La lettre d’information hebdomadaire N° 306 du mardi 2 octobre 2018

La lettre d’information hebdomadaire N° 306 du mardi 2 octobre 2018

La Tendance

Emmanuel Macron aux Antilles : le sens d’une visite

Le Président de la République a voulu expliquer, rassurer mais aussi stigmatiser les retards en pointant du doigt les collectivités et notamment celle de Saint-Martin.

Mais pour beaucoup d’observateurs, l’objectif du Président de la République en affichant sa volonté de proximité avec ceux qui « souffrent » était surtout d’entamer une opération de reconquête de l’opinion publique hexagonale.

Le journal Libération titre même : « Opération rédemption aux Antilles ».

Certes le Président de la République s’est exprimé sur les sujets qui empoisonnent la vie de tous les jours des Antillais : coupures d’eau, chlordécone dans les sols et sargasses sur les plages. Il a souligné à ses interlocuteurs qu’il apportait des réponses « pragmatiques », « réalistes » et « transparentes » à des problèmes que ses prédécesseurs avaient laissées pendants, même s’il a balayé très vite les questions économiques, se contentant de répondre à propos de l’abattement fiscal à l’IR que cette réforme va « toucher les 4% plus riches » et que les sommes récoltées « seront utilisées pour des projets Outre-mer ».

Mais pour comprendre l’objectif principal de cette visite, il convient de lire l’interview du chef de l’État au JDD dans lequel il se confie sur sa première année de mandat. « En aucun cas je ne changerai de politique, déclare le Président, le chantier des réformes à venir ne sera pas moins ambitieux ».

Pour Le Figaro, avec ce périple aux Antilles, le chef de l’Etat veut faire passer le message qu’il garde le cap, tout en démontrant à quel point il se soucie des difficultés concrètes des plus démunis, par ailleurs traités par le récent plan pauvreté.

Mais on était en droit d’attendre, après les assises des Outre-mer, que le Président réaffirme aussi sa « vision » à long terme et sa détermination à réformer pour le développement économique de nos territoires.

VIE PUBLIQUE

DU COTE DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE

La commission des lois en visite à Mayotte “pour mieux légiférer

La présidente de la commission des lois de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet et trois autres délégataires de la commission sont arrivés lundi 24 septembre à Mayotte pour une visite de cinq jours, le temps de mesurer les spécificités et enjeux du territoire pour mieux légiférer. La mission poursuit trois objectifs principaux. D’abord, “il faut qu’on connaisse le territoire pour évaluer les politiques publiques en connaissance de cause. Cette réalité, on la conçoit beaucoup mieux en étant sur place. Pour mieux légiférer, c’est essentiel.” Ensuite, il s’agit de se faire connaître. La commission des lois reste une notion bien vague, surtout en Outre Mer. Enfin, il s’agit de se faire une idée de ce que sera le plan du gouvernement pour Mayotte : “voir comment ça se met en place en matière d’immigration, de sécurité et de justice. Le plan s’intègre dans nos points d’intérêt” conclut la responsable.

https://lejournaldemayotte.yt/la-commission-des-lois-en-visite-a-mayotte-pour-mieux-legiferer/

Loi PACTE : les différentes mesures d’ores et déjà votées

Durant cette première semaine de débat autour de la loi PACTE, plusieurs mesures ont été adoptées. Parmi les plus notables : la création d’un guichet électronique unique ( entrée en vigueur prévue en 2021) où seront centralisées les formalités administratives des entreprises, la simplification des seuils qui déclenchent des obligations fiscales et sociales pour les entreprises avec la suppression du seuil des 20 salariés (rationalisation des niveaux de seuils d’effectifs, en privilégiant trois d’entre eux: 11, 50 et 250 salariés) ainsi que l’instauration d’un délai de cinq ans consécutifs avant de se voir appliquer les nouvelles obligations.

A souligner aussi le renforcement du « name and shame » à l’égard des entreprises « mauvais payeurs ». Cet amendement défendu par la présidente de la commission spéciale de la loi Pacte, Olivia Grégoire (LREM), a reçu le soutien de la commission et du gouvernement et vient autoriser l’administration à publier dans la presse les noms des entreprises sanctionnées pour des défauts de paiement de leurs fournisseurs.

A noter enfin la suppression de l’obligation de stage pour les artisans et auto-entrepreneurs avant leur inscription au registre des métiers, et l’obligation de déclaration du conjoint aidant.

