvernement en charge des transports domestiques (et ancien PDG d’Air Calédonie), qui assure comprendre la population, ce transfert est toutefois indispensable pour sauver la compagnie : « Aujourd’hui, la situation financière de la compagnie, mais également le coût d’exploitation des deux plateformes, Magenta et Tontouta, sont problématiques. »

Maintenance Industrielle 4.0 : quels défis et opportunités pour la Martinique ?
L’Industrie 4.0 est en train de redéfinir les standards industriels mondiaux, et la Martinique doit s’adapter pour rester compétitive. Avec l’intégration des nouvelles technologies comme l’Internet des Objets (IoT), l’Intelligence Artificielle (IA) et le Big Data, l’optimisation des processus industriels devient un enjeu stratégique pour le territoire. C’est dans cette dynamique que le Lycée Polyvalent Joseph Zobel, et ses partenaires, l’AMPI, la Préfecture de Martinique, la Collectivité Territoriale de Martinique (CTM) et BPIFRANCE Antilles-Guyane, ont organisé un colloque sur la maintenance industrielle 4.0. Cet événement visait à fédérer les experts, industriels, institutions et des jeunes lycéens autour des défis et opportunités de cette transformation industrielle.

La Calédonienne des Eaux se dote d’une « technique innovante » pour mieux contrôler la qualité de l’eau potable
La Calédonienne des Eaux (CDE) renforce son expertise en matière de surveillance de la qualité de l’eau grâce à une nouvelle technique : l’ATP-métrie. Une innovation au service de la performance du service de l’eau potable.

Elizabeth Rivière, présidente de la Chambre des métiers et de l’artisanat de Nouvelle-Calédonie, était l’invitée de RRB
La Chambre de métiers et de l’artisanat a lancé sa campagne « Essentielles à l’artisanat ». Une opération qui rentre dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes 2025. Aujourd’hui, près d’un artisan sur quatre est une femme. Et par cette initiative, la CMA a souhaité non seulement de mettre en lumière les parcours inspirants de femmes artisanes, mais aussi de sensibiliser sur les défis qu’elles rencontrent et les solutions pour favoriser une plus grande égalité.

Corsair renforce ses liaisons entre l’Hexagone et la Guadeloupe avec l’ouverture d’un vol direct Pointe-à-Pitre/Nantes
Dès le 23 décembre 2025, Corsair proposera une liaison directe entre Pointe-à-Pitre et l’aéroport de Nantes Atlantique. La compagnie aérienne sera la seule à proposer cette desserte.
VIE DE LA FEDOM

Hervé Mariton en visite à Mayotte
En visite à Mayotte en début de semaine dernière, Hervé Mariton, président de la FEDOM, a rencontré divers acteurs économiques pour évaluer la situation post-cyclone Chido. Il a rappelé l’implication de la FEDOM auprès de Bercy et des parlementaires pour soutenir les entreprises mahoraises à travers des mesures d’urgence (fonds de solidarité, chômage partiel, suspension des cotisations sociales). Hervé Mariton a partagé avec les organisations et les entreprises locales l’importance de relier la mise en place de la zone franche globale annoncée par le Gouvernement et la convergence sociale.

Le président de la Fedom a visité la future ZAE des Badamiers à Mayotte
Dans le cadre de son déplacement à Mayotte, le président de la FEDOM a visité la future ZAE (Zone d’activités économiques) de Badamiers, le samedi 8 mars dernier. Il a été accueilli par la communauté de communes de Petite-Terre pour lui présenter ce projet qui vise à renforcer l’offre foncière pour les entreprises et à structurer les équipements nécessaires au développement économique du territoire.

Hervé Mariton était l’invité du « 19h à Mayotte », journal télévisé de la Première Outre-mer du lundi 10 mars
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JOURNAL OFFICIEL

JORF du 12.03.2025
– Arrêté du 7 mars 2025 portant reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle
– Décret du 12 mars 2025 portant nomination du recteur de la région académique de la Guyane, recteur de l’académie de la Guyane – M. GELLÉ (Guillaume)

JORF du 16.03.2025
– Décret n° 2025-240 du 14 mars 2025 relatif à la mise à disposition par les communes de Polynésie française et de Nouvelle-Calédonie des données relatives à la dénomination des voies et à la numérotation des maisons et autres constructions