Loi PACTE (suite) : la réforme des CCI

L’Assemblée nationale a voté, jeudi 27 septembre, la réforme des chambres de commerce et d’industrie (CCI) prévue dans le cadre du projet de loi Pacte. Redéfinition des missions des CCI, autonomie accrue : cette mesure doit conduire à une « transformation en profondeur » de ces établissements publics, selon le gouvernement.

La réforme prévoit notamment que les CCI locales seront désormais placées sous l’égide de CCI France. Elles disposeront également de plus de souplesse quant au statut de leurs quelques 20.000 agents puisque ces derniers auront la possibilité de passer sous un statut de droit privé.

Enfin, pour combler le manque à gagner consécutif à la coupe de 400 millions d’euros d’ici quatre ans des crédits qui leur sont alloués dont 100 millions l’an prochain, les CCI auront maintenant la possibilité de vendre des prestations aux entreprises.

(D’après La Tribune)

Commentaire FEDOM : Même si Bruno Le Maire a déclaré que la réforme avait pour objet de permettre aux CCI de se « réinventer en conservant leur autonomie, leur indépendance et leur statut d’établissement public », on ne peut s’empêcher de penser que cette réforme a surtout pour but de faire des économies. 400 millions d’euros c’est en effet considérable pour des CCI qui ont déjà, pour nombre d’entre elles, perdu la gestion des Ports et des Aéroports. Beaucoup d’observateurs s’inquiètent notamment du sort des CCI rurales, même si le ministre a répondu qu’une nouvelle péréquation était à l’étude.

DU COTE DE L’UNION EUROPÉENNE

Le Parlement Européen discute des programmes de cohésion pour le prochain cadre financier pluriannuel 2021-2027 

Les échéances/remises des rapports des différentes institutions européennes sur le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027 se rapprochent et de nouvelles positions émergent, notamment au Parlement européen et au Conseil.

Ainsi, la rapporteur de la Commission Emploi et affaires sociales (EMPL) du Parlement européen propose d’augmenter le futur budget de la Politique de cohésion pour le porter à 372 milliards d’euros en prix constants 2018. La Commission propose pour sa part une enveloppe de 330 milliards d’euros, en baisse de 6.3% par rapport au CFP actuel. Par ailleurs, la députée propose d’augmenter sensiblement le taux de cofinancement européen pour les régions les moins développées, passant de 70 % dans la proposition de la Commission à 82,5 %, soit légèrement en deçà du taux actuel de 85%. Pour rappel, la commission parlementaire responsable du prochain CFP est la commission BUDG, qui devra voter pour l’inclusion, ou non, de ces propositions dans son avis final. Le Conseil européen a lui aussi abordé la question du prochain CFP lors du Conseil Affaires Générales de ce jeudi. Si de nombreux pays se sont montrés volontaires pour obtenir un accord rapide sur ce dossier, la France et l’Allemagne se sont montrés très prudents sur une éventuelle clôture des négociations avant les élections européennes de mai 2019. Pour rappel, le Comité Economique et Social Européen (CESE) avait dès la semaine dernière considéré que la probabilité de clore les trilogues sur le prochain CFP avant mai prochain était très faible (voir INFORUP du 14/09/2018). Cette réserve peut certainement s’expliquer par les points de désaccords profonds de la majorité des pays membres avec la proposition de la Commission, notamment sur la question de la baisse des crédits de la PAC et de la Politique de Cohésion. Cette position réservée du Conseil est semblable à celle qu’a adoptée vendredi 14 septembre le COPA-COGECA, regroupant les organisations et coopératives agricoles de l’UE, qui s’oppose de même à une baisse des crédits de la PAC, ainsi qu’au dispositif de plafonnement des aides prévu dans la réforme de la PAC proposée par la Commission (100 000 euros maximum par exploitation). Ces positions, opposées au projet de la Commission européenne présenté en mai dernier sur le prochain CFP, devront être formalisées dans chacun des organes décisionnels de l’UE : ainsi, un document de travail « final » du Conseil est attendu avant la fin de l’année et la position « unique » du Parlement européen sera votée le 22 novembre en Commission REGI.
Source EURODOM

DU COTE DU GOUVERNEMENT

L’Etat va financer la protection des récifs coraliens

François de Rugy, nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire et Annick Girardin, ministre des Outre-mer, ont annoncé jeudi le lancement d’un appel à projets destiné à soutenir les initiatives qui participent à la réduction de l’impact des pollutions sur les récifs coralliens.

Cet appel s’inscrit dans le cadre du plan biodiversité, qui s’est fixé comme objectif de protéger 100% des récifs coralliens français à l’horizon 2025.

Cet appel à projet cible des actions concrètes et immédiates visant à réduire l’impact des pollutions d’origine terrestre sur les récifs coralliens et les écosystèmes associés. La qualité du projet sera évaluée selon plusieurs critères : sa pertinence, sa qualité technique, la capacité à mener à bien le projet, une durabilité, ses effets positifs et sa capacité de valorisation locale.  Les porteurs de projets ont jusqu’au 18 décembre pour déposer leurs dossiers de candidature.

https://www.radio1.pf/letat-offre-des-fonds-pour-proteger-les-recifs-coralliens/

CA de la FEDOM à Paris, Intervention d’Annick Girardin, ministre des outre-mer

Annick Girardin, ministre des outre-mer a pris la parole devant les membres de la Fédération des Entreprises d’Outre-mer réunis à Paris en conseil d’administration, le lundi 1er octobre 2018. La ministre a notamment abordé la réforme des aides économiques. Lire son discours :

http://www.outre-mer.gouv.fr/ca-de-la-fedom-paris-intervention-dannick-girardin-ministre-des-outre-mer

DU COTE DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL

Le Conseil constitutionnel reporte au 1er janvier l’abrogation de l’exonération de la cotisation foncière des entreprises, au titre de la gestion des ports dont bénéficient les sociétés d’économie mixte.

Le Conseil constitutionnel avait été saisi le 2 juillet 2018 par le Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) posée par la société d’exploitation de moyens de carénage (SEMCAR) portant sur le 2° de l’article 1449 du code général des impôts (CGI), dans sa rédaction résultant de la loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010.

L’exonération de CFE prévue par le 2° de l’article 1449 du CGI bénéficie (avant la décision du Conseil constitutionnel) à trois catégories de personnes gérant des installations portuaires autres que de plaisance (c’est-à-dire des ports de commerce ou de pêche, qu’ils soient maritimes ou fluviaux) :

– des établissements publics, ce qui recouvre trois cas : les grands ports maritimes, les ports autonomes, qui sont également des établissements publics de l’État, les autres établissements publics, soit principalement ceux à qui une collectivité territoriale a confié la gestion d’un port, par exemple une chambre de commerce et d’industrie (CCI), qui a aussi la qualité d’établissement public de l’État

– des collectivités territoriales bénéficiant, suivant les cas, d’une compétence pour créer, aménager et exploiter les ports maritimes de commerce ou de pêche ou pour aménager et exploiter les ports de commerce ou de pêche qui leur ont été transférés par l’État

– des sociétés d’économie mixte (SEM), auxquelles la gestion d’un port est confiée par contrat, par exemple de concession.

Aucune exonération de CFE n’était prévue pour les personnes gestionnaires de ports autres que celles limitativement énumérées par le 2° de l’article 1449.

Dans sa décision n°2018-733 QPC du 21 septembre 2018, le Conseil constitutionnel a censuré les mots « ou des sociétés d’économie mixte » figurant au 2° de l’article 1449 du CGI. Les mots « ainsi que les ports gérés par des collectivités territoriales, des établissements publics » figurant au même 2° ont, quant à eux, été déclarés conformes à la Constitution.

Il a différé au 1er janvier 2019 l’effet de cette censure, dans la mesure où une abrogation immédiate aurait eu pour effet d’étendre l’application de la CFE à des personnes qui en ont été exonérées par le législateur .D’ici cette date, il reviendra donc à ce dernier de déterminer s’il souhaite renoncer à toute exonération en faveur des SEM gestionnaires de port ou s’il préfère au contraire en étendre le bénéfice à d’autres types de structures faisant intervenir des capitaux publics.

DU COTE DE L’UNION EUROPÉENNE

Déplacement d’une délégation d’eurodéputés à La Réunion

Alors que le parlement européen s’apprête à négocier les futures enveloppes budgétaires allouées, notamment, aux régions ultrapériphérique (RUP), une délégation de 11 députés européens est en visite à la Réunion jusqu’au 21 septembre. Son objectif: évaluer la gestion des fonds européens investis à La Réunion ainsi que ses besoins futurs. Les eurodéputés ont donc eu droit à une présentation détaillée de l’utilisation de ces fonds qui se sont répartis pour investir dans les leviers de croissance, améliorer l’accès aux nouvelles technologies ou améliorer la compétitivité des entreprises. Outre cet aspect, certains eurodéputés ont indiqué s’intéresser à l’enquête autour de l’attribution des marchés de la Nouvelle Route du Littoral.

https://www.zinfos974.com/Les-eurodeputes-attentifs-aux-fonds-destines-a-la-NRL_a131520.html

COLLECTIVITÉS TERRITORIALES

Tourisme en Polynésie : un « soutien renforcé » aux pensions de famille voté par l’Assemblée territoriale

L’Assemblée de la Polynésie française a adopté à l’unanimité, vendredi 21 septembre, une loi du Pays « modifiant le dispositif d’aide en faveur des pensions de familles » et visant à renforcer le soutien à ce type d’hébergement appartenant à la petite hôtellerie. Plus précisément, le programme d’aide à la création d’une pension de famille est porté à 10 millions de Fcfp au lieu de 5 millions auparavant, soit près de 85 000 euros contre 42 000. De même, le programme d’extension ou de rénovation est porté à 7 millions de Fcfp contre 3,5 millions auparavant et les autres programmes de développement doublent de 2,5 à 5 millions de Fcfp.
La commission consultative chargée d’examiner et de rendre un avis préalable sur les dossiers de demandes d’aide est supprimée par la loi du pays. Elle ne s’est réunie que trois fois en cinq ans et elle alourdit et retarde inutilement la procédure et l’octroi des aides. «L’accroissement des aides financières du Pays vise à élargir et améliorer l’offre d’hébergement touristique, notamment dans les archipels éloignés, alors que la demande s’accroît avec l’arrivée de nouvelles compagnies aériennes, la création d’une pension de famille supposant aujourd’hui un investissement minimum d’environ 20 millions Fcfp (soit près de 168 000 euros) » justifie la Présidence polynésienne.

http://outremers360.com/politique/tourisme-en-polynesie-un-soutien-renforce-aux-pensions-de-famille-vote-par-lassemblee-territoriale/

Les élus locaux lancent « L’appel de Marseille » pour relancer la décentralisation, et créent « Territoires unis« 

Profitant de l’ouverture du congrès des Régions de France à Marseille, les principales associations d’élus locaux ont lancé un appel pour une relance de la décentralisation. Les élus, toutes tendances confondues, ont appelé    “à l’avènement d’une nouvelle étape de la décentralisation : les libertés locales“.

Cet appel entend protester contre ce que les élus considèrent comme “une recentralisation massive“ amorcée depuis le début du quinquennat. Signé par 1200 élus, le texte plaide pour la mise en place d’un “outil efficace du dialogue et de la négociation“. Avec cette nouvelle démonstration d’unité, les élus locaux entendent faire pression sur le gouvernement et s’adresser “à l’opinion publique“. Les élus réclament “un Etat respectueux des collectivités“, “un agenda partagé des réformes “ ou encore “la participation équitable de l’Etat aux côtés des collectivités au redressement des comptes publics“.

Source : Bulletin Quotidien

VIE ASSOCIATIVE

VIE DE LA FEDOM

Agenda

Déplacement de Monsieur PHILIBERT en Martinique

  • Audition par le CESEM
  • Participation à la 14ème conférence de coopération régionale
  • Participation au CA du MEDEF Martinique
  • Participation à une réunion d’information devant les adhérents de l’AMPI

Auditions de la FEDOM de la semaine du 24.09.2018

  • Rencontre de Monsieur PHILIBERT et Monsieur RENOUF avec Madame Ericka BAREIGTS, Députée de la Réunion. Sujet abordé : PLF 2019

La FEDOM participe au Salon PARIS POUR L’EMPLOI le 4-5 octobre

La 16ème édition de « Paris pour l’Emploi », salon de recrutement organisé les 4 et 5 octobre par Carrefours pour l’Emploi sous le parrainage de la Ville de Paris et du Ministère du travail, consacre cette année pour la première fois un espace dédié à l’Outre-Mer.

La FEDOM soutient cette initiative via l’animation d’un stand au sein de cet espace où elle représentera ses adhérents afin de faire connaître les besoins en compétence des entreprises ultramarines.

50 000 candidats se rendent annuellement à ce rendez-vous, qui aura lieu cette année sur la prestigieuse place de la Concorde.

N’hésitez pas à nous faire remonter vos offres d’emploi en précisant le code ROME correspondant à l’annonce sur : contact@fedom.org

En savoir plus : http://www.carrefoursemploi.org/telechargement/04oct2018/PPE18-outre-mer.html

LA FEDOM DANS LA PRESSE

Patrons pas rassurés, salariés pénalisés (Le Quotidien de La Réunion, le 02.10.2018) 

Tout juste de retour des Antilles, la ministre des Outre-mer était l’invitée de la Fedom (Fédération des entreprises d’outre-mer), lundi 1er octobre, à Paris. Annick Girardin a apporté quelques précisions concernant la dégressivité et la disparition des exonérations de charges. Pas de quoi faciliter les augmentations de salaires…

https://fedom.org/wp-content/uploads/2018/10/ca-fedom02102018.pdf

Economie en Outre-mer : La Ministre des Outre-mer donne des «éclaircissements » sur les aides économiques lors du CA de la FEDOM (Outremer360°, le 02.10.2018)

Lors du conseil d’administration de la FEDOM, la Ministre des Outre-mer Annick Girardin a présenté aux socioprofessionnels ultramarins la revue des aides économiques. Elle a défendu des mesures économiques « plus efficaces et attractives ». Elle souhaite faire des Outre-mer des « territoires de conquête économique ».

Lire la suite : http://outremers360.com/economie/economie-en-outre-mer-la-ministre-des-outre-mer-donne-des-eclaircissements-sur-les-aides-economiques-lors-du-ca-de-la-fedom/

VIE DES ADHÉRENTS

CMA CGM inaugure ZeBox et choisit Wilmotte pour son académie

ZeBox, l’incubateur créé par CMA CGM dans l’ancien siège de la Transat et de la SNCM à Marseille, a été inauguré par la ministre Élisabeth Borne. ZeBox doit accueillir, dans 1 000 m2, 15 start-up en incubation – avec un comité de sélection composé de CMA CGM, Accenture, BNP Paribas, le transitaire Centrimex et Ernst & Young – entre 12 et 18 mois et huit en accompagnement à distance sur 6 à 8 mois. Cinq jeunes pousses sont déjà là. Trois sont régionales : Smart sailors (gestion optimale de flotte), qui vient du Carburateur, l’incubateur des quartiers nord de Marseille que CMA CGM continue de soutenir, Saileazy (location de voiliers en libre-service) et AltGR (outils d’automatisation dans la data-science). Deux autres viennent de l’étranger, du Liban pour Triend (réservation de voyages) et du Maroc pour Transpare, une place de marché pour le transport et la logistique. « Il faut que Marseille bouge », glisse Rodolphe Saadé. Le PDG de CMA CGM, premier employeur privé de la ville, veut y contribuer activement en consacrant plus d’un million d’euros par an à ZeBox

Source : Le Marin

La révolution IoT est en marche à La Réunion

Orange a lancé son portfolio de solutions “Internet des objets” à La Réunion. Une innovation qui permettra d’automatiser certaines tâches ou d’opérer de la surveillance à distance. Des collectivités à la start-up, l’IoT est un système qui va permettre d’optimiser une activité en faisant communiquer entre eux différents objets connectés. Grâce à ses infrastructures, l’opérateur se charge de faire circuler les données sur ses différents réseaux. Le réseau cellulaire (2G, 3G, 4G) d’une part, et d’autre part le réseau LoRa (Long Range), à basse fréquence et basse consommation. Ces réseaux diffèrent par leur débit et doivent donc être choisis en fonction du type de données qu’ils doivent transporter. “Sur plus de 300 projets IoT qu’Orange Entreprises a déjà développés en métropole, un tiers utilise le réseau cellulaire et deux tiers le réseau LoRa. D’autres combinent les deux en fonction des besoins des clients”, ajoute Franck Rabourg, directeur de l’agence entreprises Réunion-Mayotte. Un troisième type de réseau viendra compléter l’offre IoT en 2019 : le LTE-M, évolution de la 4G des objets connectés, devrait permettre une plus grande couverture, une meilleure autonomie et une plus longue durée de vie des objets connectés. Plus d’un an après son lancement en métropole, l’IoT Orange gère déjà près de 15 millions d’objets connectés et traite plus de 330 000 millions de données chaque minute.

https://www.clicanoo.re/Economie/Article/2018/09/25/La-revolution-IoT-est-en-marche_550802

Kréol Food & Rhum : rencontrez de grands chefs

La 1ère édition du « Kréol Food & Rhum » se tiendra du 6 au 13 octobre 2018 en Martinique, à l’initiative de l’UMIH 972 et de la société Sable Noir et proposera une manifestation culinaire regroupant 17 chefs, étoilés et meilleurs ouvriers de France. L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH 972), affirme que le secteur de l’hôtellerie-restauration peine à recruter. Le Kréol Food & Rhum a donc pour objectifs de valoriser le secteur par l’excellence, faire connaître aux jeunes les multiples métiers existants, permettre aux chefs martiniquais de rencontrer des chefs étoilés de renommée internationale et promouvoir la destination Martinique.

http://www.martinique.franceantilles.fr/loisirs/sortir/kreol-food-rhum-rencontrez-de-grands-chefs-489333.php

Air France laisse sa place à Joon, sa filiale, vers Saint-Martin

Joon est une nouvelle compagnie aérienne à bas prix créée en 2017 par Air France dont elle est une filiale à 100 %. Elle effectue déjà deux vols – le mercredi et le samedi – entre Paris Charles de Gaulle et Juliana. Elle vient d’annoncer qu’à partir de l’été 2019 trois vols seront proposés, les lundis, jeudis et samedis. Ces rotations ne sont donc plus effectuées par Air France. A noter qu’à partir du 28 octobre prochain, cette dernière desservira cinq fois par semaine Juliana.

http://www.soualigapost.com/fr/actualite/24049/transports/air-france-laisse-sa-place-à-joon-sa-filiale-vers-saint-martin

Nouvelle-Calédonie : numérique, formation, sécurité CCI NC et OPT resserrent les liens

La CCI et l’OPT ont signé une convention cadre qui vient « soutenir et renforcer » leur partenariat en matière de développement numérique, de formation ou encore de sécurité. « Il s’agit de mutualiser au mieux nos compétences et nos besoins », résume Jennifer Seagoe, la présidente de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI). L’accord devrait accélérer le raccordement au très haut débit de ses sites et de ses centres de formation ou lui permettre de continuer de profiter du plateau école « fibre » de l’OPT, à Ducos.

De plus, le gouvernement et la CCI travaillent à un « guichet unique » où les entreprises pourraient « réaliser l’ensemble des formalités nécessaires à l’exercice de leur activité ». L’OPT, « présente du Nord au Sud des îles à la côte Ouest », comme le rappelle son directeur Philippe Gervolino, veut « jouer son rôle » en proposant dans cet espace commun ses services, indispensables aux entrepreneurs. Enfin, l’OPT, déjà impliqué dans des projets de sécurité, s’engage dans le dispositif « Alerte commerces et entreprises » sur le point d’être étendu à tout le pays. L’office prendra à sa charge les SMS envoyés aux entreprises lorsque des faits de cambriolage ou de dégradation sont commis près de leurs locaux.

https://www.lnc.nc/article/nouvelle-caledonie/politique/numerique-formation-securite-cci-et-opt-resserrent-les-liens

 

ACTUALITÉS

BRÈVES

Bora : le mouillage des paquebots et grands yachts réglementé 

Face au développement des activités nautiques autour de l’île, les autorités polynésiennes ont décidé de réglementer le stationnement des grands navires. Deux zones de mouillage situés dans la rade de Vaitape ont été retenues pour les navires de croisière et les grands yachts d’une longueur supérieure ou égale à 90m. Une zone de dégagement a aussi été créée en face de la baie de Povai pour le mouillage en cas d’urgence ou si les conditions météorologiques le requièrent. Cela a pour but de concilier les diverses utilisations du plan d’eau ainsi que les intérêts de la sécurité de la navigation et la protection de l’environnement marin. En Polynésie, Bora-Bora est la première à bénéficier d’une gestion globale de cette réglementation adaptée au mouillage.

Source : le Marin

La Réunion : le Cluster Green lance Efficience, label conçu pour les entreprises réunionnaises

Pensé et conçu par le Groupement Régional des Entreprises engagées pour l’Environnement (GREEN), le Label Efficience a pour ambition d’optimiser le rapport efficacité/efficience des entreprises de l’île. Cofinancé par la DIECCTE, l’ANACT et OPCALIA, ce label sera officiellement lancé au Forum des éco-entreprises, qui se tiendra les 4 et 5 octobre à la NORDEV. 14 entreprises réunionnaises font déjà partie de l’aventure de cette première édition et se feront accompagner pendant un an par un groupement d’experts RSE – QVT.

Pour ces entreprises, le Label constitue donc une opportunité de faire partie d’une communauté d’excellence, d’améliorer leur performance, de valoriser leur contribution dans l’économie durable du territoire, de bénéficier d’un avantage concurrentiel probant, de tendre vers l’efficience économique et de mettre l’humain au cœur des préoccupations.

http://www.ipreunion.com/actualites-reunion/reportage/2018/09/27/transition-ecologique-cluster-green-14-entreprises-reunionnaises,91289.html

Les opérateurs touristiques guadeloupéens se forment à l’écologie

Le Parc National de Guadeloupe a organisé des formations pour les opérateurs touristiques du Grand Cul de Sac marin. Ces formations ont pour but de leur permettre d’accroître leurs connaissances sur les milieux et les bons comportements à adopter afin de préserver l’environnement. Demandeurs de ces formations, il s’agissait pour eux d’offrir les meilleures prestations aux touristes. Ont été abordés la géologie, la biologie, l’écologie, les espèces, les espaces protégés ainsi que l’écotourisme.

https://www.rci.fm/infos/societe/les-operateurs-touristiques-locaux-se-forment-lecologie

Un nouveau twin-otter pour la liaison inter-îles Wallis et Futuna

Le nouveau twin-otter pour la liaison inter-île Wallis Futuna a effectué son premier vol mercredi 26 septembre 2018. Un avion presque tout neuf pour assurer la desserte inter-îles car il a tout juste 6 ans comparé au « Ville de Paris » et au « Manulele » qui sont âgés de presque 50 ans.

Pour rappel, la desserte aérienne entre Wallis et Futuna existe depuis 1985. Depuis, il y a environ 730 rotations et 12 000 passagers par an.

https://la1ere.francetvinfo.fr/wallisfutuna/nouveau-twin-otter-liaison-inter-iles-wallis-futuna-631322.html

A Saint-Martin, l’économie numérique pour lutter contre le chômage

Au cœur de la démarche « Grande école du numérique » et du plan de création de 10 000 formations aux métiers du Numérique lancé par la ministre du Travail Muriel Pénicaud et du secrétaire d’État chargé du Numérique Mounir Mahjoubi, 3W Academy Saint-Martin, créée par Jerry Desbonnes, se veut être « une fabrique sociale numérique à destination des demandeurs d’emplois » qui ouvrira en novembre prochain. 3W Academy va former en six mois des demandeurs d’emplois, des jeunes issus de quartiers populaires, de milieux modestes, et des porteurs de projets liés à l’économie et l’inclusion numérique, à l’éducation, à l’intérêt général et à l’Économie Sociale et Solidaire.

A Saint-Martin, le secteur du numérique est en tension avec un déficit chronique de main d’œuvre et un taux de croissance élevé. Les premières formations de la filière numérique porteront sur trois types de métiers en forte tension, c’est-à-dire, des métiers pour lesquels il existe une forte demande de recrutement que les employeurs peinent à satisfaire : les développeurs web et d’applications mobiles, chefs de projets marketing digital/E-Tourisme et Technicien Fibre Réseaux.

http://outremers360.com/economie/a-saint-martin-leconomie-numerique-pour-lutter-contre-le-chomage/

Les PTOM veulent peser dans l’Europe

Les représentants des pays et territoires d’outre-mer français se sont réunis à Bruxelles, le 20 septembre, puis à Paris le 21. Objectifs principaux : la promotion des PTOM français dans les instances et les stratégies européennes, et l’amélioration des outils de soutien en leur faveur. Philippe Germain a mené les rencontres. Les représentants des territoires d’Outre-mer à l’initiative de la Nouvelle-Calédonie, ont rencontré les représentants des États membres du Conseil de l’Union européenne pour les sensibiliser aux spécificités et aux attentes des PTOM, l’enjeu étant que leurs intérêts soient mieux pris en considération lors des prochains débats à la Commission et au Parlement européens.

https://gouv.nc/actualites/27-09-2018/les-ptom-veulent-peser-dans-leurope

Tourisme en Martinique : Le Comité Martiniquais du Tourisme travaille sur «la montée en gamme » de la destination pour attirer de nouveaux visiteurs

A l’occasion de la tenue du salon du Tourisme Top Resa, le Comité Martiniquais du Tourisme a présenté ses ambitions pour la nouvelle saison touristique 2018/2019 suite à la fréquentation record de 1 041 139 touristes ayant séjourné sur l’île. Le succès de la fréquentation touristique s’explique par une diversification des dessertes aériennes vers la Martinique avec les compagnies telles que Norwegian (pour le marché nord-américain), Condor, Aigle Azur et récemment Level sur le marché européen. Un bilan qui s’annonce encourageant pour la saison touristique actuelle. « La saison 2018 semble très prometteuse car nous avons enregistré + 22,9% de fréquentation touristique sur les 6 premiers mois de cette année. » Afin de faire du tourisme, le secteur qui va tirer l’économie et la croissance martiniquaise le Comité martiniquais compte s’appuyer une politique de montée en gamme de son offre et de ses produits avec une sensibilisation plus forte de la population martiniquaise, un renforcement de la communication digitale, la valorisation des labels qualité, le soutien à la création de produits touristiques.

http://outremers360.com/economie/tourisme-en-martinique-le-comite-martiniquais-du-tourisme-travaille-sur-la-montee-en-gamme-de-la-destination-pour-attirer-de-nouveaux-visiteurs/

2e Salon de l’entrepreneuriat au féminin organisé à Mayotte

BGE Mayotte membre de BGE Réseau Paris, 1er réseau associatif indépendant d’accompagnement à la création d’entreprise de l’émergence au développement de l’entreprise organise la 2e Édition du Salon de l’entrepreneuriat au féminin durant la semaine de l’égalité professionnelle le 4 et 5 octobre 2018 dans les locaux de BGE Mayotte à Kawéni. L’innovation et l’internationalisation des femmes entrepreneurs mahoraises sont à l’honneur pour cette deuxième édition. Des conférences-débats, des témoignages et des ateliers thématiques sont au programme de ce Salon. L’accent sera mis sur le développement des entreprises grâce à 4 programmes thématiques forts : l’international, le numérique, la création d’entreprise et l’émergence de start up.
https://mayotte.orange.fr/actu/mayotte/2e-salon-de-l-entrepreneuriat-au-feminin.html

JOURNAL OFFICIEL

JO du 25.09.2018

Arrêté du 17 septembre 2018 autorisant le versement de la prime de restructuration de service pour des opérations de restructuration au sein de la direction interrégionale de la protection judiciaire de la jeunesse Ile-de-France et outre-mer

JO du 26.09.2018

Arrêté du 21 septembre 2018 portant nomination au conseil d’administration de l’établissement public foncier et d’aménagement de Mayotte (EPFAM)

JO du 27.09.2018

Décret n° 2018-809 du 24 septembre 2018 relatif à la programmation pluriannuelle de l’énergie des îles Wallis et Futuna

JO du 28.09.2018

Arrêté du 26 septembre 2018 portant nomination de M. Guillaume-Arnaud GRASSET en qualité de directeur adjoint de la cohésion sociale, du travail, de l’emploi et de la population de Saint-Pierre-et-Miquelon

Arrêté du 27 septembre 2018 portant nomination sur l’emploi de Mme Véronique MARTINE en qualité de directrice adjointe des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi de la Martinique, chargée des fonctions de responsable du pôle « politique du travail »

Décision n° 2018-665 du 26 septembre 2018 fixant le nombre et la durée des émissions de la campagne audiovisuelle officielle en vue de la consultation sur l’accession à la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie

Décision n° 2018-666 du 26 septembre 2018 fixant les dates et l’ordre de passage des émissions de la campagne audiovisuelle officielle en vue de la consultation sur l’accession à la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie

Jo du 29 septembre

Décision n° 2018-663 du 12 septembre 2018 constatant la caducité de la décision n° 2017-384 du 28 juin 2017 autorisant l’association Radio Festival à exploiter un service de radio de catégorie B par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé RTL Réunion dans la zone de Salazie

Jo du 30 septembre

Arrêté du 28 septembre 2018 portant nomination du secrétaire général des îles Wallis et Futuna : M. Christophe LOTIGIE, sous-préfet hors classe.

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